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ALÈS Les anti-pass sur le déclin

Les anti-pass alésiens étaient moins (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Les anti-pass alésiens étaient moins nombreux ce samedi. (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Ce 9e samedi de mobilisation marque le déclin des anti-pass du bassin alésien. Ces derniers étaient à peine une grosse centaine à s'élancer de la sous-préfecture d'Alès après des prises de parole au cours desquelles ont émergé quelques tensions.

Plus d'un millier au début du mois d'août, 600 environ il y a encore quelques semaines, les anti-pass du bassin alésien n'étaient qu'une grosse centaine à s'élancer - avec du retard - de la sous-préfecture ce samedi. Il faut dire que ces derniers avaient besoin de "s'expliquer" à travers des prises de parole faisant émerger quelques dissensions au sein du cortège.

Les primo-instigateurs de ce mouvement qui dure depuis la mi-juillet éprouvaient le besoin de clarifier certains points. Ainsi ont-ils insisté sur "l'apolitisme" de leur démarche qu'ils jugent ternie par "les médias", "les conspirationnistes" et "les fachos", évoquant notamment les récupérations initiées par la Ligue du Midi, groupe identitaire d'extrême-droite, dans plusieurs manifestations du sud de la France.

"Beaucoup de personnes partagent nos revendications mais n'osent pas rejoindre ce mouvement à cause de la présence de ces gens-là", indique un membre du cortège, dont la déception au regard de la faible mobilisation du jour se lisait sur le visage. "C'est le cas de nombreux enseignants qui sont traités de collabos", rajoute ce dernier.

Aussi, alors que le président Macron brandit tour à tour le bâton et la carotte, laissant récemment sous-entendre que certaines restrictions seraient peut-être levées au regard d'une quatrième vague qui décroit, mais pourrait, en cas de levée prématurée du pass sanitaire, s'attirer les foudres de bon nombre de néo-vaccinés qui sont allés à la piqûre sous le poids des contraintes, les anti-pass ne croient pas à la disparition de cette mesure "liberticide". "Je pense que ça va devenir une règle qui va s'imposer sur la durée", regrette l'un des leaders du mouvement alésien.

Corentin Migoule

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