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LE 7H50 de Franck Maurice : « C’est essentiel d’avoir une salle qui met la pression sur l’adversaire, sur l’arbitre »

Franck Maurice, entraîneur de l'USAM (Photo USAM)

Ce soir, l'USAM Nîmes Gard débute la 13e campagne européenne de son histoire avec la réception du CSKA Moscou à 18h45 au Parnasse. Un match aller avec une double confrontation décisive pour se qualifier en phase de poules. Avant cette rencontre cruciale, l'entraîneur Franck Maurice évoque ce rendez-vous, l'adversaire, les objectifs européens et le rôle du public dans ce genre de match. 

Objectif Gard : Clairement pour ce premier match européen de la saison, il ne va pas falloir se louper... 

Franck Maurice : Il va falloir être bon sur 120 minutes et pas seulement sur le match aller. L'avantage de commencer chez nous c'est que l'on a les moyens de se libérer, de mettre du rythme et la pression sur l'adversaire dès les 60 premières minutes. C'est quelque chose que l'on doit avoir en tête. C'est une équipe à la fois comme nous, avec des jeunes joueurs à certains postes, mais plus d'expérience sur les meneurs de jeu. Tout est important quand on joue une qualification sur deux matches en une semaine. Le rythme et la façon dont on va gérer l'intensité sont importants.

Une victoire par cinq buts ou plus après ce premier match constituerait-il un scénario idéal ?

Il faut créer un écart. C'est important quand on commence à domicile, on l'a bien vu l'année dernière à Tchekov où on perd de cinq buts à l'aller. On n'aborde pas le retour de la même façon quand on a un écart relativement important. On l'avait abordé en se disant : "Il faut que l'on revienne avec une entame de match où on commence à grappiller." Ce n'est pas du tout le même comportement quand il y a un écart à gérer au match retour. Il faut que l'on est ce schéma-là en tête.

"Une équipe qui est physiquement dure à déplacer"

À quoi ressemble cette équipe russe ? 

C'est un jeu typiquement russe : propre. Il y a deux joueurs principalement à surveiller, dont Atman, qui sont des créateurs. Le reste autour, il y a deux ailiers typiquement russes qui courent très vite en contre-attaque. Il y a des pivots à l'intérieur qui font 2 mètres et 120 kilos. C'est une équipe qui est physiquement dure à déplacer. Mais si on arrive à mettre du mouvement et de la vitesse, on a vraiment les moyens de les faire souffrir.

Quelles sont les similitudes entre le CSKA et Tchekov qui vous a éliminé en 8e de finale de cette même compétition la saison dernière ?

Ce sont deux équipes qui jouent à un niveau constant et qui n'ont pas trop de temps faible. Ce sera surtout à nous d'essayer de ne pas avoir de temps faible et si on en a, faire en sorte de réduire le niveau d'écart que l'on peut avoir entre les périodes où on est flamboyant et celles où on est un peu mois bien. On s'aperçoit que, dans ce genre de confrontations, ça peut se jouer à dix minutes sur 120. C'est une équipe constante qui va bien jouer au hand avec un jeu léché mais très rigoureux. Et ils vont être capable de tenir ce niveau pendant 120 minutes. À nous de proposer un handball moyen avec un style très élevé la plupart du temps et sur les moments où on va réussir à s'enflammer, créer des écarts. C'est ça l'objectif.

Les Usamistes ont encore en tête la joie qu'ils avaient ressenti après la victoire contre Csurgoi en 2019 [Photo via MaxPPP]
Quel est l'objectif cette saison en Coupe d'Europe ? 

Premièrement atteindre la phase de poule. C'est l'objectif à court terme et faut vraiment que l'on soit focalisé là-dessus. Cette double confrontation va déterminer plein de choses : le calendrier, la façon dont on va voyager toute la saison. Au bout, il y a peut-être dix matches supplémentaires en Coupe d'Europe et une aventure qui arrive vraiment avec beaucoup d'épaisseur. C'est surtout à ça qu'il faut penser. Après on aura le temps de se pencher sur la manière dont on veut sortir des poules mais c'est d'abord se qualifier.

"Ce n'est pas un match comme les autres"

Quel rôle le public du Parnasse peut-il jouer sur ces matches couperet ?

Dans ce genre de confrontations, c'est essentiel d'avoir une salle qui met la pression sur l'adversaire, sur l'arbitre. Et qui nous pousse et nous donne envie d'aller chercher des trucs extraordinaires. On battra cette équipe-là avec un Parnasse qui sera derrière nous. Ce n'est pas un match comme les autres. Il faut à la fois qu'on donne envie à la salle de s'enflammer et que les supporters aussi soient là pour nous dire : "Ce match-là il est différent des autres et vous pouvez compter sur nous."

Au moment d'aborder cette rencontre, vous repensez forcément à l'ambiance particulière du tour préliminaire face à Csurgoi en 2019, n'est-ce pas ? 

Pour un match couperet, je n'avais pas connu d'ambiance comme ça au Parnasse mise à part la demi-finale en Coupe de France face à Montpellier en 2018. On se doit d'amener les Russes dans un match où tout le monde va leur mettre la pression. Et pouvoir se retrouver effectivement dans un état d'incandescence comme on l'a connu contre Csurgoi à ce moment-là. À la différence près, qu'il restera 60 minutes après ce match-là. Quand on menait de neuf buts au bout de 10 minutes on pouvait gérer la fin de match. Là les écarts faudra les maintenir et les faire perdurer pour le match retour.

Propos recueillis par Corentin Corger

 

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