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EXPRESSO Salon de l’agriculture à Nîmes : combien ça coûte ?

Vaches, cochons, brebis, moutons etc ont envahi l'Esplanade Charles-de-Gaulle de Nîmes à l'occasion de la 3ème édition des Journées Méditerranéennes des Saveurs. Photo DR/S.Ma
Vaches, cochons, brebis, moutons (...) ont envahi l'Esplanade Charles-de-Gaulle de Nîmes à l'occasion de la 3ème édition des Journées méditerranéennes des saveurs. Photo DR/S.Ma

Les Journées méditerranéennes des saveurs se tiennent ce week-end à Nîmes. Une manifestation qui a reçu près de 160 000€ de subvention publique. 

Après Toulouse, le "salon de l’agriculture nîmois" est l’un des plus grands événements de l’Occitanie. Le temps d’un week-end, les travailleurs de la terre dévoileront leur savoir-faire aux 30 000 visiteurs attendus. En raison de ses difficultés économiques, Nîmes Métropole a revu sa participation à la baisse avec une subvention de 90 000€ dédiée à l'organisation et un chèque de 30 000€ pour promouvoir l’événement.

L’Agglo attend un soutien plus important de la Région 

Pour pallier le manque, le Conseil départemental a donné un peu plus, augmentant sa participation de 15 000€ à 26 000€. Le Conseil régional, lui, a conservé la même enveloppe soit 15 000€. « On espère que la Région fera un effort plus important à l'avenir, d’autant que nous mettons en avant des produits d’Occitanie », suggère le président de Nîmes métropole, Franck Proust. Sur la quarantaine d’exposants, un bonne dizaine est issue d'autres départements occitans. C’est le cas notamment des huîtres de Bouzigues (Hérault) ou des châtaignes du Collet-de-Dèze (Lozère).

Ces Journées méditerranéennes des saveurs permettent de rappeler que le Gard est l’un des départements détenant le plus de produits de qualités reconnus par les labels IGP (Indication géographique protégée) ou AOP (Appellation d'origine protégée). Les communes, départements et régions qui gèrent respectivement les écoles, collèges et lycées alimentent de plus en plus leurs cantines en produits de qualités, originaires de leur territoire. Une façon de réapprendre à consommer, en réduisant aussi nos émissions de gaz à effet de serre.

Les chambres consulaires, elles, ont mis une dizaine de milliers d’euros sur la table comprenant l’achat de produits et la mobilisation de leurs équipes. Quant à la mairie de Nîmes, Jean-Paul Fournier - qui avait été échaudé par certains dégâts causés par les moutons lors d’une précédente édition - a accepté de mettre à disposition ses espaces publics et a fourni du matériel pour sécuriser les lieux. En échange, près de 600 écoliers nîmois renoueront avec la nature. Un petit salon de l'agriculture qui se veut être au final un partenariat gagnant-gagnant.

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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