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NÎMES Guillaume du Bartas sera mis en lumière à Carré d’Art

Le Carré d'art avec en premier plan la Maison carrée (Photo Anthony Maurin).
Guillaume de Bartas (Image Wikicommons).

C’est une conférence de Frank Lestringant, universitaire de renom, qui dévoilera les aspects les plus connus et ceux moins connus de Guillaume du Bartas, Occitan, calviniste et poète (1544-1590), le samedi 16 octobre prochain, à 16h.

C’est à la Société d’histoire du protestantisme de Nîmes et du Gard, présidée par Michel Boissard, que nous devons cette passionnante conférence. Né en pays d’Armagnac, à Monfort (il mourra à Mauvezin), issu d’une famille de petite noblesse calviniste, Guillaume Salluste du Bartas est surtout connu pour sa monumentale « Sepmaine » (1578), une chronique du monde tel qu’il est en son époque, inspirée de la Bible.

Poète de langue d’Oc, du Bartas s’est signalé par son lyrisme élégiaque qui entrelace les langues française et latines, à son gascon natal. Spécialiste du XVIe siècle, professeur à la Sorbonne, Frank Lestringant vient de publier « Lire la Sepmaine », de riches commentaires de du Bartas, aux Classiques Garnier.

Le Carré d’Art avec en premier plan la Maison Carrée (Photo Anthony Maurin).

Né Salustre, son nom deviendra plus tard, de son vivant, Saluste ou Salluste par analogie avec celui de l’historien latin. Il avait hérité, en 1566, du château et domaine du Bartas, terre noble et conférant le titre de sieur achetée en 1565 par son père François Salustre.

Une fois mort, le succès de du Bartas fut fabuleux pendant une cinquantaine d’années, il rayonna encore sur l’Europe, on compte plus d’une centaine d’éditions de ses œuvres, des dizaines de traduction et puis sa renommée s’écroula. Son style comme le contenu de son œuvre ne correspondaient plus aux temps nouveaux.

Voici quelques citations du Monsieur : »Tout art s’apprend par art, la seule poésie est un pur don céleste » (Guillaume du Bartas, L’Uranie), « Une maison sans jeunes enfants est comme un jardin sans fleurs«  (Guillaume du Bartas, 1588), « La sève de la jeunesse est une douce caresse dont la tentation sans cesse me presse. » « Les Jeux floraux, de ma vie le faite / Ne seraient pas si je devais les refaire«  (Guillaume du Bartas, s’adressant à Saint Amant, à propos de sa victoire aux Jeux floraux).

Entrée libre.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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