ActualitésGardNîmesSantéSociété

NÎMES Loi de bioéthique et aide médicale à la procréation : le CHU opérationnel

Vue aérienne de l'entrée des Urgences du CHU de Nîmes. Photo DR/CHU

Depuis le 28 septembre dernier, de nouveaux décrets encadrants l’NÎMES Loi de bioéthique et aide médicale à la procréation (AMP) ouvrent le droit aux femmes de conserver leurs ovocytes en dehors de toutes indications médicales.

Depuis 30 ans, le centre AMP du CHU évolue avec les lois de bioéthique mais également avec les attentes des couples et maintenant des femmes. Grâce aux moyens humains déployés (recrutement de médecins et de techniciens de laboratoire) et aux technologies de pointes du laboratoire, les patientes continueront d’être accueillies sans délai et dans les meilleures dispositions.

L’autoconservation ovocytaire ouverte à toutes les femmes

L’autoconservation ovocytaire est une technique d’AMP réalisée uniquement dans des centres publics
agréés et permet de recueillir des ovocytes matures, après traitement hormonal, qui sont conservés
aussi longtemps que le souhaite la patiente. Le but est de prévenir une altération de la réserve ovarienne responsable d’infertilité. En effet, la fécondité naturelle diminue irréversiblement avec l’âge de la femme dès 35 ans et même les techniques d’AMP actuelles ne permettent pas de contrebalancer
cette défaillance.

Jusqu'alors destiné aux femmes ayant une indication médicale (chimiothérapie, radiothérapie,
endométriose, insuffisance ovarienne), l’autoconservation ovocytaire concerne aujourd’hui toute
femme entre 29 et 35 ans. La prise en charge au centre d’AMP du CHU de Nîmes ne comporte pas de délais supplémentaires. Le centre d’aide médicale à la procréation du CHU, seul centre AMP du Gard, avait obtenu en novembre 2019 l’autorisation de conserver les ovocytes en vue de préserver la fertilité des femmes.

La technique est bien maîtrisée dans le laboratoire et les équipes gynécologiques sont en capacité de
répondre à cette demande. Selon le docteur Stéphanie Huberlant, responsable du projet de préservation de la fertilité féminine au CHU, « notre centre d’AMP est organisé de telle sorte que le délai d’attente pour une AMP est de 2 mois maximum. L’augmentation des demandes ne modifiera pas cet objectif car l’établissement a anticipé l’organisation des parcours de soins. Nous allons ainsi pouvoir répondre à toutes les demandes y compris celles sur liste d’attente depuis plusieurs semaines. Nous avons pris en compte le fait que la plupart de nos patientes sont en attente depuis très longtemps et veulent accélérer leur prise en charge maintenant que la loi a changée, et leur éviter une prise en charge à l’étranger avec la possibilité d’un soutien tout au long de leurs traitement ».

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité