ActualitésBagnols-Uzès

LE GARN À la Maison de Garniac, la truffe s’ouvre au grand public

Yolaine et Nicolas Drouilly de la Maison de Garniac, au Garn (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Nicolas Drouilly en pleine confection d'une omelette truffée (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La Maison de Garniac, basée comme son nom l’indique dans le petit village du Garn, aux confins du Gard et de l’Ardèche, propose ses portes ouvertes ce week-end. L’occasion de partir à la rencontre de passionnés de la truffe et de leur gamme de produits truffés. 

Passionnés, Yolaine et Nicolas Drouilly le sont, assurément. Sur son terrain, au Garn, le couple a planté une truffière sur un hectare en 2016, et commence à en récolter les fruits, en complément des truffes achetées à des fournisseurs triés sur le volet. La Maison de Garniac produit une gamme truffée, « nous faisons tout nous mêmes, avec une particularité, nous n’utilisons aucun arôme de synthèse », souligne Yolaine Drouilly. 

Le couple milite pour l’excellence, et fait dans la pédagogie avec l’ouverture en juin dernier dans ses locaux d’une université de la truffe. « Nous y faisons des initiations théoriques et des ateliers pratiques, des accords mets truffés et vins, un éveil avec une sophrologue, car la truffe éveille les cinq sens, et à la fin une confection d’un fromage truffé », énumère Yolaine Drouilly. Le but ? « Que les gens s’approprient la truffe », souligne-t-elle, pour lever les freins chez les potentiels amateurs du tubercule, notamment son prix, même si, rappelle-t-elle, « on en consomme très peu. » 

Autant d’ateliers menés en effectifs réduits, « pour rester dans le qualitatif », note Yolaine Drouilly. Le qualitatif donc, qui passe par du 100 % sans arômes de synthèse qui pullulent dans de nombreux produits soit-disant truffés, que la profession combat. « Le problème, c’est que ces arômes formatent les palais des gens », peste Nicolas Drouilly. Lui a choisi un autre chemin sur toute la gamme de la Maison de Garniac, avec des conserves de produits truffés à la truffe d’été ou à la truffe noire, du foie gras à la brandade. 

« On ne triche pas sur le produit », martèle-t-il, convaincu que « on peut faire de très bonnes conserves en respectant le produit. Sur le foie gras par exemple, la norme est de mettre 3 % de truffes, nous avons fait le choix d’en mettre 5 %. » Nicolas Drouilly le sait, avec une telle exigence, les marges sont forcément réduites. « On restera peut-être petits, mais on ne trichera jamais sur le produit. » 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Les portes ouvertes de la Maison de Garniac se poursuivent ce dimanche. Plus d’informations ici.

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité