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PONT-SAINT-ESPRIT Les nouveaux cycles de travail de la police municipale en débat

Jeudi soir, lors du conseil municipal de Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

En plus de l’habituelle note de synthèse du conseil municipal, deux documents signés de FO avaient été disposés par le syndicat sur les tables des conseillers municipaux de Pont-Saint-Esprit jeudi soir, à l’occasion de la séance du conseil de Pont-Saint-Esprit. 

Des documents remettant en cause les nouveaux cycles de travail de la police municipale, à l’ordre du jour de la séance du soir. On pouvait y lire notamment le fait que « ces nouveaux cycles prévoient qu’aucun agent ne bénéficiera d’un samedi de repos hebdomadaire sur l’ensemble des trois cycles prévus, et que le poste sera systématiquement fermé les lundis. » FO dénonce aussi « un effectif insuffisant » ou encore le manque d’un « armement intermédiaire ». 

Les nouveaux cycles, présentés par l’adjoint Daniel Mouchetant, ont pour but, explique-t-il, d’avoir « une plus grande présence » des policiers municipaux sur le terrain, sans modifier la durée hebdomadaire du travail, à savoir 37 heures. Un service composé de 10 agents (9 opérationnels, affirme FO) répartis en deux équipes de cinq, avec deux chefs de service, auxquels se rajoutent le Centre de vidéo protection avec cinq agents et la brigade verte et ses quatre agents. 

Concrètement, ces nouveaux cycles de travail prévoient des fins de service à 23 heures les vendredis et les samedis en hiver, d’octobre à mai, à 1 heure du matin les vendredis et samedis de juin à septembre, ainsi que les mercredis en juillet et août pour prendre en compte les marchés nocturnes. Les nouveaux cycles comptent aussi une présence le samedi, « où l’activité urbaine est plus importante », affirme l’adjoint, avant que la maire Claire Lapeyronie ne rappelle que ces cycles avaient été « validés en comité technique. » 

Un planning « pas humainement acceptable »

L’opposante Catherine Chantry prendra la parole pour demander un report du vote de cette délibération, et estimer que les policiers municipaux n’étaient ni suffisamment équipés ni formés « pour être en soutien de la gendarmerie, c’est les envoyer au casse-pipe. » L’opposante estimera ensuite que « les effectifs ne sont pas suffisants », ajoutant qu’il faudrait douze policiers municipaux, et que le planning, avec tous les samedis travaillés, n’est « pas humainement acceptable, il faut un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. » 

« Nous faisons tout pour garantir la sécurité des agents, comme celle des Spiripontains », répondra Daniel Mouchetant, avant de rappeler, sur la question du planning, que « on en parle depuis fin 2019, nous avons demandé à la police municipale de nous proposer des plannings, mais aucun ne faisait l’unanimité ni ne répondait à la demande politique. » Quant au manque de matériel, l’élu enjoindra les agents à faire des demandes. 

Claire Lapeyronie reviendra sur les plannings en estimant qu’il fallait « arrêter de tergiverser, on a assez attendu. » Daniel Mouchetant précisera ensuite que le local de la PM ne serait pas fermé le lundi, puisqu’il y aurait trois policiers municipaux sur le terrain ce jour-là. 

L’opposant Didier Bonneaud prendra ensuite la parole pour affirmer qu’il fallait « une refonte globale de ce service, avec une dose de renouveau », avec des agents « plus jeunes. » Claire Lapeyronie lui répondra que « embaucher c’est aussi augmenter la masse salariale, on pourra en reparler au budget. » Catherine Chantry reviendra une dernière fois à la charge pour essayer d’obtenir « au moins un samedi par mois » pour les agents. 

Sans succès : « il y a des métiers qui travaillent le samedi, quand on fait le choix de ce métier, on l’assume », clora la maire après avoir précisé qu’elle n’était pas obligée de passer cette délibération en conseil municipal. Cette présentation aura au moins eu le mérite de mettre le sujet sur la table. Et permis à l’opposition de s’y opposer publiquement : la délibération sera votée avec six voix contre, celles du groupe UCS, et une abstention, celle de Didier Bonneaud. 

À la sortie du conseil, le représentant du personnel FO à la mairie Pascal Le Rouzic confiera que désormais, un mouvement de grève n’était plus à exclure au sein de la police municipale. 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Et aussi : 

Le terrain de l’hôpital, le retour : ça devient un classique, l’achat d’un terrain par la mairie destiné à être revendu à l’hôpital local pour son extension, qui fait l’objet d’un recours introduit par Catherine Chantry, est de nouveau revenu dans les débats. Cette fois, c’était à la faveur du vote de la décision modificative du budget numéro deux du budget. La vente du terrain est inclue dans les recettes, et l’opposante demandera à l’adjoint Benjamin Desbrun de lui présenter « séance tenante » l’acte de vente, pour prouver que cette décision modificative était bien équilibrée. L’adjoint lui répondra qu’une délibération en ce sens avait été votée par le conseil de surveillance de l’hôpital, avant que le débat entre les deux sur ce terrain ne reparte dans les termes habituels, l’opposante estimant que la mairie n’avait pas à être « la banque de n’importe quel organisme public », la majorité que l’opposante était de facto contre l’extension du centre hospitalier et la construction d’un City-stade. La DM2 sera votée avec 6 voix contre. 

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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