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ALÈS Guillaume Basset « impressionné » par le dynamisme industriel du bassin alésien

Guillaume Basset (à gauche) en pleine visite de l’usine alésienne Véga, guidé par le PDG Philippe Calmels. (Photo Corentin Migoule)

Un an après sa dernière visite alésienne, le directeur national du dispositif gouvernemental « Territoires d’industrie », Guillaume Basset, était à Alès ce jeudi pour y mesurer, avec les élus locaux, un dynamisme industriel que les dotations de l’État n’ont fait que renforcer. 

Le 9 décembre 2019, Alès Agglomération devenait officiellement un « Territoire d’industrie ». Le label prévoyait un investissement de 40 millions d’euros en faveur de projets renforçant l’identité industrielle du bassin alésien. Si trois entreprises locales avaient été généreusement dotées l’hiver dernier (lire ici), d’autres l’ont aussi été dans la foulée. Ce fut le cas de la société italienne Vega, fondée au nord de la Botte en 1980, et dont l’unité de production s’est établie à Alès en 1994 (lire ici).

Profitant du retrait du marché du géant Bridgestone, le leader européen de la fabrication de pneus de karting haut de gamme entend assoir un peu plus sa suprématie en enclenchant l’agrandissement de son usine de production. Chiffré à 2,5 millions d’euros, ce projet d’extension matérialisé par la construction d’un bâtiment de 2 000 m², qui devrait débuter au premier trimestre de l’année 2022, pour s’achever huit mois plus tard, a fait l’objet d’une subvention de l’État à hauteur de 400 000 euros dans le cadre du programme « Territoires d’industrie ».

L’entreprise LFB généreusement dotée

Guillaume Basset en est le directeur national, et a visité l’usine alésienne ce jeudi après-midi, s’assurant que les deniers publics soient bien investis. Après quoi, celui qui est missionné par le ministre de l’Économie et des Finances n’est pas allé bien loin, découvrant les locaux de la très opaque entreprise voisine LFB Biomanufacturing, « entité alésienne la plus dotée par l’État au titre du plan de relance ». Si la presse, non invitée, est restée sur le pas de la porte, Guillaume Basset a pu y mesurer le savoir-faire du laboratoire alésien spécialisé dans la production d’anticorps par culture cellulaire.

En effet, si la start-up nantaise Xenothera a créé le XAV-19 en avril 2020, soit un potentiel traitement anti-Covid, c’est bien le LFB Alès qui produit les lots cliniques du principe actif qui serait efficace contre « les formes graves, voire très graves, de la maladie ». D’après nos informations, après plusieurs phases d’essais cliniques, le laboratoire alésien n’attend plus que le feu vert, autrement dit une autorisation de mise sur le marché par les autorités compétentes de ce qui pourrait constituer un traitement supplémentaire contre le Covid, à l’heure où le Royaume-Uni vient d’approuver le traitement Sotrovimab, à base d’anticorps monoclonaux, développé par le laboratoire britannique GSK.

Le dispositif bientôt prolongé ?

« Grâce à sa dynamique, Alès fait partie des territoires les plus bénéficiaires au titre du plan de relance industriel », faisait remarquer Guillaume Basset sur le chemin le menant jusqu’aux locaux du laboratoire. Et d’ajouter : « Le bassin alésien a mieux résister économiquement à la crise sanitaire que d’autres territoires. » Présent en compagnie de Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération, Max Roustan pensait savoir pourquoi. « On a une chance sur ce territoire, c’est la stabilité politique ! C’est important pour les industriels, ça les rassure pour mener à bien leur(s) projet(s) », voulait croire le maire d’Alès.

Également membre de la délégation qui a escorté Guillaume Basset durant sa tournée alésienne, Michel D’Ozenay, directeur général de l’entreprise méjannaise Senfas, a apporté sa contribution à ce satisfecit général : « Si j’ai créé une centaine d’emplois et que je réalise 40 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, c’est parce qu’il y a ici une vraie volonté politique favorable à l’économie. Ce que j’ai accompli à Alès, je n’aurais pas pu le faire ailleurs. »

Puisque le territoire a apparemment tout d’un terreau fertile pour le développement économique, le dispositif « Territoires d’industrie », initialement activé pour une durée de trois ans, pourrait bien faire encore quelques heureux. « Les ministres m’ont demandé de réfléchir à la prolongation du programme au delà de l’année 2022 afin que de nouveaux projets soient présentés et soutenus », a prévenu Guillaume Basset, s’adressant à un auditoire qui n’a pas fait la sourde oreille.

Corentin Migoule

 

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