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NÎMES Le groupe Caravan Palace arrache l’étiquette swing-électro

Le groupe Caravan Palace sera sur la scène de la SMAC Paloma à Nîmes ce samedi soir. (Photo : Florent Drillon)

Deux ans après la sortie de leur dernier album, « Chronologic », les Caravan Palace reprennent la route et poursuivent leur tournée en France et à l’étranger. Une chance, ils ont prévu un arrêt à Nîmes, à la SMAC Paloma, ce samedi 4 décembre. Arnaud, guitariste et membre fondateur du groupe, a accepté de répondre aux questions d’Objectif Gard.

Objectif Gard : Ravie de vous parler. La dernière fois que je vous ai vu sur scène, c’était lors du festival Garorock. Par respect pour vous et pour moi-même, je garderai l’année secrète.

Arnaud : Il y a longtemps, en effet ! (Rires)

La tournée reprend, vous serez le 4 décembre à Nîmes, la veille à Madrid, le lendemain à Lausanne en Suisse. Puis ensuite les États-Unis, le Canada… Il y a de quoi perdre le nord !

Oui, un petit peu. Au départ, la tournée était très bien organisée et puis il y a de nombreux reports de date à cause du covid. Et du coup, c’est vrai que c’est un peu le foutoir. On va faire du bus… Le bilan carbone ne va pas être excellent, mais au moins on va pouvoir faire nos concerts et satisfaire les gens qui ont pris leur billet et surtout qui l’ont conservé. Parce que par exemple, ça fait deux ans que nous aurions dû jouer à Nîmes, donc c’est chouette, ça montre une belle fidélité du public et j’espère qu’on sera à la hauteur.

Avec ce nouvel album « Chronologic », c’est un bond dans le temps que vous faites passant des années 20 aux années 50 ! Pourquoi ce choix ?

Ça n’est pas vraiment un choix, tout vient naturellement. Nous voulons être sincères dans notre travail. Sur ce disque, c’est vrai qu’il y a un peu moins de swing, ce à quoi les gens étaient plus habitués. Il y a en effet plus d’influences des années 50 et parfois même 60. Un morceau est teinté de folk et nous avons invité des chanteurs de soul sur deux titres. Les tempos sont aussi un peu plus lents qu’avant, mais cela je pense, est plutôt global à la musique actuelle, le retour du rap par exemple.

Le groupe Caravan Palace sera sur la scène de la SMAC Paloma à Nîmes ce samedi soir. (Photo : Florent Drillon)

Il n’y avait donc pas une volonté assumée de rompre avec l’électro-swing ?

Il y a toujours la volonté d’arracher cette étiquette. Au début, c’était cool, nous étions les seuls à faire ça, mais ensuite de nombreuses personnes s’y sont mises, et beaucoup de productions de DJ faites – c’est peut-être méchant – en deux minutes sans grand intérêt. Ce qui a fait que la scène électro-swing a été inondée de choses auxquelles nous ne nous identifions pas. Le dernier album marque une rupture avec ce style, les morceaux sont un petit peu plus pop dans les formats, il y a plus de couplets-refrains etc. Mais nous sommes des instrumentistes pointus et dès que nous nous retrouvons sur scène, nous ne pouvons nous empêcher de rajouter un peu de sax’, un arrangement de cuivres… On revient naturellement à ce qu’on sait faire.

« Chronologic » est sorti en août 2019, vous avez pu le présenter au public a minima. Avez-vous profité de ce temps d’attente pour le faire évoluer pour la scène ? Et de quelle manière ?

C’est un peu bizarre de défendre un album sur scène deux ans après sa sortie. Mais en reprenant la tournée deux ans après, on a un peu plus de recul et on se pose plus de questions sur les arrangements et même les morceaux qu’on souhaite jouer. Mais comme je vous le disais, notre plaisir, c’est de retrouver le public et qu’il ne soit pas assis.

Vous avez signé la majorité des compositions du dernier album. Laquelle est celle dont vous êtes le plus fier ?

Je pense que le dernier morceau, April, est celui qui nous plaît le plus parce qu’il est déstructuré avec des couplets de voix très folk, un refrain très swing et un drop puissant. Ce n’est pas le titre le plus facile mais on aime bien ce genre de défis. Il devient d’autant plus intéressant sur scène avec une mise en lumière et une scénographie particulières.

Certaines critiques dans la presse spécialisée qualifient quelques-uns de vos titres de « commerciaux ». Comment le prenez-vous ?

J’adore les critiques, ça aide à avancer. Notre communauté commente énormément sur les réseaux sociaux et autres. Alors « commerciaux », je vois ce que ça veut dire et c’est peut-être dû au fait que ces derniers temps, nous écoutons plus de musiques de type hip hop, trap, voire même un peu de reggaeton. J’en prends bonne note même s’il n’y a pas la volonté d’être commercial. D’ailleurs, ça ne veut rien dire ce terme, tout le monde a envie que son album marche d’une manière ou d’une autre. Mais c’est quelque chose qu’il faudra surveiller effectivement. L’important c’est de plaire aux fans et de les écouter.

Propos recueillis par Stéphanie Marin

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