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ÉNERGIE Anthony Cellier fait des recommandations pour limiter l’impact de la hausse des prix et préparer l’avenir

Anthony Cellier (Marie Meunier / Objectif Gard)

Face à la hausse des prix de l’énergie, le député de la 3e circonscription du Gard et président du Conseil supérieur de l’énergie, Anthony Cellier, et la députée de la 4e circonscription de l’Isère, Marie-Noëlle Battistel, ont remis aujourd’hui à la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale les conclusions de leur travail sur le sujet. 

Durant trois semaines, autour de plusieurs auditions, Anthony Cellier et Marie-Noëlle Battistel ont rencontré différents acteurs du secteur de l’énergie « pour poser un constat lucide sur la situation énergétique de la France, comprendre les sous-jacents de la hausse des prix et ces impacts, tout en engageant une réflexion plus profonde sur les mesures de long terme à mettre en place », explique le parlementaire gardois dans un communiqué. 

« Il ressort de nos travaux que la hausse des prix de l’énergie et du gaz en particulier, résulte de facteurs multiples : la reprise économique liée à l’amélioration de la situation épidémique accroit les besoins en énergie, explique Anthony Cellier. Dans le même temps, la Norvège et particulièrement la Russie, les principaux fournisseurs de gaz naturel de la France ont connu d’importants problèmes d’approvisionnement. Cette inadéquation entre l’offre et la demande a conduit à une hausse importante des prix. » 

Le député rappelle que des mesures de soutien ont été prises par le Gouvernement, comme l’octroi d’un chèque énergie supplémentaire, le versement d’une indemnité inflation de 100 euros, le gel du prix du gaz, la limitation à 4% de la hausse des prix de l’électricité ou encore la compensation des prix du carbone pour les industries électro-intensives. « La grande majorité des acteurs auditionnés ont salué ces dispositifs de soutien compte tenu du contexte exceptionnel que nous traversons », affirme Anthony Cellier. 

Quatorze recommandations

Outre les mesures conjoncturelles, les deux députés formulent 14 recommandations de mesures structurelles. « Il est notamment proposé de redoubler d’effort dans les investissements sur des moyens de production à coût marginal faible (renouvelable et nucléaire), de lancer une réflexion sur la refonte de fiscalité assise sur l’énergie ou encore de généraliser le remplacement des coupures d’alimentation en électrique en cas d’impayés par une limitation de puissance », développent les deux parlementaires. 

« Si nous traversons cette crise, il est important de penser à l’après, pose Anthony Cellier. La crise actuellement étant principalement liée au gaz, l’un des enjeux majeurs à long terme sera la réduction de la dépendance aux énergies fossiles, en lien avec l’objectif de neutralité carbone en 2050. À l’amont, la décarbonation de notre mix énergétique se fera grâce aux énergies renouvelables et à l’énergie nucléaire. À l’aval, nous devons lancer immédiatement une réflexion sur la réforme de l’ARENH (l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique, un dispositif qui permet aux concurrents d’EDF de racheter une partie de la production de l’électricien national à un prix fixe, ndlr) et sur la fiscalité applicable à l’énergie, tout en continuant nos efforts sur la maîtrise de nos consommations d’énergie. »

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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