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FAIT DU SOIR Retour aux sources pour la feria de l’Ascension d’Alès

Un des toros de la corrida concours alésienne qui faisait défiler les pupilles du Curé de Valverde, François André, Bruno Blohorn, Roland Durand, Alain et Frédérique Tardieu, Pagès-Mailhan (Photo Archives Anthony Maurin).
Les arènes du Tempéras s’apprêtât à vivre une feria plus normal et à la bonne date (Photo Archives Anthony Maurin).

La Feria de l’Ascension retrouve sa place dans le calendrier de la saison taurine 2022. Après une dernière édition compliquée car décalée en plein mois d’août, les arènes du Tempéras vont à nouveau vibrer grâce aux cartels confectionnés par l’empresa Didier Cabanis.

Il est des ferias qui nous tiennent plus à coeur que d’autres. Alès n’est pas une arènes de première catégorie, certes, mais Alès a du caractère. Au Tempéras, pour réussir, il faut du tempérament que l’on soit toro ou torero. Ce vendredi soir, Didier Cabanis, délégataire des arènes du Tempéras, était accompagné d’Ysabelle Castor, présidente de la commission taurine, et d’Arnaud Imatte pour présenter ses cartels.

Premier jour de cette feria, le jeudi 26 mai, jeudi de l’Ascension. Une course camarguaise aux As ouvrira donc cette feria dès 16h30, retour aux sources. Concours de manades pour les taureau Chouan de Saumade, Vieto de Bon, Cetori d’Aubanel, Pirate de Blatière-Bessac, Serpico de Vinuesa, Ursule de Cuillé et Aspirant de Cavallini. Les hommes en blanc qui les défieront ne sont autre que Cadenas, Martin F, Montesinos, Bouhargane, Gros R, Orcel, Assenat… Les places numérotées seront à 165 euros, l’entrée général est à 12 euros. En soirée, grand toro piscine à 20h30 (entrée général à 7 euros).

Cadenas ici à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin).

Vendredi 27, course camarguaise à l’Avenir avec le trophée Bovigard. Lancier de Cuillé, Hellébore du Joncas, Rabinel du Gardon, Gauvain de Vinuesa, Pierrot d’Aubanel, Novi de Rousty et Lugar de Saumade seront opposés aux jeunes razeteurs Monleau, Friakh, Assenat ou encore Messeguer. Entrée générale fixée à 10 euros.

Clément Hargous à Alès lors de son solitaire imprévu (Photo Archives Anthony Maurin).

Passons maintenant aux toros. Enfin passons d’abord aux becerros avec la novillada sans picadors prévue à 10h45 le samedi 28. Elle réunira les pupilles des Héritiers de François André, de Barcelo, de San Sebastian et de La Suerte. face à eux, les grands classiques alésiens. Nino Jullian, Rafael Ponce de Leon, Clément Hargous, tous trois du Centre Français de Tauromachie et Javier Campos de l’école taurine de Valencia. « L’an dernier, à Alès, on a eu une novillada sans picadors exceptionnelle, et je suis déçu qu’elle n’ait eu aucune mention dans aucune remise de prix« , s’est désespéré Didier Cabanis.

Une novillada héroïque oui ! D’abord prévu pour trois toreros le cartel a vu le désengagement d’un premier puis la blessure de Nino Jullian lors de son premier duel laissant à Clément Hargous le poids de tuer la totalité des becerros de la course. Le jeune s’est montré fort professionnel et il a marqué les esprits. Didier Cabanis a bien raison, rien que pour le geste, la course aurait dû, pu, être primée. Ce nouveau cartel fort plaira aux aficionados et fera la part belle, comme le reste de la feria, aux élevages français (100 % des courses).

Tibo devant un Pages-Mailhan à Alès en août dernier (Photo Archives Anthony Maurin).

Pour la tarde du 28, corrida complète et première présentation d’une corrida de toros formelle de la ganaderia Cuillé à 17h30 dans le arènes du Tempéras. Pourquoi ? Pour une corrida hommage à Philippe Cuillé pardi ! Celui qui formait un duo de choc avecDidier Cabanis n’est plus de ce monde mais son nom résonne encore à Alès comme dans le mundillo. Philippe était un vrai bon, un bon homme, un bon mandater, un bon ganadero. Un gard qui aimait les toros et les taureaux, qui aimaient le spectacle et la rigueur qui va avec.

Face à ces toros, Alberto Lamelas, triomphateur lors de l’édition2019 de la feria de l’Ascension, revient aux affaire. Lui, on ne peut que s’en souvenir si on l’a déjà vu. À Alès, il n’a pas beaucoup de chance car la blessure est souvent là pour l’empêcher de triompher pleinement et sur ses deux jambes. « Ce rendez-vous alésien est un moment décisif pour lui. C’est une opportunité extraordinaire pour lui d’avoir le fameux déclic. » Esau Fernandez et Tibo Garcia se retrouveront pour compléter le cartel. Les deux reviennent ensemble sur le sable alésien. Pour Tibo Garcia, le défi sera d’aligner savoir, technique et démonstration. On sait que l’envie ne lui manque pas, que le travail est un allié, que l’esprit est sain, que le toreo a encore quelques défauts mais qu’ils sont rattrapés par un immense coeur et un courage non moins grand. Comptez de 32 à 65 euros pour l’achat des places.

Maxime Solera a pris son alternative et veut maintenant prouver ses qualités (Photo Anthony Maurin).

Dernier jour et ultime course, une corrida de six toros de la ganaderia Curé de Valverde le dimanche à 11h pour des belluaires reconnus en les personnes de Francisco Javier Sanchez Vara, Sebastian Ritter et Maxime Solera. Même prix pour les places. Cette course célébrera les 80 ans de la ganaderia Curé de Valverde, propriété de Jean-Luc Couturier qui a pris ses habitudes au Tempéras. L’Espagnol, Sanchez Vara, le Colombien Sebastian Ritter, et le Français Maxime Solera formeront un cartel international dont les aficionados sont friands. Sanchez Vara en chef de lidia est reconnu, il fera sans aucun doute le job. Sebastian Ritter, moins connu, a pour lui sa folie douce et son look atypique. N’oublions pas son toreo élégant mais batailleur, il soulèvera les gradins si un toro lui permet de briller.

Intéressons-nous en premier lieu à Maxime Solera qui a pris l’alternative en Arles en juillet dernier. Un maestro vaillant parmi les vaillants. Remarquez, il faudra du courage pour affronter les cornes des cathédrales à poils ras. D’ailleurs et lors de cette présentation publique de la feria, tous les toreros ont adressé un message vidéo, à l’exception de Maxime Solera qui fut le seul à faire le déplacement d’Espagne. « Très motivé » pour sa seconde corrida de l’année 2022, Maxime se dit qu' »Alès est une arène très importante dans la tauromachie, y compris du côté espagnol, avec des toros sérieusement présentés. »

Pour Didier Cabanis, une seule chose. est espérer. « Que le Covid nous laissera tranquille, que le soleil sera au rendez-vous et que le public viendra très nombreux. Car remplir les arènes est le meilleur moyen de défendre nos traditions. » Comme pour la Fiesta du mois d’août dernier, les ganaderias seront 100 % françaises. Olé !

Anthony Maurin avec Corentin Migoule

Informations et location au 06.27.60.77.70.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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