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GARD De l’Ukraine à Alès, une nouvelle vie pour la famille Pogosyan

La famille venue d'Ukraine dans son nouvel appartement et Karanyan (à gauche) qui joue le rôle de traductrice, mais pas que. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
La famille venue d'Ukraine dans son nouvel appartement et Karanyan (à gauche) qui joue le rôle de traductrice, mais pas que. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
La famille venue d’Ukraine dans son nouvel appartement et Karanyan (à gauche) qui joue le rôle de traductrice, mais pas seulement. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Ce jeudi 31 mars, le maire d’Alès, Max Roustan, a remis les clés d’un appartement des Logis cévenols à une famille ukrainienne dans un immeuble de la grand’rue Jean-Moulin. 

La main sur le cœur, Aleksan, le papa, n’a de cesse de dire merci. D’origine arménienne, il était en cours de naturalisation en Ukraine avant que la guerre n’éclate. Avec sa femme Yanna et leurs quatre enfants, Arsen (7 ans), Suzanna (10 ans), Daniil (14 ans) et David (17 ans), ils sont partis dès l’instant où ils ont entendu la première bombe exploser à proximité de chez eux, dans le centre de l’Ukraine. « Ils ont tout laissé, pris une valise pour les six et se sont dépêchés de monter dans un train », traduit Karanyan, une Alésienne d’origine arménienne, qui connaissait déjà le papa avant.

« Quand ils sont arrivés en France, ils se sont retrouvés à Lyon et ne savaient pas où aller. Mon mari a dit « je vais les chercher ». Ils sont venus par le train à Nîmes puis nous les avons accueillis chez nous, à Alès », explique Karanyan. C’est elle qui les accompagne quotidiennement pour s’insérer, effectuer les diverses démarches, scolariser les enfants… Les plus petits ont déjà rejoint les bancs de l’école Louis-Pasteur tandis que les deux plus grands devraient prochainement rentrer au collège et au lycée. « Ils ont d’abord un rendez-vous pour connaître leur niveau », précise Karanyan. Quant aux parents, le papa est coiffeur et la maman est manageuse.

Après plusieurs semaines dans leur famille d’accueil, ils vont pouvoir tenter de retrouver un semblant de vie normale puisqu’un appartement des Logis cévenols, un T4 de 80 m2, leur a été mis à disposition dans la grand’rue Jean-Moulin. Les clés leur ont été remises ce jeudi 31 mars par Max Roustan, en présence notamment de son premier adjoint Christophe Rivenq, mais aussi des différents partenaires : le Secours catholique qui a meublé l’appartement, l’association Rapid Relief Team qui est arrivée avec 11 colis alimentaires de denrées sèches, et La Clède qui les accompagnera dans leur intégration et l’accès à l’emploi.

« Vous êtes chez vous à Alès », a lancé Christophe Rivenq dans le salon de leur nouveau logement. À son tour, le papa a pris la parole pour dire, dans sa langue, qu’il « n’avait pas assez de mots pour exprimer sa reconnaissance », que lui et sa famille sont « contents d’être ici », que la ville « leur plaît beaucoup », d’autant « qu’il y a des églises et que cela est très important » pour eux. Et quand on leur demande s’ils espèrent retrouver leur pays un jour, la réponse du papa traduite par Karanyan est assez pessimiste : « Là-bas, c’est la ruine. » Quelques étages au-dessous de leur nouveau logement, une autre famille ukrainienne devrait arriver prochainement.

Élodie Boschet

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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