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FAIT DU JOUR La maison de l’enfant et des familles du Gard : vers un avenir durable

Les travaux de la Maison de l'enfant et des familles du Gard ont débuté ce lundi 5 avril. Le coût total du chantier s'élève à 1,3M€. (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

Enfin, diront certains. Après une décennie de maturation, le projet est entré ce lundi 4 avril dans la phase active avec le lancement des travaux de la Maison de l’enfant et des familles du Gard au coeur du quartier du Chemin-Bas-d’Avignon à Nîmes.

Initié il y a une dizaine d’années par Michel Couvreur, directeur adjoint des actions et services de l’association Samuel-Vincent, le dossier est désormais entre les mains de son successeur, Nicolas Quillé. La persévérance et le travail du jeune retraité ont été salués par l’assemblée réunie ce lundi, au numéro 4 de l’avenue Lattre de Tassigny à Nîmes, au coeur du quartier du Chemin-bas-d’Avignon.

« Ce sont des parcours de vie d’engagement qui se réunissent autour de ce projet dont on parlait depuis tellement longtemps« , a souligné la députée Françoise Dumas. Car les travaux dans le bâtiment de quelque 400m2 – propriété de la Caisse d’allocations familiales – situé au-dessus de la crèche multi-accueil La Mosaïque, ont enfin démarré et devraient se poursuivre jusqu’au début de l’année 2023. Le coût total de l’opération s’élève à 1,3 M€.

Avant/Après : une consommation énergétique de 25 000 € à 2 000 € par an

Concernant le chantier, c’est simple, tout est à refaire dans ce bâtiment idéalement placé, mais ne répondant plus aux normes actuelles et notamment environnementales. « Ces bureaux qui datent des années 60, très peu isolés consomment 25 000 € d’énergie par an. Après travaux, ce sera 2 000 € par an« , explique Katleen Vanagt, architecte au sein de la société KVA, en charge de ce projet. Globalement, l’objectif est d’obtenir le label Bâtiment Durable Occitanie, niveau « or », c’est-à-dire le plus haut niveau de qualité environnementale.

Panneaux photovoltaïques, utilisation de matériaux biosourcés, dispositifs économes en eau etc, de nombreuses solutions écologiques ont été activées dans ce projet de réhabilitation. « Nous allons également réutiliser une partie des matériaux existants, comme des fenêtres simple vitrage qui seront encastrées dans les murs pour ouvrir la visibilité sur les pièces entre elles« , ajoute l’architecte. Ce chantier ne se fera pas à huis clos, bien au contraire, il sera ouvert à la population, aux élèves des établissements scolaires à l’occasion de visites pédagogiques.

l’objectif est d’obtenir le label Bâtiment Durable Occitanie, niveau « or », c’est-à-dire le plus haut niveau de qualité environnementale. (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

Le terme « ouverture » a toute sa place dans la création de cette Maison de l’enfant et des familles du Gard (MDE). D’abord parce que bien que porté par les équipes de Samuel-Vincent soutenue par la CAF du Gard dirigée par Matthieu Perrot et l’ensemble des collectivités, ce bâtiment a vocation à devenir un guichet unique dédié à la petite enfance et à la parentalité. Ainsi, outre les services de l’association – le lieu d’accueil enfants parents, le relais d’assistants maternels, la ludothèque, le multi-accueil et le réseau d’écoute d’appui et d’accompagnement des parents – la MDE accueillera des représentants du service de protection maternelle et infantile, de Pôle emploi, mais aussi et entre autres des membres d’associations telles que Aux quatre coins des mots, Le petit atelier…

« La prévention précoce et primaire est fondamentale »

Des projets créatifs, originaux, ingénieux seront développés pour aider l’enfant à se construire, à se socialiser, à développer un esprit critique et soutenir les parents dans l’éducation, l’éveil et l’adaptation de leur enfant. La MDE proposera, entre autres, des espaces « lectures », des expositions, des informations, des rencontres, des colloques organisés en fonction des besoins, des demandes des familles et des professionnels. Le tout afin de proposer un éventail de réponses coordonnées sur le territoire pour répondre au mieux aux besoins et aux attentes des usagers. « La prévention précoce et primaire est fondamentale« , insiste Nicolas Quillé, reprenant les propos du président et du directeur de l’association Samuel-Vincent, Olivier Goujon et Andrew Snistselaar.

Ouverture aussi parce que ce projet a également pour vocation de participer au désenclavement du quartier du Chemin-Bas-d’Avignon, en même temps que le programme de rénovation urbaine et l’arrivée de la T2 du trambus.

Stéphanie Marin

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