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FAIT DU SOIR Tut Tut, le service de livraison gardois, fête son premier anniversaire

Vincent Chabbert est le fondateur de Tut Tut, un système de livraison collaboratif, local et instantané. (Marie Meunier / Objectif Gard)
Tut Tut capitalise sur les trajets du quotidien pour effectuer des livraisons. (photo Tut Tut)

Le 26 avril 2021, le service de livraison gardois Tut Tut faisait son grand lancement à Nîmes, Alès et Bagnols/Cèze. Un grand plongeon dans l’inconnu pour son créateur tavelois de 30 ans, Vincent Chabbert. Un an plus tard, le succès est au rendez-vous et de nombreux projets sont encore dans le coffre. 

Aujourd’hui, le « Uber de la livraison » fédère une communauté de 22 000 coursiers qui livrent dans toute la France 7/7j, et travaille avec 600 commerces partenaires. Le principe ? Utiliser les trajets quotidiens des Français pour faire de la livraison. « Il y a un véritable trou dans la raquette sur le dernier kilomètre qui n’est pas rentable, pas écologique et prend du temps, explique Vincent Chabbert. On est tombé au bon moment. On apporte un service à un prix dérisoire pour les usagers. On ne rajoute pas des véhicules sur les routes et on permet aux livreurs d’arrondir leurs fins de mois. »

Mais les débuts n’ont pas été simples, avec un lancement en plein 3e confinement. « Le démarrage a été bizarre et calme. On comptait sur les commerces de proximité qui sont en fait difficiles à capter. Ceux qui se sont engouffrés dans le concept, ce sont les magasins de grande distribution alimentaire et de plus en plus non-alimentaire« , poursuit le fondateur de Tut Tut.

Bientôt un reportage long diffusé sur TF1

Le service de livraison compte parmi ses partenaires des enseignes comme Intermarché, Carrefour et collabore aussi avec plusieurs magasins Auchan. Plutôt que d’aller chercher leurs courses en drive, les acheteurs peuvent se faire livrer leurs emplettes directement à domicile, instantanément ou au moment qui les arrange, par un coursier Tut Tut. Il peut être évalué par les utilisateurs, comme sur Blablacar ou Uber Eat, afin d’écarter les profils peu sérieux, qui sont rares fort heureusement.

Mais il est important pour la plateforme d’installer sa bonne réputation face au fort engouement des Français. Engouement qui s’est accéléré après la diffusion d’un sujet au journal télévisé de TF1 et qui a généré 4 000 inscriptions. La chaîne diffusera bientôt un long reportage sur le concept de Tut Tut. La hausse des prix du carburant a aussi permis l’adhésion d’une nouvelle vague de coursiers, qui souhaitent « optimiser leurs trajets« .

Objectif : 1 500 à 2 000 courses par jour d’ici septembre

Grâce à une nouvelle levée de fonds de 3 à 5 millions d’euros – qui devrait se terminer fin mai -, la société va pouvoir continuer son développement. Elle va permettre de poursuivre les partenariats avec les enseignes non-alimentaires. Mais aussi de renforcer l’application mobile pour les particuliers. N’importe qui peut directement demander à un coursier de se faire livrer ou livrer un objet en moins de deux heures, dans un rayon de 30 km. Ça peut aller d’un trousseau de clés oublié chez une copine à un canapé hyper imposant. Les livraisons se font à vélo, en voiture ou en camion selon la taille du colis. Vincent Chabbert se fixe comme objectif d’atteindre 1 500 à 2 000 courses par jour d’ici septembre.

La levée de fonds va servir à continuer de développer l’application destinée aux particuliers. (photo Tut Tut)

Pour promouvoir tous ses services, l’équipe de Tut Tut s’est bien agrandie. Elle a dû déménager de ses bureaux de la zone de Tésan à Saint-Laurent-des-Arbres pour s’installer en Courtine, à Avignon. Actuellement, 23 personnes y travaillent et l’idée est d’atteindre les 60 collaborateurs en septembre. Les emplois sont basés principalement dans la cité des papes mais des commerciaux sont recherchés aussi dans tout l’Hexagone.

Et est-ce que Tut Tut est destiné à s’exporter au-delà des frontières ? « Il y a tellement à faire avant. Je n’ai pas envie de dupliquer notre modèle tant que tout n’est pas cadré, tant qu’on n’a pas été confrontés à toutes les situations, tant qu’on a pas rodé tous les process. Mais dès 2024, on s’y attellera« , affirme Vincent Chabbert. La success story de Tut Tut commence tout juste, mais déjà le fondateur gardois a relevé un sacré défi. Celui de se lancer dans une aventure incertaine à même pas 30 ans, alors que fin janvier 2021 il était encore à la tête de 11 hôtels et six restaurants répartis sur toute la France pour une holding privée.

Marie Meunier

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