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NÎMES OLYMPIQUE Découvrez les notes des Crocos au lendemain de la 37e journée à Toulouse

Lucas Dias une nouvelle fois très performant ce samedi soir (Photo Anthony Maurin).
Lucas Dias une nouvelle fois très performant ce samedi soir (Photo Anthony Maurin).

Au lendemain de chaque match du Nîmes Olympique, la rédaction sport d’Objectif Gard vous propose une analyse des prestations individuelles des Crocos. Retour sur la défaite (2-1) des Crocos à Toulouse. 

Le Croco clé

Lucas Dias (7/10) : Si le NO n’a pas pris une valise à Toulouse ce samedi soir, il le doit en partie à la nouvelle prestation de grande classe de son gardien. Celui qui n’a été qu’une doublure de Bratveit tout au long de la saison prouve s’il le fallait qu’il peut être bien plus qu’un intérimaire. Décisif face à Ratao et Onaiwu (19e et 45e), il a longtemps écœuré les canonniers que sont Van Den Boomen et Spierings en repoussant leurs tentatives. Dias ne peut rien sur l’égalisation d’Onaiwu car la frappe est déviée par Paquiez, et il semble masqué au départ du ballon lors du deuxième but inscrit par l’entrant Genreau.

Au cas par cas

Anthony Briançon (6/10) : On ne peut s’empêcher de penser que si le capitaine du soir avait été là toute la saison, la donne aurait été différente pour les Crocos. Dans l’attitude et l’engagement, il tire ses partenaires vers le haut. Et si tout n’a pas été parfait ce samedi soir pour l’Avignonnais, parfois pris de vitesse dans son dos par le duo Ratao/Onaiwu, sa lecture du jeu et son sens du placement lui ont permis de réaliser des interceptions précieuses. Son but de la tête sur un centre de Benrahou alors qu’il était resté aux avant-postes après un corner consacre sa belle première titularisation post-blessure. Remplacé par Mbow à la 69e car il n’avait évidemment pas 90 minutes dans les jambes.

Naomichi Ueda (5/10) : Le Japonais a eu fort à faire dans son duel face à son talentueux compatriote Onaiwu. Il manque forcément d’automatismes avec le revenant Briançon, mais les deux hommes ont plutôt bien tenu la baraque malgré les assauts répétés des toulousains. Ueda aurait pu être plus tranchant dans certaines de ses interventions et exercer un marquage plus rapproché, mais aucune erreur majeure n’est à déplorer.

Pablo Martinez (4/10) : Exilé sur le flanc gauche de la défense, l’habituel défenseur central a souffert de sa lenteur sur les débordements du virevoltant N’goumou. Pour un non spécialiste du poste, il a plus que limité la casse, mais n’a pas été en mesure d’apporter à son équipe sur le plan offensif dans une rencontre dominée en quasi-intégralité par le TFC.

Gaëtan Paquiez (4/10) : Bien plus remuant que ne l’a été Martinez sur le côté gauche, le Parignarguais est toujours aussi généreux dans son couloir. Sa capacité à répéter les courses est intéressante, mais ses débordements accouchent trop rarement d’un centre, à l’exception de celui qu’il a déposé sur la tête d’Omarsson (19e). Sur le plan défensif, Sylla lui a fait des misères comme lorsqu’il a enchainé les crochets pour finir par trouver la tête de Ratao qui a manqué le cadre de peu (63e).

Sidy Sarr (5/10) : Sa relative lenteur d’exécution lui confère une certaine sérénité qui peut parfois s’apparenter à de la nonchalance. Trop facile, le colosse a perdu un ballon sur une phase de possession intéressante des Nîmois dans la moitié de terrain toulousaine qui s’est traduit par une contre-attaque dangereuse en faveur des hommes de coach Montanier à l’issue de laquelle Lucas Dias a été vigilant (55e).

Lamine Fomba (5/10) : Avec personnalité, Fomba a parfois défié la meilleure paire de milieux récupérateurs du championnat pour gagner du terrain et casser les lignes. Il a cravaché défensivement pour soulager au maximum sa défense centrale, mais le talent toulousain a souvent pris le dessus.

Yassine Benrahou (6/10) : Victime d’un gros tacle (38e) qui aurait mérité que l’homme en noir sévisse en sortant a minima un carton jaune, le Marocain a d’abord grimacé mais a serré les dents pour revenir sur le pré. Le meilleur croco de la saison a une nouvelle fois été décisif en adressant cette merveille de centre pour l’ouverture du score de Briançon (25e). Particulièrement à l’aise dans une position axiale de meneur de jeu reculé, Benrahou avait à cœur de bien faire contre un cador du championnat qui va retrouver l’élite.

Niclas Eliasson (4/10) : Les occasions de citer son nom ont été beaucoup trop rares au Stadium. Il n’a pas été dans les rares bons coups offensifs des Crocos et n’est pas celui qui s’est le plus dépensé défensivement. Logiquement remplacé par Delpech (81e).

Elias Mar Ómarsson (4/10) : L’Islandais n’a pas eu beaucoup d’opportunités à se mettre sous la dent lors de ce déplacement chez le champion. Sa seule occasion du match : une tête sur un centre de Paquiez qui a vu Maxime Dupé détourner le ballon prudemment en corner alors que celui-ci ne paraissait pas cadré.

Moussa Koné (5/10) : Comme son compère du front de l’attaque, le meilleur buteur des Rouge et Blanc a été sevré de bons ballons ce samedi soir. Mais le Sénégalais a compensé par une grosse débauche d’énergie pour aider ses partenaires à défendre avec un bon repli dans le couloir droit. Son accrochage avec avec Van Den Boomen après avoir fait faute sur le Néerlandais est l’illustration de cette attitude combative. Il aurait dû mieux faire lors d’une contre-attaque prometteuse lorsqu’il a servi Ponceau dans le dos après avoir intercepté une mauvaise passe de Sylla.

Le coach — Nicolas Usaï (5/10) : Il a le mérite d’avoir maintenu son équipe concernée jusqu’au bout malgré un maintien acquis depuis quelques semaines. Dans l’attitude, les Nîmois n’ont rien à se reprocher ce samedi soir. Le 4-4-2 paraissait audacieux face à ce TFC là, c’est sans doute la raison pour laquelle le technicien gardois a demandé beaucoup d’efforts défensifs à Moussa Koné. Un petit regret tout de même : ce passage à cinq défenseurs à l’heure de jeu qui désorganise son équipe au moment où elle semblait s’être bien relevée de l’égalisation toulousaine. Le deuxième but des Violets est survenu dans la foulée.

L’arbitre — M. Miguelgorry (4/10) : S’il a eu raison de choisir la pédagogie lors d’un accrochage un peu houleux entre Van Den Boomen et Koné à la demi-heure de jeu, l’homme en noir aurait pu/dû sévir sur cette grosse faute de N’goumou qui aurait pu envoyer Benrahou à l’infirmerie (38e). Capitaine Briançon a lui aussi reçu une semelle haute dangereuse. La deuxième mi-temps s’est avérée plus tranquille.

L’adversaire — Toulouse (7/10) : Le TFC n’est pas champion de Ligue 2 pour rien. N’goumou, Onaiwou, Ratao, Van Den Boomen, Spierings… Le danger peut venir de partout avec les Violets. En plus de pratiquer un beau football, les hommes de Philippe Montanier peuvent compter sur une assise défensive solide et un bon gardien. La montée est amplement méritée.

Le match (7/10) : Entre une équipe assurée d’évoluer à l’échelon supérieur la saison prochaine et une autre qui a validé son maintien depuis quelques journées, la rencontre aurait pu être ennuyeuse. Il n’en a rien été grâce à des Toulousains plaisants, offensifs et déterminés à célébrer le titre avec la manière devant leurs supporters, et des Nîmois qui ont montré un joli visage, notamment portés par un Briançon fédérateur.

La rédaction

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