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NÎMES Une « petite marche » contre Monsanto-Bayer

(Photo Anthony Maurin).
La préparation pour la marche en direction du site nîmois de Bayer (Photo Anthony Maurin).

La France entière voyait la 10e Marche contre Monsanto-Bayer et l’agrochimie défiler aujourd’hui. Nîmes a eu la sienne, petite, sous le soleil évidemment.

Ils étaient une trentaine à marcher du complexe sportif la Bastide au site nîmois de la société Bayer situé sur le chemin des canaux. Sous un soleil de feu, les militants devaient simuler une grande fuite d’OGM pour sensibiliser le public.

Avant le départ, quelques manifestants ont profité d’un peu d’ombre pour déjeuner dans l’herbe (Photo Anthony Maurin).

Plus de 60 organisations nationales participaient et soutenaient cette marche. Dans le Gard, la Confédération paysanne du Gard, Nîmes-en-transition, Association A.R.B.R.E.S. gardiens de l’ombre, Action contre la faim délégation du Gard, Attac Nîmes & Alès-Cévennes, Citoyens pour le climat (CPLC) Nîmes, Collectif halte aux nucléaires gardois (CHANG), Les amis de la terre France pays viganais, Saint-Hilaire-Durable, Nature et citoyenneté en Crau Camargue et Alpilles (NACICCA) et Les faucheurs volontaires d’OGM 3.

(Photo Anthony Maurin).

Le problème ? Dénoncer le système agrochimique industriel et ses conséquences désastreuses sur la santé humaine, l’environnement en France et ailleurs dans le monde. « Nous répondons à l’appel national qui  promeut une biodiversité la plus large et riche possible, le développement de l’agroécologie ainsi que l’élevage paysan, une agriculture libre de pesticides de synthèse et de tous types d’organismes génétiquement modifiés quels que soient les techniques (OGM), la résilience alimentaire par l’accès à des denrées de qualité, abordables pour tous, la justice environnementale. »

(Photo Anthony Maurin).

Ainsi les manifestants appellent la reconnaissance et la réparation des victimes du système agro-industriel : agent orange, chlordécone, glyphosate et tous autres pesticides, engrais. Mais ils veulent aussi la redistribution équitable de l’argent de la PAC, comme argumenté par le collectif « Pour une autre PAC » et la sortie des traités de libre-échange ciblant l’agriculture, l’élevage et au-delà (NDLR Ceta, Jefta, Mercosur…).

(Photo Anthony Maurin).

« Nous appelons les exécutifs locaux à prendre et renforcer toutes mesures en leur pouvoir pour atteindre et pérenniser localement ces objectifs ainsi que relayer nos justes revendications tant auprès des pouvoirs publics que des entreprises. La  communauté d’Agglomération s’est engagée dans un Plan climat air énergie territorial (PCAET) ainsi qu’un Projet alimentaire territorial (PAT), des projets ambitieux sur le plan agricole et environnemental qu’il serait très dommageable de contredire par des méthodes détruisant nos écosystèmes et polluantes, aux conséquences irréversibles pour le futur agricole. »

(Photo Anthony Maurin).

Une fois la simulation effectuée et un tractage assuré sur le chemin des canaux, retour en centre-ville pour le cortège car un autre rassemblement était prévu devant la préfecture. Une nouvelle mise en scène pour la remise d’un courrier au Gouvernement et des prises de parole.

C’est parti pour la marche ! (Photo Anthony Maurin).

« À l’heure où les scandales et les procédures en justice s’accumulent (chlordécone, agent orange, glyphosate, nouveaux OGM…), où les lobbies, sur fond de guerre en Ukraine, poussent les agriculteurs à toujours produire plus aux mépris de l’environnement, à l’heure où le patron de Syngenta demande cyniquement l’arrêt de l’agriculture bio, nous nous mobilisons pour dénoncer le système agro-industriel et agro-chimique destructeur et promouvoir les alternatives afin de développer un modèle vertueux pour la santé humaine et la biodiversité. »

Sous le soleil… (Photo Anthony Maurin).
Sous le soleil… La route était fermée par les forces de l’ordre pour l’occasion (Photo Anthony Maurin).
Arrivée sur site… Personne mais quelques sirènes manifestantes (Photo Anthony Maurin).
Les automobilistes désireux d’une décontamination fictive roulaient au pas pour recevoir la bénédiction (Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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