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HUMOUR Florent Peyre, « un animal de scène » lâché dans la nature

Florent Peyre sera sur la scène du Palais des Congrès du Cap d'Agde le 28 mai prochain.

Déjà plus de 200 représentations en un peu plus d’un an. Florent Peyre poursuit la tournée de son spectacle intitulé « Nature » qu’il présentera ce samedi 28 mai au Palais des Congrès du Cap d’Agde. Avis aux Gardois, une date est également prévue à Nîmes le 15 janvier 2023 à l’auditorium du Novotel Atria. Interview. 

Objectif Gard : « Nature », c’est une façon d’assumer votre côté militant écolo ?

Florent Peyre : C’est un titre à deux lectures. Je parle effectivement de la nature même si le thème du spectacle, c’est plus la vie d’une troupe un soir de première, la vie d’un théâtre dans les coulisses et sur scène. Mais en toile de fond, il y a le sujet de l’écologie que j’essaie, sinon de traiter, de laisser diffuser auprès des spectateurs. Et « Nature », c’est aussi parce que je fais tous les personnages tout seul, sans décor, sans accessoire.

Quelle image de l’écologie véhiculez-vous dans ce spectacle ?

Je ne crois pas à la radicalité, quel que soit le sujet. C’est vrai qu’on a souvent l’image de l’écolo moralisateur qui dit tout le temps : « faut pas faire ci, faut pas faire ça… C’est la merde, c’est l’urgence, c’est foutu. » Ce qui est en partie vrai si on lit certains rapports… Dans le spectacle, le Florent qui est un moi très déformé pour les besoins de l’histoire, est ce genre d’écolo, un peu radical, énervé. Mais comme il y a 20 personnages autour de lui, ça permet d’aborder le sujet de l’écologie par autant de prismes que ce qu’il y a de personnages. Et finalement, tout le monde va faire un pas vers l’autre pour arriver à une sorte de voie plus consensuelle, en laquelle je crois. Même si je pense qu’effectivement la priorité absolue actuelle, c’est ce dérèglement climatique et cette urgence écologique.

C’est une sacrée performance de comédien car vous jouez une vingtaine de personnages. Vous n’avez jamais pensé créer une vraie troupe pour jouer ce spectacle ? 

Non, c’est beaucoup trop cher ! L’avantage c’est que je prends un cachet équivalent à ces 20 personnages. (Rires) J’ai eu la chance de faire du théâtre, une comédie musicale, donc la vie de troupe, je la connais aussi. Là, le vrai plaisir était de créer ce seul en scène et de faire tous les personnages. C’est une forme de spectacle dont je rêve depuis très longtemps que je me suis offerte avec mes co-auteurs, Philippe Caverivière, Mathieu Burnet et Éric Métayer qui m’a mis en scène.

Florent Peyre sera sur la scène du Palais des Congrès du Cap d’Agde le 28 mai prochain.

Il ne vous arrive jamais de vous mélanger les pinceaux ?

Si ça arrive parfois. C’est-à-dire que je fais le corps d’un personnage et la voix d’un autre, ce qui me donne l’occasion de faire un peu d’improvisation. Mais quand tout s’automatise et que le cerveau va à 2 000 à l’heure, que pendant 1h45 vous passez d’un personnage à l’autre en une fraction de seconde,  que tout est fluide et que les spectateurs suivent totalement l’histoire, c’est grisant. En plus, vous venez réveiller l’imaginaire du spectateur, là où il n’est pas toujours sollicité selon les spectacles qu’on lui offre. Un imaginaire qui est pour le coup assez loufoque, à un moment on se retrouve avec un ours polaire, une mamie inuite qui parle à Joe Biden sur un paddle… C’est très cartoonesque et pourtant les gens le voient et font le voyage. D’ailleurs, je me fait voyager aussi au passage.

Et donner une forme de comédie musicale à ce spectacle, était une évidence ?

Une évidence, non. Mais j’ai une grande passion pour la comédie musicale qui s’est réveillée en 2013 quand j’ai fait « Spamalot ». J’ai développé cette appétence pour la comédie musicale, j’ai travaillé le chant aussi depuis une dizaine d’années. Quand on a pensé à la troupe lors de l’écriture, c’était d’abord de théâtre mais j’ai eu envie de me faire plaisir. En fait, je me suis fait que des cadeaux. Je me suis offert une très belle cours de récréation. Au départ, ce n’était que quelques chansons et puis petit à petit, on a eu cette idée de comédie musicale. J’ai osé demander à Pascal Obispo de faire les musiques.

On sait Pascal Obispo plutôt partant pour la déconnade. Mais comment lui avez-vous présenté le projet ?

On s’était déjà croisés sur des plateaux télé et Philippe Caverivière écrit pour les Enfoirés donc il connaît bien Pascal, aussi. Donc, je lui ai envoyé un texto tout simplement. On s’est rappelés dans la soirée et je lui ai parlé du spectacle qui était vraiment à l’état embryonnaire mais ça lui a plu. C’est quelqu’un qui a beaucoup d’humour et qui aime aller sur des terrains qu’il ne connaît pas. Et il a eu l’intelligence de l’auto-dérision.

Quand on prend des cours de chant pendant dix ans, c’est juste pour le plaisir ou ça cache quelque chose derrière ? Un album, par exemple ?

Je prends beaucoup de plaisir à chanter. Mais je suis un animal de scène donc j’aime bien utiliser mes petits talents. De là à sortir un album, je ne sais pas. En revanche, monter une comédie musicale ou un autre spectacle musical, pourquoi pas. Après si l’occasion se présente de faire un album… Je suis ouvert à toute nouvelle aventure. Ce n’est pas dans mes projets immédiats mais si la demande du public est énorme, évidemment je ferai un stade de France avec un album composé par Vianney ! (Rires)

Propos recueillis par Stéphanie Marin

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