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NÎMES EN FERIA Roca Rey sort enfin en triomphe de ses arènes !

Andrés Roca Rey est sorti en triomphe de ses arènes (Photo Anthony Maurin).
Arènes quasi pleines ce soir pour la course de García Jiménez (Photo Anthony Maurin).

Corrida de Garcia Jimenez pour José Maria Manzanares (silence et silence), Andrés Roca Rey (oreille et deux oreilles) et la confirmation d’alternative d’Alejandro Marcos (silence et silence). Roca Rey sort enfin par la Porte des Consuls !

Nous voilà enfin rassurés… Andrés Roca Rey est arrivé à sortir par la grande porte dans les arènes où il a pris son doctorat il y a déjà bientôt sept ans ! Lors d’une course manquant de relief et dont les premiers toros ont découragé les tendidos par leur faiblesse, il a fallu attendre la fin de la course pour voir le Péruvien faire ce qu’il sait faire le mieux, couper des oreilles.

Mais bien avant lui se présentait Alejandro Marcos qui devait par la même occasion confirmer son alternative. Pas de chance pour le natif de Salamanque qui avait déjà eu Jose Maria Manzanares comme parrain de son alternative, son toro est faible, très faible, trop faible. Pourtant, le diestro tente de réveiller les étagères quand il décide de s’agenouiller mais rien n’y fait les gradins ne sont pas entrés dans la course.

Alejandro Marcos sur son premier pour réveiller un public assez froid (Photo Anthony Maurin).

L’Espagnol écoutera une nouvelle fois le silence à l’issue de son second duel, le dernier de la tarde. Face à un tout autre toro, un gentil tonton âgé de cinq ans et onze mois au physique d’un toro de quatre ans mais au moral d’un autre de six, Alejandro Marcos se montrera sous un meilleur jour mais ne parviendra pas à déjouer les pièges que lui a tendu son opposant.

Marcos sur le dernier de la course (Photo Anthony Maurin).

Deuxième toro de la corrida et nouveau silence. José Maria Manzanares n’y pourra presque rien changer. Son toro, faiblard à l’origine, a été fort mal piqué (sur l’épaule) et cet incident a gâché la suite. Deux petits pas et puis s’écroule… Manzanares fait plusieurs essais non concluants, n’est pas le chirurgien Ponce qui veut. Rageant. Frustrant pour des gradins qui commencent à monter leur mécontentement.

Mazanares et son premier adversaire (Photo Anthony Maurin).

L’Alcantino entendra une nouvelle fois le silence à l’issue de sa deuxième opposition mais le public aura pu voir quelques bricoles par-ci par-là. C’est à la mort que Manzanares perd les mains et tombe dans des travers qu’on lui connaît peu jusqu’alors dans ce tercio. Pas de chance pour lui qui ne sort toujours pas en triomphe des arènes de Nîmes et qui, pire, en repart bredouille.

Le natif d’Alicante sur son second, le quatrième de la course (Photo Anthony Maurin).

Le premier, et le seul, à couper n’est autre que celui qui a pris son alternative dans cet amphithéâtre. Une arène qui sait la chance qu’elle a d’avoir ce torero parmi les figuras qui s’y sont illustrées. Depuis qu’il est matador de toros, Roca Rey bouleverse le mundillo et s’est très largement fait une place au soleil. Roca Rey coupera une oreille l’issue de son premier duel. Avec en entame un peu chaude, les genoux en terre après une surprise au capote et une faena rondement menée, le Péruvien se relâche et se montre à son public. C’est dans la patience, la douceur et le détail qu’il dévoile son pouvoir caché devant un toro plus toréable que ceux de ces compañeros de cartel.

Roca Rey se fait surprendre d’emblée et doit improviser… (Photo Anthony Maurin).

Mais l’apothéose viendra sur le cinquième de la course où Roca Rey coupera deux belles oreilles données d’un coup d’un seul par le palco présidé par l’adjoint à la tauromachie Frédéric Pastor. Tout en savoir-faire, Roca Rey se promène d’un terrain à l’autre, fait plus qu’esquisser des « Véroniques » de haute volée, se met une nouvelle fois à genou, et montre les qualité de son opposant. Le public sort une nouvelle fois de sa torpeur et entre dans le bain jusqu’à soutenir son torero une fois l’estocade portée. Ouf, les deux pavillons tombent, Roca Rey sourit, enfin.

Les genoux encore plantés en terre Roca Rey a enfin décidé de sortir en triomphe de ses arènes, celles de son alternative ! (Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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