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FAIT DU JOUR De Saint-Césaire à Grézan, qu’est-ce que La Poste a à y gagner ?

La Poste a investi 1,5M€ pour la construction d'une plateforme multiflux située sur la zone Grézan à Nîmes et équipée de machines de dernières génération (tel que cet encamimonneur), . (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

Après trois ans de travail et de discussion, le groupe La Poste a inauguré ce mardi 5 juillet sa nouvelle plateforme multiflux construite sur la zone industrielle de Grézan à Nîmes. Les activités du site de Saint-Césaire (hormis l’accueil des professionnels) et une grande partie des salariés ont été transférées dans cet établissement flambant neuf signé de l’entreprise Tissot.

Julien Plantier, 1er adjoint au maire de Nîmes, Franck Proust, président de Nîmes métropole, Éric Giraudier, président de la la CCI du Gard, ont salué l’engagement du groupe La Poste et sa capacité à se réinventer pour répondre aux besoins des usagers, lors de l’inauguration de la plateforme multiflux dans le quartier de Grézan. (Photo : S.Ma/Objectif Gard)

Les délais ont été tenus, c’est assez rare pour le souligner. Comme prévu donc, la nouvelle plateforme multiflux du groupe La Poste installée dans le quartier de Grézan a ouvert ses portes au cours du deuxième trimestre de cette année, le 17 mai très précisément. Et depuis, les activités du site de Saint-Césaire ont rejoint la zone industrielle située à l’est de Nîmes, dans des bâtiments de plain-pied de 6 300 m2 dont un hall de production de 5 500 m2 par où transitent 32 000 plis et 16 000 colis, en moyenne par jour. S’ajoutent à la préparation et la distribution de courriers et de colis, le service de portage des repas pour les personnes âgées ou encore le dispositif « Veiller sur mes parents », ainsi qu’un accueil dédié aux professionnels.

32 000 plis et 16 000 colis en moyenne transitent chaque jour par la plateforme multiflux de Nîmes. (Photo : S.Ma/Objectif Gard) »

Le centre de Saint-Césaire a fait son temps et ne permet plus de répondre aux attentes et évolutions de l’activité postale« , commente Olivier Felut, directeur de la plateforme de préparation et de distribution du courrier multiflux de Nîmes. Une activité effectivement transformée depuis l’émergence du e-commerce suivie d’une accélération depuis le début de la pandémie. Contrairement au courrier qui souffre du désamour des consommateurs, -50% entre 2008 et 2021. Le groupe La Poste a ainsi activé un programme de modernisation industrielle à l’échelle nationale pour près de 450 millions d’euros, afin d’atteindre l’objectif du milliard de colis, triés et livrés par an à partir de 2030, soit deux fois plus qu’actuellement.

172 salariés dont 23 embauches

La plateforme multiflux de la Z.I. de Grézan en fait partie. 1,5 M€ ont été investis pour doter cet établissement d’un équipement de dernière génération afin de rester compétitif sur un marché ultra-concurrentiel mais aussi d’améliorer les conditions de travail des postiers. Soit 172 personnes, « dont la majorité vient du site de Nîmes-ouest à laquelle s’ajoute 23 embauches« , précise Olivier Felut.

Et le même de poursuivre : « Pendant trois ans, ce projet a fait l’objet de discussions avec nos collaborateurs. Nous avons pris en compte leurs souhaits et projets professionnels et personnels. Certains ont rejoint le site du Mas des Abeilles, tous en tout cas sont en poste« , assure le directeur. Car le site du Mas des Abeilles a, contrairement à ce qui était prévu initialement, préservé la totalité de ses activités.

La Poste a investi 1,5 M€ pour la construction d’une plateforme multiflux située sur la zone Grézan à Nîmes et équipée de machines de dernières génération (tel que cet encamionneur). (Photo : S.Ma/Objectif Gard)

L’investissement du groupe La Poste porte également sur la transition écologique. « Aujourd’hui, 50% des livraisons sont effectuées en mode propre dans le Gard. À Nîmes l’engagement est pris de  faire du 100% propre à partir de la fin de l’année« , a lâché Gilbert Brasi, le directeur exécutif de la direction courrier-colis Occitanie. Le parc automobile sur le site de Grézan devrait à terme atteindre les 70 véhicules électriques. Quatre vélos cargos qui desserviront le centre-ville de Nîmes, sont également attendus. Quant au site de Saint-Césaire, le dossier est désormais entre les mains de l’équipe de La Poste immobilier, dans le cadre d’un programme de revalorisation du patrimoine.

Stéphanie Marin 

À lire aussi : NÎMES. Les premières lignes d’un dossier qui pèse 1,5 M€.

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