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GÉNOLHAC Impropre à la consommation depuis jeudi, l’eau redevient potable

D.R/
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Comme par miracle, ou presque, l’eau du village de Génolhac, déclarée impropre à la consommation par l’Agence régionale de santé (ARS) jeudi dernier, est redevenue potable à la suite d’une contre-expertise. Étonné, le maire n’en reste pas moins soulagé.

En début d’après-midi, Guy Chéron et son conseil municipal attendaient des nouvelles de l’Agence régionale de santé (relire ici). Peu après 17h30 ce lundi, la nouvelle est enfin tombée. « L’ARS a retiré l’arrêté de non-conformité de l’eau du village. La bactérie ne figure plus dans le second prélèvement. L’eau redevient donc potable », se réjouit l’édile génolhacois. Et d’ajouter : « C’est un soulagement car ça devenait compliqué d’assurer les distributions. Il n’aurait pas fallu que ça dure. »

En fin de semaine dernière, l’équipe municipale avait déjà distribué par deux fois des packs d’eau aux habitants, inquiets de se retrouver à sec en pleine canicule. Après un premier prélèvement dans la rivière l’Homol révélant la présence d’une bactérie dans l’eau le 2 août, l’ARS en a réalisé un second 48 heures plus tard. C’est cette contre-expertise qui a permis de déclarer l’eau du village à nouveau potable.

« Je n’étais pas serein. Je m’inquiétais que ça puisse être à cause de la sécheresse et du faible niveau de l’Homol causant une perte d’oxygène de l’eau, mais apparemment ce n’était pas ça », indique Guy Chéron. Mais comment l’eau génolhacoise a-t-elle pu se débarrasser si vite de sa bactérie ? Le maire a sa petite idée. « Le premier prélèvement a été effectué dans la mairie, au niveau d’un robinet dont on ne se sert pas. Donc il y a une partie de la canalisation au sein de laquelle l’eau stagne. Pour le second, celui de la contre-expertise, j’ai demandé aux techniciens de faire couler l’eau pendant un petit moment avant de le réaliser », rejoue-t-il.

Sans affirmer que cette manœuvre a suffi à rendre conforme la dernière analyse de l’eau, Guy Chéron « espère que la prochaine fois, le lieu de prélèvement sera plus adapté ». L’édile a, là encore, une suggestion à transmettre à l’ARS : « Que les techniciens aillent le faire dans un camping où l’eau circule régulièrement, ça sera plus représentatif. » On ignore si l’Agence régionale de santé, laquelle restera attentive au cas génolhacois en réalisant des prélèvements réguliers, mettra en application ce conseil.

Corentin Migoule

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