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GARD Redressement, liquidation ou sauvegarde, le tribunal de Commerce donne les chiffres gardois du premier semestre 2022

Le Tribunal de Commerce Nîmes (Photo Anthony Maurin).
De gauche à droite: Me Jean-David VIDAL Greffier du Tribunal de Commerce, Maître Philippe REY membre du conseil de l’ordre du barreau de Nîmes, Marie-France BANCEL vice-présidente du Tribunal de commerce de Nîmes, Jean Marie ALBOUY, président du tribunal de commerce de Nîmes, Maître Jacques COUDURIER Bâtonnier de Nîmes et maître Olvier Massal, Bâtonnier d’Alès Photo DR Objectif Gard

Difficile d’y voir clair mais quelques chiffres du Tribunal de Commerce de Nîmes sont tombés. Ils concernent le premier semestre 2022 et met en avant les procédures collectives que sont les plans de sauvegarde, les redressements judiciaires et les liquidations judiciaires.

Depuis le début de l’année, chaque mois on relève entre 20 et 31 liquidations judiciaires. Mais si on y ajoute les  sauvegardes et les redressements, les chiffres montent un peu atteignant au plus haut (en mars) 38 entreprises concernés par une procédure collective. De mois en mois cela donne 37 procédures en janvier, 30 en février, 33 en avril, 29 en mai ou encore 33 en juin.

La courbe descend doucement mais demeure dans la moyenne de ces trois dernières et spéciales années. Si en 2019 le nombre de procédures était plus élevé qu’aujourd’hui, les chiffres 2022 semblent moins bons que ceux de 2021.

Concernant les domaines d’activité concernés, le Gard n’est pas en reste. Entre janvier et juillet (inclus), 13 entreprises du bâtiment, 25 du commerce, sept de la restauration et six des services ont donc connu un redressements judiciaire et/ou un plan de sauvegarde. Mais au lieu de regarder les chiffres par secteur, si on les observe par taille d’entreprise cela est aussi intéressant. Au 31 juillet, 155 salariés furent concernés par un redressement judiciaire ou un plan de sauvegarde de leur entreprise.

En effet entre janvier et juillet (inclus toujours), 43 entreprises de moins de cinq salariés furent concernés par des procédures collectives. Elles sont au nombre de huit entre cinq et 20 salariés et aucune de plus de 20 salariés n’a été contrainte de passer par la case Tribunal de Commerce.

Et si on place tout cela sur la carte du Gard, on obtient, par secteur, 10 entreprises salésiennes et 41 sur le bassin de Nîmes. Pour Alès, c’est mieux que l’an dernier, pour Nîmes moins bien de l’ordre de moins de 5 % d’écart pour Alès comme pour Nîmes sur 2021.

Au total, le nombre de liquidations judiciaires demeure élevé et sensiblement identique à celui de 2021. Cela donne 178 entreprises en 2022 (150 entreprises du bassin nîmois et 28 du bassin alésien) contre 131 l’an dernier à la même époque et 145 salariés sont concernés directement.

Pour en revenir au nombre total de procédures collectives, les entreprises de moins d’un an d’existence à avoir mis la clé sous la porte sont au nombre de 15 sur Nîmes, d’une sur Alès. La deuxième année semble compliqué avec 23 nîmoises et cinq arlésiennes (soit un pourcentage de plus de 12 % du chiffre total) mais c’est bizarrement la quatrième année de vie qui décide de la poursuite de l’activité ou non. En effet Plus de 16 % des entreprises concernées (37) ont cet âge quand elles ne représentent plus que 2 % quand elles ont plus de dix ans.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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