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FAIT DU JOUR R’n’B des années 2000 et rap actuel : connexion gagnante aux arènes d’Alès

Willy Denzey (à gauche) et ses acolytes ont une nouvelle fois franchi le "mur du son" ce samedi soir. (Photo Corentin Migoule)
Willy Denzey (à gauche) et ses acolytes ont une nouvelle fois franchi le « mur du son » ce samedi soir. (Photo Corentin Migoule)

Ce samedi soir, les arènes du Tempéras accueillaient la deuxième soirée du festival Anim’Alès. Sous un ciel assombri par la menace de l’orage et devant une petite assistance, étoiles montantes du rap moderne et vedettes du R’n’B ont cohabité à merveille pour livrer une belle prestation d’ensemble. Retour en images sur cette première édition qui en appelle d’autres.

Intimiste. Telle a été la deuxième soirée du festival Anim’Alès qui s’est tenue ce samedi soir dans des arènes du Tempéras désertées. Alors que la programmation avait de quoi séduire, l’affluence n’a jamais décollé, se limitant à environ 300 personnes, là où la soirée de la veille s’était déroulée devant un gros millier de spectateurs. Mais, dans une chaleur suffocante et sous un ciel menaçant, ce public en a eu pour son argent. D’abord grâce à une proximité inégalable avec la scène, et donc les artistes. Mais aussi parce que ces derniers ont offert le meilleur de leur palette respective.

S’il a peut-être trouvé le temps long, de l’ouverture des portes à 18h jusqu’au début des premières parties, peu avant 20h30, DJ Sleez n’a jamais donné l’impression de s’ennuyer. Il a parfaitement lancé les jeunes Tikka et Nesso, lesquels ont fait monter la pression avec quelques-unes de leurs créations. Après s’être familiarisée la veille avec la scène qu’elle découvrait, Emma MRG, 16 ans, a pris un plaisir fou à communier avec le public du Tempéras. Sourire aux lèvres, comme si elle avait fait ça toute sa vie, la jeune rappeuse nîmoise a amusé les spectateurs entre les passages, remontant sur scène à plusieurs reprises.

Sourire aux lèvres, Emma MRG a pris du plaisir et en a donné. (Photo Corentin Migoule)

Avec fluidité, sans véritable temps mort, les prestations se sont enchaînées toute la soirée. Avant l’arrivée attendue des têtes d’affiches une fois la nuit tombée, les organisateurs avaient concocté quelques surprises. À l’image du show offert par la danseuse bagnolaise Jouhaïna Raymoune, 10 ans, récemment couronnée championne du monde de hip-hop. Un gros « kiff » pour la petite fille, grimée en Michael Jackson, imitant même le célèbre moonwalk de la légende de la pop.

Parce qu’elle « adore faire ça », NJ, dynamique présentatrice de la soirée, a sollicité les spectateurs en demandant si « quelqu’un fête (fêtait) son anniversaire ce soir ? (hier) ». C’était le cas de Rebecca, 9 ans, alors invitée à monter sur scène. Une belle séquence pour la fillette qui, après avoir fait plusieurs selfies, a balancé son bras de gauche à droite pour faire bouger le public.

Complicité intacte entre les deux membres du duo Tragédie. (Photo Corentin Migoule)

Les nostalgiques des années 2000 allaient enfin être servis. « Ce soir ça a l’air convivial », lançait Willy Denzey dès son arrivée entre les flammes crachées par les machines. La maigre affluence n’avait pas échappé au petit prince du R’n’B, accompagné de ses deux fidèles acolytes. Qu’importe, le chanteur a une nouvelle fois brisé « Le mur du son » avec son hit l’ayant propulsé au sommet des classements musicaux en 2003. Généreux, visiblement heureux d’être là, Willy Denzey n’a pas ménagé sa monture pendant près de 45 minutes.

Il s’est même offert un bain de foule inattendu le temps d’interpréter un nouveau tube au cœur de la fosse, pour le plus grand plaisir de ses fans. « Est-ce que tu m’entends hey oh ? », a alors scandé le duo Tragédie, dont la complicité est toujours intacte. Un hit indémodable resté des mois durant à la première place du hit-parades au mitan des années 2000. Invité par les deux artistes à le reprendre à capella, le public alésien n’avait visiblement pas oublié ce « classique ».

Heuss dit au revoir aux arènes d’Alès après un show maitrisé. (Photo Corentin Migoule)

À l’applaudimètre, Juss est peut-être le grand gagnant de la soirée. Sans doute était-ce parce que sa présence non-programmée était une surprise que les Alésiens ont réagi ainsi lorsque le jeune homme, révélé dans l’émission Nouvelle école diffusée sur Netlfix, a interprété Habibi. Enfin, sur les coups de 22h45, la vedette de la programmation a fait son arrivée sur scène. Lunettes sur le nez, casquette à l’envers et bouteille d’eau en main, Heuss L’enfoiré n’a pas triché, égrenant son répertoire avec générosité. Aristocrate, Moulaga, Les méchants, En esprit… Tous les tubes du rappeur aux millions de streams y sont passés. Y compris quelques-uns de ses feats avec SCH, Jul ou encore Gradur.

Pour les vrais puristes, Heuss L’enfoiré a aussi rappé « comme à l’ancienne », montrant ses talents de « kickeur ». La présentatrice du soir ne s’y est pas trompée lorsqu’elle a interpellé le public du Tempéras après le passage du dernier nommé : « Vous avez vu, il sait rapper. Il ne fait pas semblant comme certains… » Une référence à peine voilée à la prestation calamiteuse du rappeur marseillais Naps la veille, lequel, manifestement alcoolisé, a eu bien trop souvent recours au play-back.

Corentin Migoule

Willy Denzey et ses acolytes ont mis le feu aux Tempéras. (Photo Corentin Migoule)
Les ambulances Navarro ont assuré le volet sanitaire du festival. (Photo Corentin Migoule)

 

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