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TRIBUNAL Chèvre égorgée et cadavres d’animaux : l’éleveur condamné

(Photo d'illustration : Anthony Maurin)
(Photo d’illustration : Anthony Maurin)

C’est une plainte de la SPA qui a permis de dévoiler l’envers du décor et l’enfer vécu par les animaux dans cet « élevage » de Junas, près de Sommières.

« Il y a des cadavres d’animaux en état de décomposition au milieu des autres animaux. Le constat vétérinaire démontre qu’il n’y avait pas d’eau, pas de nourriture, une chèvre était enfermée dans une cage d’un mètre carré sans eau », résume la présidente du tribunal correctionnel Sophie Baudis en présentant ce dossier pénal de « sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique ou captif par son propriétaire ».

Des faits commis entre janvier et juin 2021 pour lesquels ce sexagénaire qui touche l’allocation adulte handicapée était convoqué ce lundi 12 septembre devant la juridiction répressive nîmoise. Un homme qui réfute les mauvais traitements aux animaux ! Le mis en cause estime au contraire aimer les animaux, « pour les manger et pour le plaisir. J’ai été malade, débordé, et je n’ai pas demandé de l’aide », estime cet homme d’une soixantaine d’année qui nie parfois même des évidences et les constatations effectuées sur ses terres par les gendarmes et les services vétérinaires.

Des oies mortes sur le terrain, un agneau euthanasié

« Dans une vidéo, on voit une chèvre attachée et découpée vivante », enchaîne un avocat de la cause animale. « Ce n’est pas moi, on ne me voit pas sur la vidéo », répond le prévenu. La présidente Sophie Baudis, dossier en main, complète : « Aux gendarmes, vous aviez expliqué que c’était vous qui aviez fait ça pour manger la chèvre ».

Un dossier où l’on évoque aussi un chien, des poules, des chèvres et un âne dans des états catastrophiques. Des oies ont été retrouvées mortes sur le terrain et laissées sur place au milieu des autres animaux. L’agneau, qui ne parvenait plus à marcher à cause des mauvais traitements, a été euthanasié par un vétérinaire.

Le prévenu a écopé de trois mois de prison avec sursis. Ses animaux sont confisqués pour être remis définitivement à une association de protection animale. Il écope d’une sanction complémentaire, l’interdiction d’avoir un animal pendant une période de 5 ans.

Boris De la Cruz

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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