A la une
Publié il y a 8 mois - Mise à jour le 06.03.2022 - abdel-samari - 7 min  - vu 4568 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !

Nîmes ou l'Europe ? Ce n’est pas comme si l’exercice, il ne le connaissait pas. Les deux exercices, plutôt. D’abord, député européen durant huit ans, de 2011 à 2019. Il préside même la Droite européenne durant la période. Avant de perdre son mandat, aux élections suivantes. Trop bas sur la liste Les Républicains, un choix dicté par sa mise en examen dans l’affaire de la Senim, probablement aussi par la priorité donnée aux poids lourds. Par une campagne ratée surtout. En 2016, il occupe le poste de maire de Nîmes. Un intérim de six mois en l’absence de Jean-Paul Fournier en pleine convalescence. Une tâche qui lui permet toutefois de mesurer la responsabilité, les attentes d’une population exigeante. Il assume tout et les emmerdes qui vont avec. Et ce sont probablement les emmerdes qui pourraient le faire renoncer en 2026. 66 ans, l’âge de penser à soi ? De penser à ses priorités. Celle de sa famille. Et de ne prendre que du plaisir. Celui qu'il l’obtient quand il est loin de Nîmes. Au PPE (Parti Populaire Européen) dont il est encore aujourd’hui le vice-président, il est reconnu à sa juste valeur. Visionnaire, Franck Proust a indéniablement une qualité dont peu peuvent se prévaloir dans les contrées gardoises : il a une capacité à se projeter sur les enjeux nationaux, européens et même mondiaux assez unique. Il va encore le prouver la semaine prochaine en dirigeant au Liban une délégation de 25 parlementaires européens dans une rencontre inédite avec les autorités du pays. Jeudi, point d’orgue de son initiative, il tiendra un sommet au siège des Républicains à Paris avec la candidate à la Présidentielle, Valérie Pécresse. Chefs d’États, chefs des oppositions de différents pays se réuniront autour de lui dans le contexte si particulier de la guerre en Ukraine. Avant de rentrer à Nîmes quelques jours et de repartir encore. Direction cette fois le Sénégal pour une coopération économique et stratégique avec notre territoire. Franck Proust a des fourmis dans les jambes, c’est évident. Nîmes semble trop petite pour lui. Le maire de Nîmes l’a appris à ses dépens quand en 2019 il lui a proposé de lui succéder. Refus net. Le Nîmois veut bien de l’Agglomération. Un instrument de développement économique a minima, en regard de ses ambitions politiques. Mais pas question de s’enfermer dans la Mairie d’une ville moyenne de 100 000 habitants quand le monde l’appelle. En 2024, à l’occasion des élections européennes, il devra faire cet ultime choix. L’Europe ou Nîmes ? Notre petit doigt nous dit que le choix est déjà fait…

Il était bien Franck Proust à l'Europe, non ? Ce lundi s'est tenue la première réunion de campagne de Frédéric Touzellier. Le maire de Générac est le candidat Les Républicains aux Législatives sur la deuxième circonscription du Gard. Pour l'occasion, toute la famille était réunie. Un beau tableau qui, au détour d'une petite phrase, a parfois fait sourire. Surtout quand le premier adjoint nîmois et grand orateur de Valérie Pécresse, Julien Plantier, a demandé, après un discours enflammé de Franck Proust sur la géopolitique européenne, pourquoi son camarade n'avait pas été placé plus haut sur la liste aux dernières élections Européenne. Un Franck Proust à l'Europe, c'est un Franck Proust en moins sur le territoire, dans l'incapacité de gérer un exécutif local en raison de la loi sur le non-cumul des mandats. Un peu de patience monsieur Plantier, le terrain va se déblayer : les prochaines Européennes se dérouleront en 2024...

Les mauvais esprits. Ils se sont tous bousculés dans les travées du Salon international de l'agriculture à Paris. Les candidats à la Présidentielle 2022, bien sûr, mais pas seulement. Dans le Gard par exemple, sénateurs, députés, la présidente socialiste de la Région Occitanie, Carole Delga, Christophe Rivenq aussi pour le territoire alésien. Une absence a été remarquée, celle de Françoise Laurent-Perrigot, la présidente du Département du Gard. Probablement parce que cette année, le Gard a décidé de passer son tour et d'économiser par la même occasion les 300 000 euros de budget nécessaires sans compter les frais en ressources humaines et en frais de bouche pour accueillir tous les élus du Département. "C'était une opération horriblement chère qui ne servait que les intérêts de Denis Bouad", nous glisse un élu au Département pas très heureux des commentaires désagréables de l'ex-président, désormais sénateur, sur place à Paris cette semaine. "Au Salon de l'agriculture, tu es noyé au milieu de tous les autres territoires qui font autant la promotion de chez eux que nous. Ce n'est pas aussi efficace que cela. La Région a toute sa place bien sûr mais pas un Département", complète un autre intervenant qui termine : "Franchement, on a de quoi réfléchir à la promotion de nos produits avec ce budget économisé. Pour le coup, Perrigot elle a pris la bonne décision." C'est dit !

François Noël recadré par Fournier. Le directeur du théâtre Bernadette-Lafont à Nîmes a irrité le maire, c'est le moins que l'on puisse dire. Après la baisse de la subvention annuelle pour le théâtre, Jean-Paul Fournier a peu goûté les sorties médiatiques de François Noël annonçant qu'il allait être contraint de réduire la voilure des spectacles. Mais la situation s'est rapidement envenimée quand le maire de Nîmes a demandé l'accès au théâtre pour accueillir le congrès de la SAFER (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural) à l'automne prochain. Essuyant d'abord un refus du théâtre, le maire de Nîmes a convoqué le directeur du théâtre pour une explication franche. Sentant le vent tourner, François Noël a préféré temporiser. Et a trouvé comme par magie une date rapidement pour accueillir ce fameux congrès. Safer... à rien de s'énerver !

L'Agence régionale de santé met la main au porte-monnaie pour la ville de Nîmes. La crise sanitaire a coûté cher aux collectivités, notamment à la ville de Nîmes qui a ouvert un centre de dépistage et de vaccination. Montant de la facture adressée à l'Agence régionale de santé, 3,5 millions d'euros d'après nos sources. Lorsque l'on négocie, mieux vaut viser haut pour obtenir le maximum. Toujours selon nos informations, l'organisme de santé vient de débloquer un versement de... 3,5 millions d'euros pour rembourser l'avance de la Ville. Elle est pas belle la vie ?

Mary Bourgade à l'ambassade de France 17 mars. Elle ne sera pas présente pour le meeting de Valérie Pécresse le même jour à Nîmes. Mais son absence est largement justifiée puisque l'adjointe nîmoise en charge de l'inscription Unesco se déplacera à Paris pour rencontrer l'ambassadrice de France auprès de l’Unesco, Véronique Roger-Lacan, afin d'avancer efficacement sur le dossier d'inscription de la Maison carrée au patrimoine mondial. Dans quelques semaines, c'est à Nîmes que Mary Bourgade accueillera la représentante française. Avec toutes ces rencontres, comment passer à côté du Graal dans un an ?

Parc des expositions : Fournier s'en débarrasse ! C'est pratiquement fait. La CCI Gard va récupérer le Parc des expositions de Nîmes. Aujourd'hui gestionnaire au travers d'une délégation de service public, la chambre consulaire gardoise va racheter le site à la Ville et entamera des travaux de réhabilitation à l'intérieur et aux abords, notamment sur le parking. Jean-Paul Fournier, malin comme un singe, est ravi de s'être débarrassé de l'équipement. Mais il a déjà l'intention de louer l'espace deux fois par an pour y installer la Foire de Nîmes. Et oui, afin de s'éviter une polémique désagréable avec les forains, qui seront orphelins du parking du stade des Costières après la création du nouveau quartier Rani Assaf, le maire veut déjà leur proposer une alternative pertinente. Reste à savoir à quel prix Éric Giraudier louera les lieux. Entre amis, on devrait s'arranger...

Dublin en mars, Edimbourg en mai avec Fournier. Franck Proust a bien l'intention de profiter au maximum de la communication autour des deux nouvelles lignes de l'aéroport nîmois. Pour l'Irlande, il embarquera un aréopage de journalistes locaux direction Dublin pour une conférence de presse qui s'annonce dantesque avec l'ambassadeur de France en Irlande et le patron de Ryanair lui-même. Il bénéficiera à coup sûr d'une retombée médiatique à la hauteur du voyage. Au mois de mai, c'est un invité - presque - surprise qui s'invitera dans l'avion. Jean-Paul Fournier s'installera aux côtés du président de Nîmes métropole pour rejoindre l'Écosse. Là-bas, il participera à une conférence de presse pour faire la promotion de la destination Nîmes. À l'issue, le maire de Nîmes se fera faire une visite personnelle de la ville d'Edimbourg. Une ville rappelons-le qui a servi de décor à de nombreux films comme Trainspotting, Da Vinci Code ou encore L'Illusionniste. Espérons que ce dernier film ne bénéficiera pas d'une suite tournée à Nîmes quand la facture de Ryanair va tomber...

Les 20 ans de Nîmes métropole, le 12 mai. Prévu initialement à Paloma en décembre dernier, l'anniversaire des 20 ans de l'Agglomération nîmoise avait été annulé en raison de la crise sanitaire. Finalement, alors que la situation sur le plan épidémique est davantage sous contrôle, que le pass sanitaire sera suspendu dans quelques jours, les services de Nîmes métropole ont positionné une nouvelle date anniversaire. Ce sera le 12 mai au Parc des expositions de Nîmes. Une seule question demeure : est-ce que l'ex-président Yvan Lachaud, qui a aussi participé à la réussite de cette intercommunalité aux côtés de Jean-Paul Fournier et ensuite seul aux manettes, sera invité ? Ce serait très fair-play. Mais le fair-play, à Nîmes...

Du handball au rugby. Emmanuel Roche, le conseiller de David Tebib, président de l'USAM Nîmes-Gard a fait ses valises pour rejoindre Benoît Roig, le président de l'Université de Nîmes. Spécialiste des sciences politiques et du droit, Emmanuel Roche a accompagné pendant longtemps de nombreuses personnalités et entreprises dans des univers très différents (édition, télévision, mode, sport, musique, cinéma, politique), sur le plan national et international. Après avoir passé trois ans aux côtés du chef d'entreprise nîmois, en participant notamment à sa campagne aux municipales, puis à son projet de livre Tout est toujours possible, Emmanuel Roche rejoint donc Benoît Roig au poste de directeur de cabinet et de la communication.

La presse et les élus. Vendredi matin, dans la boîte aux lettres du journal, un courrier sans indication d'expéditeur est arrivé. À l'ouverture de l'enveloppe, surprise, un courrier du maire de Nîmes à destination des élus de la Ville. Un courrier, selon nos informations, rédigé par Antoine Roger, son directeur de cabinet, que le maire a hésité à signer. Pourquoi ? Parce qu'il alerte les élus sur leur prise de parole médiatique. Jean-Paul Fournier rappelle qu'il est le seul avec son premier adjoint, Julien Plantier, à pouvoir s'exprimer sur l'ensemble des sujets d'actualité locale et nationale. Le premier édile insiste auprès des élus pour leur rappeler l'obligation de discrétion, la prise de parole concentrée uniquement sur leur délégation et la loyauté à toute épreuve. Surtout avec les journalistes qui font preuve de "vice" pour se faire confirmer ou infirmer des informations sur la coulisse politique. C'est bizarre, mais on ne s'est pas sentis particulièrement concernés par cette partie de la lettre chez Objectif Gard. D'autant qu'Antoine Roger, qui était un peu chafouin, n'a semble-t-il pas la rancune tenace. Il a bien raison car notre rôle le dimanche n'est pas de l'enfoncer mais de le prévenir de ce qui peut se dire dans les services de la Ville et de l'Agglo sur ses compétences. Pour ceux que cela amuse, voici la lettre dans son intégralité :

La rédaction

Abdel Samari

A la une

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio

Connectez-vous


Déjà abonné ?
Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n’avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

J'y vais