Rares sont les événements entièrement gratuits et ouverts à tous ! C’est le cas de ce festival qui regroupe les amoureux de la culture taurine locale. Durant les beaux mois, d’avril à octobre, une vingtaine de communes de Nîmes métropole aura droit à son moment festif. Ici, on va donc célébrer la diversité de la culture taurine et équestre de la région en proposant une grande diversité d’animations et en réunissant les fédérations taurines, les manades, les ganaderias ainsi que les éleveurs de chevaux de race camargue. Les rues et les arènes vibreront alors au rythme des cornes.
Commençons par le concours d’abrivado. Le tirage au sort permet de sélectionner 22 manades qui accèdent ensuite aux cinq qualifications programmées sur le territoire communautaire, en parcours ouverts et fermés. La manade Devaux, qui a remporté l’édition 2025, sera directement qualifiée pour défendre son titre. Trois à quatre manades par commune s’affrontent donc pour l’honneur à l’occasion de ce spectacle taurin tant apprécié par le grand public.
Pour que l’abrivado soit belle et formée, les manades sont attentives à la préparation du travail, aux tenues traditionnelles, au harnachement « Camargue » des chevaux, ainsi qu’à l’encadrement des taureaux tout au long du parcours, assuré par des cavaliers amateurs aguerris. Une dotation d’encouragement est également remise aux manades au cours des qualifications, notamment pour les manades composées de neuf chevaux sur neuf de pure race camargue.
Concernant la course camarguaise, trois qualifications et une finale seront organisées en partenariat avec la Fédération française de course camarguaise. Les meilleurs jeunes raseteurs de la saison se retrouvent en fin d’été pour s’affronter en trois manches et une finale, avec à la clé, la montée du vainqueur en Ligue.
La finale permet de retrouver les jeunes élèves issus des qualifications, ainsi que de sacrer le meilleur taureau de la saison. Pendant chaque phase, le pôle transmission de la FFCC propose des ateliers de réalité virtuelle au public pour partir à la découverte de la vie du taureau au pré.
Une dotation d’encouragement est remise en fin de saison à l’école dont est issu le vainqueur de la finale. Les roussataïo ? Elles plaisent ! Elles sont organisées en partenariat avec l'association des éleveurs de chevaux de race Camargue. Vingt juments suitées (accompagnées de leurs poulains), encadrées par leurs éleveurs, parcourent les rues des villages de l’agglomération.
Chaque manifestation est commentée afin d’accompagner les spectateurs dans la compréhension du métier d’éleveur et du travail réalisé avec les chevaux de pure race camargue.
Pour les tientas, Nîmes métropole vise une action pédagogique pour découvrir la culture tauromachique (en partenariat avec les « Areneros de Manduel). Une tienta est une épreuve de sélection opposant de jeunes apprentis toreros à des becerros, des toros âgés de moins de deux ans.
La tienta permet aux ganaderias (élevages de toros de race espagnole) de mettre en valeur les qualités de leurs vaches avant leur retour au pré, mais aussi de présenter leur métier au grand public.
Dans la foulée de ces tientas, le bolsin. Afin de présenter une manifestation complète, trois phases ponctuent les sélections menant à la finale du concours taurin. La sélection de 15 aspirants, réalisée sur dossier de candidature, a lieu dans les écoles taurines françaises et espagnoles. Puis, viendront deux qualifications sans mise à mort, réunissant six élèves issus des sélections. Et, enfin, la finale. C’est sous la forme d’une novillada non piquée que les trois finalistes devront se départager (mais c’est le vote du public qui fera le reste).
Si vous ne l’avez pas encore remarqué, il est bon de rappeler que le territoire de Nîmes Métropole est un vivier de manades, d’élevages de chevaux et de taureaux de Camargue et espagnols.
Mieux les comprendre, c’est à la fois préserver cette culture auprès des plus jeunes et mettre à l’honneur ce savoir-faire et cet art de vivre uniques qui nous caractérisent. Si vous vous posez une question, peut-être que sa réponse est inscrite dans le « Petit guide taurin » édité par l’Agglo et à destination des jeunes… comme des plus grands !
Gaël Dupret, délégué à la Culture et aux Traditions, dont le budget est passé de 400 000 à 250 000 euros, semble heureux de l’organisation, dans ses conditions économiques et dans une période électorale, de ce beau festival. Sans pour autant rogner sur la qualité. À ce sujet, rappelons que 3 300 jeunes de l’agglo ont découvert cet univers grâce à ces journées ! Cette année encore, huit écoles seront conviées à des journées taurines.
Le concours d’abrivado débutera à Mauressargues le 4 avril, puis ira se jouer à Domessargues le 10 avril, à Moulézan le 4 juillet, à Saint-Bauzély le 17 juillet, et à Saint-Geniès-de-Malgoirès le 2 août. La finale aura lieu à Nîmes en septembre ou octobre. Hors concours, deux autres abrivados seront organisées à Montignargues le 27 juin et Montagnac le 3 sept.
Pour les tientas, les animations débuteront à Dions le 6 juin et à Fons-outre-Gardon le 27 août. Cela poussera vers le bolsin taurin en trois dates. Caissargues 18 août, Manduel le 19 août et la finale à Saint-Gilles le 21 août.
Pour les courses camarguaises, Rodilhan ouvrira le bal le 3 juillet et sera suivie par Bouillargues le 4 août, Saint-Chaptes le 20 août et la finale à Redessan le 5 septembre.
Pour les roussataïo, les amoureux auront plusieurs rendez-vous. À Sauzet le 16 mai, La Rouvière le 21 juin, Saint-Mamert-du-Cara le 5 juillet, Gajan le 23 juillet, Sainte-Anastasie le 26 juillet et à La Calmette le 8 août
Né à Nîmes de parents andalous, Román grandit dans un univers profondément marqué par les traditions au Sud et de l'Espagne. Très tôt attiré par le dessin et nourri par la culture camarguaise, la tauromachie et l'art flamenco, il développe une œuvre centrée sur la silhouette, le mouvement et l'émotion, créant un univers à la fois profondément enraciné dans le Sud et résolument contemporain.
« À travers la réalisation de cette affiche, je ne cherche pas à représenter une scène précise, mais à transmettre un esprit : celui d'une culture vivante, d'un art de vivre où se conjuguent fête, tradition, courage et mouvement. Tout est pensé pour suggérer un tourbillon autour du taureau. Celui-ci n'est pas réaliste : il apparaît comme une forme pleine et sombre, incarnant l'énergie et le cœur des traditions qui font l'identité de Nîmes et de sa région », relève l’artiste Frédéric Roman.