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Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 26.02.2015 - tony-duret - 3 min  - vu 216 fois

FAIT DU JOUR Aigues-Mortes, le canton à l’issue incertaine

De gauche à droite : Mireille Montfajon, Magali Belda, Jean Denat, Olivier Pénin et Rudy Therond . Photo Tony Duret / Objectif Gard

Quatre forces politiques vont s’affronter sur le canton d’Aigues-Mortes : l’UMP-UDI, le Parti Socialiste, Debout la France et le Front National. Et une petite dernière, une liste citoyenne baptisée « Rupture et transition », vient jouer les trouble-fêtes. Tour d’horizon.

« A Aigues-Mortes, le Front National est sur un territoire où il est très fort ». La phrase est signée Jean Denat, président du conseil général, qui entend tout faire pour contrer le parti d’extrême droite. Pour cela, l’homme s’appuie sur le duo Magali Belda - Olivier Pénin (relire notre article) et sur le bilan de la gauche au département : « Il va falloir le mettre en avant pour convaincre », avance Jean Denat. Un argument qui fait sourire Yvette Flaugère, 54 ans, qui avec Pascal Gernigon, 65 ans, forme le couple qui partira pour le Front National : « Oui, la gauche est notre principal rival mais je suis sereine parce que les électeurs vont devoir juger son bilan au niveau local, départemental et national. C’est un gouffre financier ! La gauche a raison d’avoir peur de nous ».

Yvette Flaugère, candidate FN sur le canton d'Aigues-Mortes. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Sur son programme, la candidate FN reste discrète mais dit ne surtout pas vouloir poursuivre la gestion des Alary et Denat : «  La moitié du budget du conseil général est consacrée aux aides sociales. Il faut déjà s’assurer que les gens ne fraudent pas. On va pouvoir faire des économies donc on pourra baisser les impôts. Et si on ne peut pas, on peut déjà mieux orienter les dépenses. Il faut en finir avec la mauvaise gestion ».

Léopold Rosso et Caroline Breschit. DR

Deux autres partis, l’UMP et Debout la France, vont jouer leur carte à fond. Pour le premier, Léopold Rosso, le conseiller général sortant âgé de 65 ans, remet son titre en jeu avec sa colistière apparentée UDI Caroline Breschit, 52 ans. Un duo qui, selon Rosso, quadrille parfaitement ce canton qui a été élargi avec l’arrivée de communes du nord de la Camargue comme Aubais, Gallargues, Aimargues… : « C’est une petite circonscription avec 28 000 électeurs. Avec Caroline, on a maillé le territoire de façon pertinente et on est sur les marchés et en réunions publiques depuis un mois. Notre rôle est d’être persuasif auprès des citoyens pour démontrer le bienfondé de notre démarche et souligner les erreurs des autres ». Côté programme, le candidat Rosso attend début mars pour le dévoiler mais fait le constat d’un département « très fragilisé », avec un « revenu moyen par habitant plus faible qu’au national ». « A qui la faute ?, conclut-il. Certainement un peu au conseil général »

Geneviève Bourrely et Auguste Victoria pour Debout la France. DR

Pour Debout la France, le binôme est composé de deux natifs d’Aigues-Mortes : Geneviève Bourrely, une retraitée des Postes de 63 ans et Auguste Victoria, ancien cadre à la SNCF âgé de 64 ans. Ces candidats misent sur la lassitude des citoyens envers les partis en place : « On veut mobiliser les abstentionnistes qui en ont marre des grands partis et qui ne se retrouvent pas dans les extrêmes », détaille Geneviève Bourrely. Comme le Front National, le duo compte remettre de l’ordre dans les comptes du département en mettant en avant leur « exemplarité ». Mais pas seulement, confie Geneviève Bourrely : « J’ai vu le désarroi des personnes âgées. Je voudrais mettre en place un guichet unique qui regroupe toutes les aides pour leur faciliter la tâche ». Auguste Victoria, lui, s’attache à défendre les commerces de proximité et l’emploi : « Un exemple : ce n’est pas normal que le collège de Bellegarde soit construit par des espagnols ».

départementales

Le petit dernier, une liste citoyenne, a fait son apparition sur ce canton. Les deux candidats, Johannes Helwig, technicien territorial de 48 ans, et Sophie Ippolito, enseignante de 45 ans, ont été tirés au sort parmi la trentaine d'indignés, de déçus de la politique que compte la liste. "Ils nous gonflent les politiques !", résume Sophie Setbon Cuisinier, membre de ce collectif. Et d'expliquer :"Franchement, nous sommes dégoutés de ce qu'il se passe. Comme beaucoup de gens d'ailleurs. Ceux qui se retrouvent là-dedans ne doivent pas hésiter à voter pour nous. C'est sûr, on ne va pas promettre des trucs magnifiques comme les autres candidats, mais ce qu'on dit, on le fera". Ce collectif "Rupture et transition" ne compte pas faire de "one man show" comme les autres candidats mais va organiser des réunions publiques pour "faire émerger des idées". La bataille des idées comme celle des cantonales est bel et bien lancée !

Tony Duret

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