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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 02.10.2018 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 402 fois

GARD Ce que le Département fait pour les entreprises

Lundi, la collectivité a signé un pacte avec les syndicats professionnels pour faciliter leur accès aux marchés publics.
Hier soir au Département : au centre en chemise rose, le président socialiste du Département Denis Bouad, entouré des représentants des chambres consulaires et des syndicats professionnels (Photo : Coralie Mollaret)

Pour certains, social et entreprises ne font pas bon ménage. Pour d’autres, comme le président socialiste du conseil départemental, Denis Bouad, ils sont, au contraire, intimement liés.

Chef de file de la protection sociale, la collectivité souhaite booster le développement économique des entreprises locales. « Le Gard a un taux de chômage de 12,6% et plus de 30 000 bénéficiaires du RSA », souligne l’exécutif. Un retour à l’emploi ferait baisser le nombre d’allocataires, allégeant le coût de cette prestation sociale qui s’est envolée depuis la crise de 2008.

400 marchés publics par an 

Reste à savoir ce que peut faire le Département ? Si la loi NOTRe ne lui permet plus d’agir dans le domaine économique, Denis Bouad a pris plusieurs dispositions, inscrites dans « un pacte » signé ce lundi avec les chambres consulaires et les représentants de différentes filières. Cette initiative intervient au 1er octobre, date à laquelle la réglementation impose aux pouvoirs publics de dématérialiser leurs marchés sur Internet.

Avec un taux d’investissement de 140 M€ (budget primitif 2018), le Département émet 400 marchés publics par an (bâtiments, social, services…). « C’est un acteur économique important », relève Olivier Giorgiucci, président de la FRTP (Fédération régionale des travaux publics), « vos investissements représentent entre 15 et 20% de notre activité économique, soit 600 emplois gardois. »

Quelles mesures ? 

Actuellement, 50% des entreprises locales décrochent les appels d’offres de la collectivité. L’objectif est de faire grimper ce taux. Pour ce faire, le Département met en place le service « dites-le nous une fois. » Sur une plateforme internet, les chefs d’entreprises - qui ont déjà candidaté à un appel d’offres - n’auront plus à fournir tous les documents administratifs qu’ils ont déjà fournis. Une base de données a été créée pour permettre aux services de récupérer ces données. 

Concernant les avances, elles seront généralisées à 20% du montant du marché. Denis Bouad a promis d’aller plus loin : « les entreprises n’ont pas à faire la trésorerie du Département. Nous nous engageons à améliorer les délais de paiement. » Aussi, la collectivité ne demandera plus de garantie bancaire pour les marchés en-dessous de 2 M€. Enfin, un partenariat plus resserré s’opérera avec les chambres consulaires pour leur permettre d’informer les entreprises des nouveaux marchés publics lancés. Un premier bilan sera fait dans un an pour dire si ces mesures ont porté leurs fruits.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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