La place Antonelle, en plein centre-ville d’Arles, était noire de monde ce samedi 10 janvier au matin. Près de 350 personnes sont venues acclamer Jean-Michel Jalabert, à l’occasion de l’inauguration de son local de campagne. L’ancien premier adjoint sous la mandature de Patrick de Carolis a récemment déclaré présenter sa propre liste portant le nom de « Plus proche d’Arles ! », aux élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
Lors d’un discours face à ses nombreux soutiens, Jean-Michel Jalabert confie avoir eu des « désaccords » avec les élus en place, motivant alors sa décision qu’il décrit comme étant « mûrement réfléchie ». Parmi ces difficultés, il met l’accent sur un désaccord de fonctionnement, considérant les élus actuels comme étant trop éloignés du peuple arlésien, un désaccord de gestion, estimant que depuis 2024 la ville n’a pas connu d’avancées majeures et un désaccord avec les « manigances politiciennes » menées par ces équipes, explique le candidat. « On ne peut pas monter une liste avec des gens qui se détestent », ajoute l’ancien premier adjoint.
Aucune alliance prévue
« Nous ne voulons pas d’une union qui nous ramènerait vers le passé », souligne Jean-Michel Jalabert, profitant de l’occasion pour rassurer ses éventuels électeurs face à l’éventualité d’une alliance politique. « Je suis candidat pour gagner », scande-t-il face aux Arlésiens, nombreux à l’applaudir. Étant né et ayant grandi dans la ville, l’Arlésien de cœur compte bien sur sa connaissance de la ville pour convaincre les électeurs : « Cette ville, je la connais, je l’aime et je l’ai vue de l’intérieur », dit-il à la foule.
Avant de présenter son programme, en février prochain, le candidat de la liste « Plus proche d’Arles ! » a dévoilé quelques priorités de cette campagne. Les enfants en sont la première avec la rénovation des écoles et des équipements sportifs. Jean-Michel Jalabert a aussi parlé de la sécurité et de la propreté de la ville. Face à ces enjeux majeurs, il entend mettre en place des brigades de police municipale de jour et de nuit ainsi que des commissariats mobiles. Le dernier point soulevé par le candidat à l’occasion de son discours est le développement économique de la ville. L’ouverture de nouvelles zones d’activité ou encore la dynamisation du centre-ville apparaissent comme des priorités pour le candidat en cas d’élection.
Au plus près des Arlésiens
Ouverte du lundi au samedi, la permanence de campagne a vocation à accueillir les Arlésiens qui le désirent. « Plus de 200 personnes ont déjà franchi les portes », relève Jean-Michel Jalabert. Il souligne d’ailleurs la nécessité pour lui et ses équipes d’être au plus près des habitants de la ville. Un pied de nez fait à la mandature actuelle, dénoncée par certains électeurs comme étant trop éloignée de ses administrés. « Les Arlésiens ont besoin de réponses », conclut le candidat aux élections municipales.