Prévenu pour harcèlement sexuel, le retraité de la police municipale, âgé d’une soixantaine d’années, aurait abusé de son autorité pour imposer des caresses, des massages et des mots plus que déplacés à deux de ses collègues féminines. Allusions lubriques et gestes de nature sexuelle : l’homme ayant comparu mardi 14 avril dernier devant ce même tribunal avait justifié ses comportements par l’humour. Quant aux raisons de ces accusations, il avait évoqué la jalousie de ses collègues vis-à-vis de son poste de chef au sein de la brigade.
C’est une épée de Damoclès qui a été placée au-dessus de la tête du prévenu ce mardi 12 mai. Véhément lors de l’audience au fond, le sexagénaire a été condamné à 12 mois d’emprisonnement avec sursis et à une privation d’éligibilité de 5 années. Pour rappel, le ministère public avait requis 1 an d’emprisonnement avec sursis à son encontre. Son avocat, maître Tristan Musso, avait plaidé la relaxe. Confronté régulièrement à des faits de nature sexuelle en tant que policier, il se retrouve ironiquement de l’autre côté de la barre. À l’issue d’un conseil de discipline, le prévenu avait été démis de ses fonctions avant l’entame de la procédure judiciaire.