Une nouvelle affaire d’homicide dans le cadre du travail touche la barre du tribunal correctionnel de Nîmes, ce mardi. Paprec Méditerranée est de nouveau au cœur des tourments depuis la mort d’Andréas C., décédé dans l’exercice de ses fonctions au sein du centre de tri Valréna, à Nîmes. Ce dernier est arrivé au sein de l’entreprise en 2017 en tant qu’agent de tri. Fort de ses compétences, il a obtenu une promotion quatre ans plus tard, faisant de lui un responsable logistique. Dans ce cadre, il a occupé le rôle de formateur, auprès des nouveaux arrivants, face aux risques sécuritaires de leur emploi dans le centre de tri.
C’est le 23 mai 2025 que le drame s'est noué. Suite à une manœuvre effectuée par un collègue, un ballot de déchets est tombé sur la victime d’une soixantaine d’années. Malgré l’intervention des secours, le sexagénaire a succombé à ses blessures. Dans ce cadre, l’entreprise Paprec, son directeur et l’un des membres de l’équipe du centre de tri comparaissent devant le tribunal correctionnel nîmois. Certains éléments du dossier ayant été transmis à la juridiction hier soir, l’affaire a été renvoyée au 8 décembre prochain pour permettre l’examen de ces pièces à la fois par la défense et par le ministère public. Une attente qui ne fait que creuser la peine de la famille du défunt.
Contactée, la société Paprec s'exprime quant à ce renvoi : « Les conclusions de Paprec ont été rendues la semaine dernière. Si d'autres conclusions ont été produites ou si le parquet n'a pu en prendre connaissance qu'hier, cette situation est nullement imputable à l'entreprise »