Publié il y a 1 h - Mise à jour le 28.04.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 372 fois

AU PALAIS Un homme violent avec sa compagne : « Il n’y a que comme ça qu’elle comprend »

gendarmerie, justice, palais de justice, tribunal judiciaire Nîmes

L'homme a été jugé par le tribunal correctionnel de Nîmes, ce vendredi 24 avril. 

- Rose Macauley

Condamné pour la quatrième fois pour violences conjugales, cet homme, qui a réponse à tout, laisse parler sa jalousie… et ses poings.

« Je ne l’ai jamais frappée, je l’ai déjà attrapée par les poignets, dit le prévenu du jour face au tribunal. Je ne contrôle pas ma force quand je suis énervé ». Pourtant, Alexandre comparaît devant le tribunal correctionnel de Nîmes, présidé par Nadine Dupuy Barthélémy, pour des faits de violences conjugales sur sa compagne, mais aussi pour avoir violenté les deux filles de cette dernière, le tout entre août 2025 et le 10 mars 2026. Et, comme le rappelle le tribunal, ce n’est pas la première fois. Le quadragénaire, installé dans le box des prévenus, a déjà été condamné à trois reprises pour de tels faits. Le couple, établi depuis septembre 2024, en a d’ailleurs subi les conséquences. Seulement quelques mois après, en novembre de la même année, il a été incarcéré pendant 10 mois pour des violences et menaces sur son ex-conjointe.

Cette fois, comme les précédentes, c’est sa jalousie qui l’a conduit devant une juridiction pénale. Coups, insultes, surveillance maladive, cet homme a tout fait subir à sa compagne. Il est même allé jusqu’à se présenter à son lieu de formation avec, toujours, ce soupçon d’infidélité. Il s’est également permis d’utiliser sa carte bleue. Dommages collatéraux : les deux filles de la victime (dont l’une mineure) ont cherché à s’interposer à de nombreuses reprises pour tenter de faire cesser les violences sur leur mère. « Il m’a jeté au sol, en bas des escaliers », explique l’une d’elles, lors de son audition face aux enquêteurs.

« On partage tout »

Malgré le nombre de faits relatés, l’homme dément être violent. Lors de ses auditions, il va jusqu’à se victimiser en expliquant s’être simplement défendu. « Je me plie en quatre pour elle », aurait-il relaté aux forces de l'ordre, avec un toupet déconcertant. « Alors pourquoi c’est la quatrième fois que vous comparaissez pour violences conjugales ? », le questionne la présidente à l’audience. D'autant que, face à elle, il a réponse à tout : « Je ne la suivais pas, je lui ai déposé une voiture », explique-t-il. Concernant la carte bleue : « On partage tout », dit-il aux enquêteurs. Pour son caractère, plus que désagréable, il lance : « Il y a que quand je lui criais dessus que j’arrivais à lui faire comprendre les choses. »

« C’est toujours de la faute des autres », relève Arnaud Massip, procureur de la République. Soulignant l’absence de remise en question du prévenu malgré ses multiples condamnations pour des faits similaires, le ministère public a requis 4 ans d’emprisonnement à son égard, dont 1 an de sursis probatoire concernant les violences exercées sur sa compagne. Il requiert également une peine de 300 € d’amende pour chacune des deux contraventions liées aux violences sur ses deux belles-filles. Surpris des réquisitions, Alexandre l’a été d’autant plus de la peine. Il a écopé de 6 ans d’emprisonnement, dont une année assortie du sursis probatoire. Dans ce cadre, il doit se soigner et a interdiction de rentrer en contact avec les victimes et de se présenter à leur domicile. Il lui est également interdit de détenir ou de porter une arme pendant 5 ans. En espérant que, cette fois, la peine prononcée ait des conséquences sur le système de pensées d’un homme qui opte systématiquement pour la violence.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Rose Macauley

Actualités

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio