À la tombée de la nuit, les Arènes changent de visage, elles racontent une autre histoire. La pierre devient plus froide. Le silence s’installe là où, le jour, résonnent les pas et les voix. Puis la lumière vacillante des flambeaux transperce l’obscurité. Les ombres glissent sur les gradins et dans les coursives, au podium. L’amphithéâtre romain, presque vide, se transforme en décor d’antiques récits et d’histoires d’amours anciennes et contemporaines.
Romantique
L’atmosphère est feutrée. Achillea la Gladiatrice entre en scène. Elle ne se contente pas d’expliquer, elle incarne. Elle raconte. Elle entraîne le public dans un autre temps, vers la Rome antique. Le personnage d’Achillea est joué par Lyson, médiatrice culturelle, qui prête son énergie et sa voix à cette gladiatrice guide d’un soir. Elle tisse un lien entre la Rome antique et la Saint-Valentin contemporaine. Bien avant l’imaginaire romantique, les Romains célébraient l’hiver par des rites de purification et de fertilité. L’amour y était affaire de mythes, de dieux, de cycles à renouveler.
Les fêtes romaines, leurs symboles, leurs rituels. Sous les flambeaux, le monument bimillénaire nîmois sert d’écrin à une traversée des siècles. L’expérience est sensorielle, le public participe. Le crépitement des flammes accompagne les pas. Les ombres mouvantes se projettent sur la pierre. Les volumes paraissent plus grands. Regarder autrement un patrimoine connu, c'est le pari de la visite.
Visite aux flambeaux de la Saint-Valentin. Arènes de Nîmes (amphithéâtre antique). Réservation : obligatoire en ligne sur le site des Arènes ou auprès de l’office de tourisme
Prévoir des chaussures confortables, une veste chaude, lampe ou flambeau fournis par les organisateurs.
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