Le conseiller régional Fabrice Verdier résume : « La Région a dix ans, il était important de faire un bilan après cette décennie. Nous nous rappelons tous des débats qu’il y avait autour des régions, surtout dans le Gard. Ce choix fondateur a été réussi, nous avons fait région, nous sommes ensemble et cela apporte aux concitoyens de véritables réponses. On a relevé ce défi, la Région est incontournable, mais elle doit devenir résiliente face aux défis climatiques. Le budget 2026 illustre cette volonté d’être ambitieux et de protéger ceux qui en ont le plus besoin. »
L’Occitanie pèse 3,5 milliards d’euros malgré 500 millions d’euros de moins de l’État ces trois ou quatre dernières années (144 millions rien que cette année). 1,15 milliard d’investissements, soit 180 euros par habitant, la meilleure région de France en la matière. « Chaque euro dépensé est un euro utile, c’est pour cela que nous faisons des arbitrages ! », poursuit Fabrice Verdier.
« La Région affronte les difficultés avec pragmatisme. Nous sommes au plus près de cela, on essaie d’anticiper et de faire face aux incertitudes pour faire face. L’environnement, la technologie et le social sont nos trois grands secteurs d’action. Par exemple, dans le Gard, on parle de 325 millions d’euros investis dans les PME ! Nous créons des usines, nous créons des emplois, nous sommes une région attractive grâce à nos 45 000 nouveaux habitants et n’oublions que nous sommes la Région la plus innovante d’Europe ! », ajoute Jalil Benabdillah.
Aurélie Genolher est en charge de la transition écologique et de l’environnement. Un thème cher à la Région et à sa majorité. « On travaille en collectif ! Je n’entends pas assez parler des transitions écologiques et énergétiques, on a l’impression que tout va bien… Le RN a proposé d’étranges amendements lors de notre séance plénière. Nous les avons rejetés car nous préférons un budget d’action, de résistance et d’espoir qui place l’écologie au cœur de chacune de nos actions. Parlons de l’eau, richesse et vulnérabilité. La Région investit. Dans le Gard, l'engagement de la Région est fort. Parler de transition, c'est aussi parler de biodiversité et de ce qui va avec. On prend souvent les compétences de l’État, il nous faut le temps de mettre en place les moyens mais nous avançons bien, notamment sur les zones Natura 2 000 (32 % du territoire gardois, NDLR). Concernant la transition énergétique, nous couvrons un quart des consommations du territoire. Les projets existent souvent grâce à l’engagement des élus locaux. »
Katy Guyot reprend : « On parle agriculture à la Région, nous sommes attachés à l’agriculture occitane, nourricière. Depuis dix ans, nous sommes aux côtés des agriculteurs, nous avons conscience du sujet de la souveraineté alimentaire depuis toujours ! Chaque année, un vice-président de la Région vient rendre compte des dispositifs pris et discute avec les agriculteurs. La Région sait être agile, nous sommes confrontés à toutes ces crises et nous y répondons le mieux possible en doublant le budget de l’agriculture depuis dix ans. C’est un budget sanctuarisé, nous sommes au rendez-vous dans l’urgence comme dans l’accompagnement au quotidien. »
Plus de 1 300 aides ont été attribuées dans le Gard pour un total de 22 millions d’euros depuis dix ans par la Région. La priorité sera celle de relocaliser la production et cela sera évidemment accompagné par la notion de souveraineté alimentaire. L’idée est de soutenir l’agriculture, de la valoriser et d’en faire profiter nos concitoyens car on a beau dire… On peut manger de belles choses issues de nos terroirs et de nos savoir-faire ! Et en faisant cela, on préserve notre biodiversité, nos paysages et notre savoir-vivre.
Concernant la mobilité, le budget le plus important de la Région, mais celui aussi qui contribue le plus au budget vert. C’est Jean-Luc Gibelin qui s’en occupe. La rive droite du Rhône est l’un de ses dadas : « Nous avons multiplié par trois la desserte de Beaucaire, la liaison Nîmes-Alès, c’est 43 % d’augmentation de la fréquentation… On peut aussi parler de nos deux générations du Plan vélo. La gare de Villeneuve-lez-Avignon va rouvrir en 2027 ! La rive droite du Rhône a un aspect positif. Nous sommes sur le terrain et nous continuerons d’avancer dans ce sens, nous sommes la Région de l’innovation. »
La santé, c’est Julie Delalonde qui en parle. « Ce qui nous anime, c’est l’action au quotidien pour un meilleur accès aux soins. La Région fait un choix fort, nous intervenons dans ce cadre qui est une compétence de l’État. Plusieurs leviers sont ainsi activés, comme le recrutement direct de médecins et professionnels de santé. Dans le Gard, nous sommes à 55 500 consultations faites dans les cinq centres de santé ouverts par la Région avec 15 professionnels de santé ! L’aventure se poursuit et se développe car nous facilitons aussi l’installation des médecins libéraux. Dans le Gard, on parle de 17 structures soutenues à hauteur de deux millions d’euros ».
Environ 33 000 professionnels de santé habitent dans le Gard, il faut les accueillir, bien sûr, mais avant cela, il a fallu les former et, là aussi, la Région joue son rôle. Chaque année, on forme plus de 2 500 jeunes dans le Gard pour 15 diplômes ! Sur bon nombre de sujets, l’État se désengage ou tente de le faire, mais la Région tient bon et tente d’œuvrer dans la sérénité. Pas facile ! « Le combat continue ! », conclut Fabrice Verdier.