Le rendez-vous gratuit (tout est gratuit sauf la projection au Sémaphore et le trambus) veut prolonger l’esprit du festival Tinals dans toute la ville, grâce à une construction collective portée par les acteurs culturels locaux. Concerts, karaoké dans le trambus, DJ sets, radios en direct. Une deuxième édition particulièrement pointue musicalement.
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Excentrée à Paloma, au Sud-Est de Nîmes, la nouvelle version de Tinals, désormais concentrée sur les soirées, recherchait un écho en centre-ville. C’est de ce constat qu’est née la première, puis cette deuxième édition des Belles Journées. Une programmation gratuite construite par un collectif d’associations, radios, labels et structures nîmoises. Le off veut garder “la signature de Tinals” tout en laissant une autonomie artistique aux structures impliquées. La FéMAG coordonne l’ensemble aux côtés de Paloma et Come On People. Dans les lieux partenaires du centre-ville, Le Prolé, le Bar du Midi, le Café Olive, Chez Yo, le rooftop du musée de la Romanité ou encore la gare SNCF, le festival imagine un parcours dans la ville fait de concerts courts et proches les uns des autres.
Super concerts gratos
Mercredi soir au Prolé, le duo NORD//NOIR ouvrira la programmation musicale. Le groupe propose un mélange de cold wave, punk et techno “assez énervé”. Une poésie assez frontale, engagée, qui aborde la jungle de Calais, les violences policières ou le patriarcat.
Jeudi, le Bar du Midi accueillera Blue Boys Club (électro-rock frontal et post-punk) puis Catchy Peril, avant la venue de Katy Perry dans les arènes… Les premiers, trio parisien encore sans EP ni album, ont été découverts après coup. Dans la foulée, Catchy Peril prendra le relais. Un groupe marseillais “hyper disco, rock disco”, qui arrive à Nîmes au bon moment, juste après la sortie d’un nouvel album autoproduit.
Samedi, place à Toera à L’Instant T. Seul projet rap de cette édition, la rappeuse lyonnaise est présentée comme un personnage à part dans le rap français. Lauréate du Buzz Booster national, complètement punk dans le hip-hop, son projet est porté par une écriture très technique, faite de punchlines, naïves et de subversion.
Le même jour, le groupe lyonnais Luje apportera une couleur rock psyché plus mélodieuse au Café Olive, avant qu’Ultragama ne transforme le rooftop du musée de la Romanité en dancefloor instrumental. “Zéro platine” préviennent les Toulousains. Batterie, basse, guitare, synthés et basslines percutantes pour un live house joué entièrement aux instruments en 360 sur les toits de Nîmes.
Dimanche, la programmation se terminera sous le signe des artistes féminines. Tessina ouvrira la journée Chez Yo, dans un format folk-rock porté par un duo marseillais. Puis Maévol assurera le closing au Comptoir des Halles. Artiste nîmoise emblématique, elle mélange rap, bass music et DJ set.
Un lien dans la ville
Les Belles Journées ne se limitent pas aux concerts. Le festival veut aussi faire vivre les trajets et les espaces du quotidien. Un pianiste jouera dans le hall de la gare, tandis qu’un karaoké embarqué transformera le trambus T2 reliant la gare à Paloma en scène mobile.
Autre proposition, le petit train touristique nîmois sera accompagné d’un DJ set permettra de croiser patrimoine et musique dans les rues nîmoises. Les radios RAJE et Rayvox installeront aussi des plateaux en direct sur plusieurs lieux afin d’enregistrer concerts, interviews et émissions spéciales. Une manière de diffuser le festival dans tous les quartiers grâce à la FM et aux podcasts.
Enfin, un temps d’échange autour du GIP Cafés Cultures sera organisé le jeudi 4 juin au Café Olive. Le dispositif aide à soutenir l’emploi artistique dans les bars et restaurants. Les organisateurs veulent sensibiliser les lieux et artistes à ces aides, tout en accompagnant les démarches administratives.
Infos pratiques
Le programme ici
Les Belles Journées
Du 3 au 7 juin 2026
Concerts et animations gratuits dans le centre-ville de Nîmes