Le cartel est composé du Mexicain Emiliano Osornio et des « Nîmois » Victor et Clovis. Ils seront opposés à des novillos de Talavante, le tout pour remporter un trophée disputé, celui de la Cape d’or décernée par la peña Antonio Ordoñez.
Qui dit trophée dit souvent jury ! Comme chaque année, il est divers et varié et constitué de membres de clubs taurins et d’artistes. Jean-Luc Benoit le présidera et sera accompagné d’Arnaud Agnel, Philippe Michel, Arlette Brun et Nicole Arbousset.
Le président de la peña, Gérard Quittard, lance les festivités. « Notre peña est aux confluents de l’aficion, la passion, la tradition et la transmission. Créée en 1961, la peña compte 64 membres, a une belle histoire et maintenant, la novillada de la Cape d’or est inscrite dans le cahier des charges de la délégation de service public. »
En 2025, le trophée, alors remporté par Victor qui tentera de doubler cette année, a changé. Passant d’une plaque ornementale à un capote de paseo. Capote que Victor a d’ailleurs portée lors de son passage en feria d’Arles en avril dernier. « Ça nous a touchés », souligne le président Quittard qui a eu l’œil.
Comme la Cape d’or est une course pour laquelle un jury « offre » un trophée, il faut noter les novilleros selon certains critères qui seront rappelés en piste, au micro, juste avant le paseo afin que les tendidos soient bien au courant de la manière dont sont jugées les prestations taurines. Il faut dire que si nous en sommes à la 65ᵉ, 17 n’ont pas été décernées.
« Le trophée est remis en piste à l’issue de la course, juste après l’arrastre du dernier, le temps que le jury, qui assiste à la novillada depuis le palco, finisse de délibérer. La grille de notation est claire, nous notons toute la lidia, de l’entrée du toro à sa mort. Pour gagner du temps sur la décision finale, nous parlons après le second novillo de chaque torero », relèvent les présidents Quittard et Benoit.
Point règlement. Le novillero sera jugé sur l'intégralité de sa prestation depuis la sortie du toro jusqu'à sa mort. Plus précisément au cours du tercio de piques (au moins deux) afin de mettre en valeur la bravoure du toro. Bien entendu, la faena est aussi jugée en fonction des aptitudes du novillo. Pas seulement sur le nombre de passes et la durée, mais sur la capacité du torero à mettre en évidence les qualités du toro et résoudre ses défauts. La mise à mort est jugée plus sur l'engagement et la manière de porter l'estocade que sur son résultat final. Les avis éventuels donnés au torero ne seront pas préjudiciables à la valeur de la faena servie. Enfin, l'attribution du trophée ne dépendra pas exclusivement des récompenses décernées par la présidence de la course, le palco.
À savoir aussi que la tertulia se déroule à l’hôtel de Bernis avec les copains du Col y Toros et peut-être avec les toreros.
Si Victor revient, les novillos de Talavante aussi, espérons qu’ils transmettent un peu plus que l’an passé et que la course permette au petit nouveau, Clovis, qui débutera dans la catégorie, de se montrer sous son plus beau jour !
Pour rappel, c’est lors de l’assemblée générale du 15 février 1963, qu’Adrien Gauttier « Soltero » suggéra de créer un challenge entre les trois toreros de la novillada du 5 mai et de récompenser par une cape de paseo le novillero qui aura exécuté la meilleure lidia. Proposition immédiatement entérinée par les membres de la peña et formation d’un jury présidé par Adrien Gauttier.
Si vous voulez voir le palmarès, c’est par ici !