Le chiffre donne le vertige. Ce sont pas moins de 14 000 personnes qui étaient attendues ce vendredi soir pour vivre une expérience inédite dans les arènes de Nîmes. L'événement, dont les billets ont affiché complet peu après leur mise en vente, s'annonçait comme l'un des rendez-vous culturels majeurs de ce printemps dans le Gard.
Ce 8 mai, Black Coffee proposait une performance spectaculaire, pensée comme une réinvention de son œuvre. Entouré d'un orchestre live disposé autour d'une scène centrale à 360°, l'artiste a fusionné ce qu'il sait faire de mieux : son afro-house emblématique avec la puissance d'un ensemble symphonique. Une formule inédite, pour son tout premier format orchestral en Europe. Dès 17h jusqu'à 0h, les spectateurs ayant rendu l'événement "sold-out" ont vibré au rythme des basses et de la musique.
Black Coffee, une référence
Derrière le pseudonyme se cache Nkosinathi Innocent Maphumulo, né le 11 mars 1976 dans les townships d'Afrique du Sud. Son parcours est à lui seul un roman. À 14 ans, lors des célébrations de la libération de Nelson Mandela, un taxi fonce dans la foule et percute le jeune Maphumulo, qui perd ce jour-là l'usage de sa main gauche. Rien ne semblait alors le destiner aux platines. Pourtant, il persévère, apprend à mixer malgré son handicap, et forge une carrière hors norme.
En 2022, il remporte un Grammy Award pour le meilleur album dance/électronique avec son opus Subconsciously, avant de collaborer à la production exécutive du septième album de Drake. Il s'est depuis imposé comme l'un des noms les plus importants de la scène électronique mondiale. Ce qui l'a amené par le passé à se produire dans les plus grandes places de la planète, du Madison Square Garden de New York aux déserts de Coachella et Burning Man, en passant par la scène principale de Tomorrowland et sa résidence au Hï Ibiza.
Il était accompagné de Sunday Music, un groupe né en 2019 à Lunel, d'une simple fête entre amis dans une cabane de jardin. Connu pour transformer des lieux atypiques en dancefloors géants, Sunday Music a notamment investi le tarmac de l'aéroport de Montpellier et se produira d'ailleurs dans la cité pescalune cet été. Face à eux, Gärten, collectif parisien passé maître dans l'art d'investir des lieux de pouvoir et d'histoire, qui s'est notamment illustré dans des cadres prestigieux comme le château de Chantilly ou la tour Eiffel.