Publié il y a 1 h - Mise à jour le 08.05.2026 - Anthony Maurin - 5 min  - vu 115 fois

TOROS Journée de l’Avenir à Vauvert, promesse tenue !

Novillada sans picadors de la Journée de l'Avenir avec François André, Turquay, Barcelo et La Suerte pour Mathias Sauvaire, Rémy Asensio, Esteban Navarro et Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)

Deux trophées, deux oreilles et une sortie en triomphe après une vuelta avec le ganadero pour Rogelio Pajuelo... Quelle journée ! (Photo Anthony Maurin)

Les arènes Jean-Brunel accueillaient une journée organisée par sept clubs taurins. Au programme, le bolsin Robert Laurent et une novillada sans picadors.

Bolsin Robert Laurent 2026 ganaderia Turquay pour Baptiste Angosto, Sacha Mosti, Rogelio Pajuelo et Julio Martin (Photo Anthony Maurin)
Le public en présence (Photo Anthony Maurin)

L’idée est belle et mérite qu’on la souligne. Sept clubs taurins l’ont eu l’année dernière et, après une première édition réussie, la deuxième avait lieu ce vendredi 8 mai.

Bolsin Robert Laurent 2026 ganaderia Turquay pour Baptiste Angosto, Sacha Mosti, Rogelio Pajuelo et Julio Martin (Photo Anthony Maurin)
Les arènes Jean-Brunel de Vauvert (Photo Anthony Maurin)

Buous I Cavaus, Biou Toros Vaunageol, Toros y Fiesta de Vauvert, El Campo, Les Amis de Pablo Romero, Tendido 51 et Culturafición, voilà l’aficion en action. La journée devait passer entre les gouttes printanières et avec une belle chaleur solaire. La convivialité était de mise avec buvette, restauration, musiques et grosses discussions. Parrain de l’édition, le Nîmois El Rafi semblait heureux de cet honneur et était présent dans le callejon. Il a aussi remis le prix au vainqueur.

Le bolsin Robert Laurent tient sa pépite

Les erales de Turquay, pas les escargots mais bien d’autres « petits gris » d’origine Santa Coloma via Buendia, sont toujours les bienvenus dans de pareilles compétitions car oui, un bolsin est un concours. Ce genre d’encaste permet de voir où en sont les apprentis dans leur technique mais aussi dans leur moral. Ce matin, personne n’a failli.

Bolsin Robert Laurent 2026 ganaderia Turquay pour Baptiste Angosto, Sacha Mosti, Rogelio Pajuelo et Julio Martin (Photo Anthony Maurin)
Pour le bolsin Robert Laurent 2026, le premier de la ganaderia Turquay pour Baptiste Angosto (Photo Anthony Maurin)

Mais, ce matin, pas de gris, trois noirs et un burraco. Pas de banderilles, pas de mise à mort. Des exemplaires qui exigent les papiers, le moins intéressant fut le premier, la course est allée a mas.

Le meilleur des toreros alignés remporte un prix et parfois une place. Le prix sera celui du jour, le Trophée Robert Laurent. La place sera celle que le vainqueur gagnera pour intégrer le cartel de la tarde et avoir la chance de défiler vêtu de lumières aux côtés de trois autres aspirants qui ont plus d’expérience.

Mais avant ça… Parlons des toreros en lice.

Rogelio Pajuelo de l’école taurine Tomas Campuzano-Triana (vainqueur du bolsin Pepe de Montijo 2026 à Bellegarde), Sacha Mosti, de l’école taurine d’Arles et Julio Martin de l’école taurine Adour Aficion et Batiste Angosto de l’école taurine de Béziers.

Bolsin Robert Laurent 2026 ganaderia Turquay pour Baptiste Angosto, Sacha Mosti, Rogelio Pajuelo et Julio Martin (Photo Anthony Maurin)
Baptiste Angosto (Photo Anthony Maurin)

Premier en piste, Baptiste Angosto. Pas de chance pour lui, son macho est compliqué, plus que les prochains, et très exigeant sans permettre grand-chose pour un torero dans la catégorie. Baptiste n’a pas démérité mais n’a pas pu résoudre les problématiques, nombreuses, du bicho.

Bolsin Robert Laurent 2026 ganaderia Turquay pour Baptiste Angosto, Sacha Mosti, Rogelio Pajuelo et Julio Martin (Photo Anthony Maurin)
Sacha Mosti (Photo Anthony Maurin)

Sacha Mosti a sué, mais il s’est arrimé devant un Turquay toujours compliqué. Une charge saccadée, une corne gauche à tête chercheuse et un comportement tantôt noble, tantôt piquant. Les tendidos ne s’y trompent pas et saluent le geste.

Bolsin Robert Laurent 2026 ganaderia Turquay pour Baptiste Angosto, Sacha Mosti, Rogelio Pajuelo et Julio Martin (Photo Anthony Maurin)
Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)

L’Espagnol Rogelio Pajuelo a tout d’un torero qui a de l’avenir. La planta torera, il l’a. Le mental, il l’a. L’entourage, il l’a. Les recours, il est en train de les trouver et, sa connaissance taurine commence à être aboutie. Une gestuelle d’esthète, propre et colorée, un toreo sans vulgarité et avec beaucoup de douceur mais un pouvoir important. C’est lui qui remporte le trophée du bolsin Robert Laurent.

Bolsin Robert Laurent 2026 ganaderia Turquay pour Baptiste Angosto, Sacha Mosti, Rogelio Pajuelo et Julio Martin (Photo Anthony Maurin)
Julio Martin (Photo Anthony Maurin)

Enfin, Julio Martin a, lui aussi, fait l’effort. Comme ses compañeros de cartels il se fera un peu bouger mais il répondra toujours aux assauts du cornu qui ne lui fait aucun cadeau. On l’avait vu en peine à Bellegarde à la mort, ici pas besoin d’aller jusqu’à là mais les conseils de Richard Milian sont nécessaires à la bonne avancée du torero dans la carrière qu’il désire.

Bolsin Robert Laurent 2026 ganaderia Turquay pour Baptiste Angosto, Sacha Mosti, Rogelio Pajuelo et Julio Martin (Photo Anthony Maurin)
Rogelio Pajuelo remporte le bolsin Robert Laurent 2026 (Photo Anthony Maurin)

La novillada sans picadors

Une novillada sans picadors est toujours un régal pour l’aficion et le nombre de spectacles dans cette catégorie ne demande qu’à augmenter. Cependant, il faudrait que les étagères soient un peu plus garnies…

Novillada sans picadors de la Journée de l'Avenir avec François André, Turquay, Barcelo et La Suerte pour Mathias Sauvaire, Rémy Asensio, Esteban Navarro et Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)
Les représentants de l'organisation (Photo Anthony Maurin)

Parlons un peu toros avant d’entrer en piste. Barcelo. Ici, c’est le piémont cévenol que foulent les pupilles d’un élevage qui a choisi des origines Jandilla. À Quissac, au Mas de Sire, du sang du Marquis de Domecq, Sanchez Arjona puis Santa Fe Marton sont venus rehausser le fer qui fut créé il n’y a que 19 ans.

L’exemplaire des Héritiers François André débarque tout droit du Mas de l’Île, à Raphèle et a du sang Santa Coloma et Cobaleda.

Novillada sans picadors de la Journée de l'Avenir avec François André, Turquay, Barcelo et La Suerte pour Mathias Sauvaire, Rémy Asensio, Esteban Navarro et Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)
L'excellent Turquay primé d'une vuelta al ruedo à titre posthume (Photo Anthony Maurin)

La Suerte. Une base de vaches de Gallon et de sementales d’El Torero qui donnent des produits vivant avec plaisir du côté de Clarensac et Saint-Dionisy. En moins de dix ans d’ancienneté, les résultats sont là, le fer avance sereinement.

Turquay. On a vu ça ce matin pour les erales. Les becerros sont du même bois et, comme les Buendia sont là depuis près de dix ans, cela se ressent ! D’Eyguieres, les toros sont venus donner du piquant à la tarde grâce à l’apport de sang Sanchez Arjona. Ce becerro est dans le type, idéal et sera primé en faisant une vuelta à titre posthume et en remportant le trophée du meilleur becerro de la tarde.

Novillada sans picadors de la Journée de l'Avenir avec François André, Turquay, Barcelo et La Suerte pour Mathias Sauvaire, Rémy Asensio, Esteban Navarro et Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)
Mathias Sauvaire (Photo Anthony Maurin)

Mathias Sauvaire, le natif de Marseille ayant grandi à Lançon mais avec de la famille à Alès et passé par l’école taurine d’Arles avant de partir à Madrid revient chez en France pour une grosse session. À Vauvert, il aura une nouvelle fois démontré un engagement certain et une envie de faire le boulot. Il accueille son Barcelo les genoux vissés en terre et tente bien des choses, qui réussissent parfois, comme une paire de belles séries des deux côtés. Hélas, les volteretas l’empêchent d’y voir clair. Le toreo termine sa faena et se dirige vers l’infirmerie pour se faire recoudre sous le nez.

Novillada sans picadors de la Journée de l'Avenir avec François André, Turquay, Barcelo et La Suerte pour Mathias Sauvaire, Rémy Asensio, Esteban Navarro et Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)
Rémy Asensio (Photo Anthony Maurin)

Rémy Asensio, Nîmois, est également parti en Espagne pour apprendre, seul comme un grand, est bien entouré. Competencia oblige, il sera d’ailleurs opposé à Matias dans quelques jours pour un mano a mano en feria d’Alès. C’est Rémy qui a remporté le bolsin Robert Laurent 2025 et qui avait pu intégrer le cartel de la novillada sans picadors. Hélas, il n’avait pas pu montrer tout ce qu’il voulait. Cet après-midi encore, le jeune n’ira pas jusqu’au bout de ses espérances mais aura pu développer un peu sa tauromachie face à son becerro des héritiers de François André. Il s’est mis face au toril, à genou, à l’entrée du toro, il a demandé beaucoup à ce frêle bicho tout au long de la lidia. Peut-être que Rémy a mis un peu trop de pouvoir et pas assez de douceur dans ce duel qui finira mieux qu’il n’a commencé. Une oreille.

Novillada sans picadors de la Journée de l'Avenir avec François André, Turquay, Barcelo et La Suerte pour Mathias Sauvaire, Rémy Asensio, Esteban Navarro et Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)
Esteban Navarro (Photo Anthony Maurin)

Esteban Navarro, vainqueur du Trophée Sébastien Castella 2026, a marqué les esprits. Lui aussi se présente face au toril comme ses compagnons de cartel du jour, il fait frémir les tendidos par cette saine envie de competencia. Les trois français se sont tirés la bourre et ça, c’est à mettre à leur crédit car c’est ce qu’exige la catégorie. Esteban fut moins « propre » qu’à Bellegarde, plus diffus dans les terrains choisis et il ne parviendra pas à se lier avec son exemplaire de La Suerte sorti les pointes en avant. Bien à gauche, on le sentira moins à son aise à droite.

Novillada sans picadors de la Journée de l'Avenir avec François André, Turquay, Barcelo et La Suerte pour Mathias Sauvaire, Rémy Asensio, Esteban Navarro et Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)
Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)

Rogelio Pajuelo termine donc ce cartel en prenant la place qui lui revient de droit après la longue délibération du jury, indépendant, du bolsin matinal. Et autant vous dire que la place qu’il a gagnée, est légitime ! Face à son Turquay (enfin dans le type), il saura appâter la bête et les aficionados par des gestes précis, techniques mais pas ronflants. Tout ce qu’il fait est dans le bon rythme, dans la juste mesure. La planta torera, les détails, la gestuelle, tout y est. Il confirme les belles choses matinales et le succès Bellegardais. Pajuelo, accompagné par Tomas Campuzano, va très vite revenir dans le coin si les empresas ont vu cette course ! Précieux au capote, intelligent à la muleta, sérieux dans ses retranchements, il a parfaitement su s’accorder à la belle et langoureuse charge du Turquay. Le mouchoir bleu tombe, deux mouchoirs blancs aussi, logique ! Comme le Turquay qui a remporté le prix, Pajuelo rafle son deuxième trophée du jour, celui du meilleur novillero de la tarde. Enhorabuena !

Novillada sans picadors de la Journée de l'Avenir avec François André, Turquay, Barcelo et La Suerte pour Mathias Sauvaire, Rémy Asensio, Esteban Navarro et Rogelio Pajuelo (Photo Anthony Maurin)
Deux trophées, deux oreilles et une sortie en triomphe après une vuelta avec le ganadero pour Rogelio Pajuelo... Quelle journée ! (Photo Anthony Maurin)

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