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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 04.03.2018 - florence-genestier - 2 min  - vu 1295 fois

EN IMAGES Pour la 29e fois, Fanfonne Guillierme a été célébrée à Aimargues

Vingt-neuf ans après sa disparition, la femme forte de la Camargue a encore rassemblé hommes, femmes et chevaux autour d'elle.
AIMARGUES-FanfonneGuillierme-mars2018 (10)

La manade Aubanel, aujourd'hui plus que jamais en tête de l'Abrivado . La manade Fourmaud a elle assuré le Roussataïo (photo F. G.)

C'est une fête joyeuse et intergénérationnelle qui, comme tous les premiers week-ends de mars, se déroule à Aimargues ce dimanche.

Au fil de divers temps forts, le village entier célèbre la grande dame de Praviel, née en 1895 et décédée en 1989. Tout cela commence par un joli défilé matinal, avant une messe spéciale à l'église puis une bénédiction des chevaux devant la mairie. Ensuite, direction la place du Château où la manadière légendaire est statufiée depuis 2011, accompagnée de ses animaux préférés. L'Abrivado et le Roussataïo concluent la matinée. C'est le lancement de la saison, la toute première manifestation d'importance.

Sylvie, la maman et les deux petites, Élia et Emma sont venues de Beauvoisin pour cette journée spéciale. En tenue et en poussette d'époque. Fanfonne le vaut bien ! (photo F. G.)

En selle et en couple (photo F. G.)

Au temple, la veille et tout le week-end, s'est tenue une exposition photo célébrant la manadière qui était protestante. C'est la première fois que les protestants locaux célèbrent Fanfonne ce week-end particulier. Une conférence croisée entre Michel Falguières et le photographe Robert Faure a aussi réuni une centaine de personnes samedi soir au temple. À chacun et chacune sa Fanfonne : soit en évoquant un souvenir, comme celui de sa deux-chevaux trépidante remontant les ruelles du village, soit en louant sa passion constructive et contagieuse de la bouvine.

Au micro, Jean-Paul Franc, maire d'Aimargues, entouré de la reine d'Arles et de la reine gardoise du Sénat, Vivette Lopez (photo F. G.)

Qu'on vienne des Saintes-Maries-de-la-Mer ou d'Aigues-Mortes, comme Jacqueline, Marie-Jo ,Jackie ou Mireille, l'important pour ces dames reste de rendre hommage à Fanfonne (photo F.G.)

Micheline Guillierme, petite- nièce de Fanfonne. (photo F.G.)

Au premier rang des invités, on trouvait aussi Micheline Guillierme, née en 1928 à Marseille et qui fêtera donc ses 90 ans en décembre. "C'était une maîtresse femme, ma tante, explique-t-elle. C'était un chef-né. Quand j'étais petite, je la suivais comme un petit chien." Micheline, qui a longtemps travaillé pour l'ambassade de Grande-Bretagne, accorde de plus en plus d'importance à cet hommage.

Un an et déjà en selle avec papa pour la manade Aubanel. (photo F. G.)

Pauline et Faustine attendent les chevaux devant la mairie (photo F. G.)

"S'il y a un au-delà, il me plaît de penser que Philippe Cuillier, Florence Clauzel ou Pierre Aubanel parlent en ce moment ensemble de la terre de Camargue avec Fanfonne", raconte la sénatrice Vivette Lopez dans son discours, évoquant des disparus récents de la profession. Pour sa part, Jean-Paul Franc, maire d'Aimargues, a comme à son habitude fustigé les ennemis des traditions bouvines avant de louer la ferveur mémorielle. À voir le nombre d'enfants présents sur les chevaux ou dans la foule au fil de la matinée, difficile d'imaginer, en constatant simplement la beauté du spectacle d'une place blanche de chevaux et noire de monde, que ces rendez-vous populaires et festifs ne puissent pas trouver un avenir.

Florence Genestier

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