« Wow ! » Les portes de la nouvelle salle gourmande viennent de s'ouvrir ce jeudi 9 juillet 2026. Quelques secondes plus tard, les premiers enfants plongent déjà dans la piscine de Dragibus. Entre les murs rose bonbon, les chamallows, les miroirs déformants, les jeux interactifs, les parents sont autant émerveillés, parfois plus.
Des visiteurs venus du monde entier
Depuis 1996, plus de quatre millions de visiteurs ont franchi les portes de cet ancien moulin installé au bord de l'Alzon, qui sépare le musée de l’usine qui fabrique encore des bonbons aujourd'hui. La première année, 60 000 personnes avaient découvert les lieux. Aujourd'hui, près de 200 000 visiteurs s'y rendent chaque année, dont 40 % pendant la période estivale. Huit sur dix viennent de France, les autres de l'étranger. Le musée Haribo reste le seul musée de la marque dans le monde.
Pour Marina Maurin, directrice du musée, cette fidélité n'est pas un hasard. « Notre objectif, c'est redonner de la joie et de renouveler sans cesse l'expérience vécue par les visiteurs. » Dès le mois de septembre, le site promet d’autres animations.
Quelques minutes avant l'ouverture, Élisabeth est venue avec ses petits-enfants. Il y a plus de trente ans, la Nîmoise venait déjà ici avec sa fille. Aujourd'hui, elle accompagne les enfants de Sophie, Arsène et Valentin. « Dès qu’un de mes petits-enfants vient à la maison, hop, je l'emmène au musée Haribo », sourit-elle. D’autres reviennent ici régulièrement depuis trois décennies. Les enfants d'hier sont devenus parents, parfois grands-parents. « Quand ils nous disent que c'est un plaisir de revenir à chaque visite, on a tout gagné », confie Marina Maurin.
Éternel renouveau
Dès l'arrivée, le ton est donné. Mis en service la semaine dernière, le nouveau parking a été largement végétalisé. Les arbres à essences locales remplacent les espaces minéraux, les sols laissent mieux pénétrer les eaux de pluie. L'endroit abrite une aire de pique-nique, tout comme un parking à vélos relié à la voie verte.
À l'intérieur, un parcours de couloirs et de salles. La première raconte l'histoire de Haribo, depuis les premiers oursons imaginés par Hans Riegel de Bonn (HaRiBo), jusqu'à l'installation de la marque en France. Affiches anciennes, logos historiques, distributeurs de bonbons, recettes et manipulations jalonnent la visite. Uzès y conserve une place particulière.
En effet, les pains Zan continuent d'y être produits, tout comme les Dragibus, dont la recette est née sur le site gardois. Après un passage dans une salle de projection immersive où les images recouvrent les quatre murs, plongeant les visiteurs au cœur du film, une salle de laboratoire où s'alignent des dizaines de tubes à essai remplis de liquides colorés. Les visiteurs sont invités à reconnaître différents arômes et saveurs.
Place aux Dragibus
Dans la nouvelle pièce, les visiteurs entrent dans un univers frais et coloré consacré à Tagada, Chamallow et Dragibus. Ici, ça sent bon la fraise et la guimauve. On rit, on saute, on déforme son image, on goûte, on joue, on plonge. Bienvenue dans la fête des sens. On tente de déchiffrer une phrase prononcée la bouche pleine de Chamallow et on vote pour leur couleur de Dragibus préférée. Au terme de la visite, chacun fabrique son propre sachet de bonbons au moyen d'une machine. Des ateliers créatifs sont proposés sur réservation.
Brigitte accueille les nouveaux arrivés avec le sourire. Quarante-sept ans passés sur le site, d'abord chez Zan, employée à l'usine, puis au musée depuis 2000. Après avoir occupé plusieurs postes dans l'entreprise, elle guide les visiteurs. Marina Maurin tient d'ailleurs à saluer « une équipe qui fait un travail remarquable », indispensable selon elle pour faire vivre un musée qui continue de surprendre, trente ans après son ouverture.
Afin de souffler ses trente bougies, le musée Haribo organise jusqu'au 31 décembre un tirage au sort mensuel permettant de gagner des entrées et des bonbons.
Infos pratiques
Musée du Bonbon Haribo
Pont des Charrettes
30700 Uzès
Tél. 04 66 22 74 39
E-mail : accueil.musee@haribo.com