Axe majeur de la commune, le boulevard Gambetta va être massivement repris. Il est pour l’heure non conforme à la réglementation sur l'accessibilité, avec des trottoirs non normalisés, en deçà de la largeur minimale requise d'1,40 mètre, sans bande cyclable, mais surtout non loin de publics vulnérables malgré une fréquentation élevée, à proximité du lycée Jean Vilar, du collège Mourion et de zones commerciales.
Le projet à 4,5 millions d'euros TTC est d'élargir la voirie de 920 mètres pour atteindre 10,7 mètres de large, avec une chaussée centrale de 6,10 mètres. Une piste cyclable d'1,50 mètre sera créée à l'est, une bande cyclable de même taille à l'ouest, et des trottoirs accessibles et conformes PMR de part et d'autre. Les abribus seront sécurisés, une signalisation ajoutée, les réseaux d'eaux pluviales, usées et potables modernisés, comme l'éclairage public. Les réseaux secs seront enfouis et les sols consolidés.
Des ralentisseurs "évitant le bruit et la casse de véhicules lourds" seront installés. "Les riverains ont été rencontrés, ce pourquoi nous rentrons dans la phase d'autorité publique", assure la maire Pascale Bories. Jean-Pierre Bonifay, adjoint aux travaux, ajoute que "l’aval a été donné par les associations cyclistes". 2,1 millions seront dédiés à la voirie, presque autant pour les réseaux d'eau et 360 000 euros de part communale pour les réseaux secs.
5 hectares de parcelles agricoles pour "redynamiser" la plaine de l’Abbaye
Déjà propriétaire de 3,6 hectares de parcelles agricoles, la municipalité compte acheter une parcelle de 1,4 hectare sur la plaine de l'Abbaye dans le cadre du projet alimentaire territorial, avec pour objectif de produire une "agriculture rurale et nourricière, notamment pour les cantines".
Des négociations sont menées pour obtenir quatre îlots exploitables par des agriculteurs, "L’intérêt est de faire un remembrement pour constituer des terrains plus importants et rentables", avance la municipalité, qui mène une "politique agricole opportuniste".
Le projet est pour l’heure à la phase d'accompagnement des agriculteurs, épaulée par la CNR et la SAFER, avec des réponses attendues en fin d’été. Les agriculteurs visés sont ceux "pas encore implantés sur le territoire ou implantés non loin, comme Sauveterre, mais qui ont besoin de terres supplémentaires" et mènent une "agriculture bio et raisonnée".
Une équipe féminine pour le FC Villeneuve
La restauration de la livrée de la Thurroye coûtera quant à elle 1,43 million HT, dont 590 000 € de part communale. L’objectif est de "favoriser le développement touristique et la valorisation du patrimoine culturel et historique de la vallée du Rhône". En ce sens, 250 000 euros sont sollicités auprès du mécénat de la Compagnie nationale du Rhône.
D’autres travaux concerneront le quartier la Mirandole, le cimetière des Perrières et le chemin des Falaises. L’éclairage public y sera rénové pour 17 000 euros, dont 20 % financés par Territoire d'énergie GARD-SMEG.
Une équipe féminine du FC Villeneuve va voir le jour pour la prochaine saison. Une subvention de 24 000 euros sera alors attribuée au club. Une subvention de fonctionnement annuelle de 27 000 euros profitera à la Chartreuse-CIRCA. La mairie souhaite mieux "flécher" les actions soutenues par les deniers publics.