Publié il y a 1 h - Mise à jour le 18.01.2026 - Anthony Maurin - 5 min  - vu 227 fois

FAIT DU JOUR Julien Sanchez : « C’est parti ! On rentre dans l’arène »

Julien Sanchez, Sylvie Josserand et Yoann Gillet lanceent la liste "Fiers d'être Nîmois" pour le Rassemblement National aux municipales de 2026 à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

Julien Sanchez, au centre, Sylvie Josserand et Yoann Gillet, lancent la liste "Fiers d'être Nîmois" pour le Rassemblement National et l'UDR aux municipales de 2026 à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

Julien Sanchez sera la tête de liste « Fiers d’être Nîmois » du Rassemblement National (et UDR) pour les municipales à Nîmes aux côtés des députés Sylvie Josserand et Yoann Gillet.

Les élections municipales, c’est le moment de chasser la bonne idée, de pêcher les voix silencieuses, de rabattre celles qui se sont éloignées de la vie politique ou, bien sûr, de harponner l’électeur encore indécis. Bref, vous l’avez compris, il faut se montrer sous son plus beau jour et proposer des choses pour espérer gagner. En tout cas, les élections municipales, c’est surtout la confirmation d’une assise sur un territoire. Ici comme ailleurs, les gros partis ont lancé les débats plus ou moins tôt, mais l’essentiel reste d’arriver à l’heure en mars prochain.

Julien Sanchez, Sylvie Josserand et Yoann Gillet lanceent la liste "Fiers d'être Nîmois" pour le Rassemblement National aux municipales de 2026 à Nîmes (Photo Anthony Maurin)
Julien Sanchez, au centre, Sylvie Josserand et Yoann Gillet, lancent la liste "Fiers d'être Nîmois" pour le Rassemblement National et l'UDR aux municipales de 2026 à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

Le RN a quant à lui décidé d’un calendrier plus lent, en écho aux problématiques nationales et à l’instabilité actuelle dans le pays. C’est au cœur du luxueux hôtel de l’Imperator à Nîmes que le parti dévoilait sa tête de liste pour les municipales locales. Lors des précédentes échéances, le RN Yoann Gilet était parti au feu. Cette année, c’est Julien Sanchez qui prend la relève et qui va tenter sa chance nîmoise. « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Nous avons deux députés à Nîmes et six dans le Gard, donc le RN est un parti fort dans le département », lance Julien Sanchez.

L’expérience du maire réélu à Beaucaire avant de l’être à l’Europe sera un précieux atout pour le Rassemblement national. Mais l’enjeu est différent, la strate aussi. Encore vice-président national du Rassemblement national, Julien Sanchez se sent plus légitime que jamais à Nîmes comme au RN. La suite, il verra plus tard. Il mène aussi, pour le parti, la fonction de « patron » des élections municipales au national aux côtés des 650 autres têtes de liste RN. Mais revenons à Nîmes.

Julien Sanchez, fut maire de Beaucaire pendant dix ans avant de passer le témoin à Nelson Chaudon (Photo Archives Anthony Maurin).

« Je ne peux rester spectateur, et comme je l'ai fait à Beaucaire en 2014, j'ai donc décidé de me présenter à cette élection pour présenter un candidat RN sérieux et ayant déjà géré une ville afin de rassurer chacun avec un candidat crédible, car aujourd'hui seul le RN peut battre la liste de l'extrême gauche. »

Le déchirement à Droite a laissé une brèche dans laquelle s’engouffrent le candidat et son équipe. « La situation est grave car l’extrême gauche peut réellement gagner Nîmes en raison de la bêtise et des ego de la Droite. Le maire actuel a battu les communistes en 2001, mais ses dauphins ne sont pas à la hauteur des enjeux. L'un est hautain, méprisant et connu pour ça en ville, il est prêt à poignarder celui qui lui a fait confiance en politique et qui lui a donné un emploi et sa chance. » Voilà pour Julien Plantier...

Maintenant, c’est Franck Proust qui doit avoir les oreilles qui sifflent. Les deux, selon Julien Sanchez, arriveraient en troisième et quatrième position au premier des prochaines élections.

Julien Sanchez, Sylvie Josserand et Yoann Gillet lanceent la liste "Fiers d'être Nîmois" pour le Rassemblement National aux municipales de 2026 à Nîmes (Photo Anthony Maurin)
Une surprise ? Julien Sanchez va mener la liste du RN et de l'UDR pour les municipales 2026 à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

« L’autre ? Le premier adjoint actuel, président de Nîmes métropole, prétend diriger la ville avec l’ensemble des habitants, mais il n’arrive même pas à rassembler son propre camp. Comment veulent-ils diriger et rassembler les Nîmois ? À ce jour, c’est fini pour eux ! On a tout essayé... Ma première élection était déjà à Nîmes en 2011 aux cantonales contre Franck Proust. Ça fait longtemps que je suis ici, et je sais que Franck Proust n’a pas cette intelligence collective que j’attendais. »

Les électeurs choisiront-ils la main tendue par le RN ? La politique politicienne n’intéresse pas le candidat, mais, selon lui, elle a coûté cher à la Droite locale. « Entre celui qui poignarde ses amis et celui qui n’a pas l’intelligence politique de faire l’union en ayant le courage de nous rejoindre, ces gens sont éliminés. Après, c’est de l'arithmétique, car rien ne peut se faire sans nous ! Laisse-t-on les communistes gagner ou faisons-nous en sorte d’avoir une liste crédible en face ? Nous prenons nos responsabilités. J'aurais pu rester au Parlement européen, je n’ai aucun intérêt à le faire pour l’appât du gain, car mon salaire sera divisé par deux… Mais je suis le candidat qui va rassurer les électeurs. Beaucoup de Nîmois connaissent Beaucaire, les gens y sont contents et tout s’y passe bien. »

Le RN n’a encore rien dit de son programme et sa liste sera dévoilée dans quelques semaines, en février probablement. Un tract sera distribué dans les boîtes à lettres, l’équipe va aller au contact des Nîmois dès aujourd’hui.

Julien Sanchez, Sylvie Josserand et Yoann Gillet lanceent la liste "Fiers d'être Nîmois" pour le Rassemblement National aux municipales de 2026 à Nîmes (Photo Anthony Maurin)
Julien Sanchez, Sylvie Josserand et Yoann Gillet sur la liste "Fiers d'être Nîmois" pour le RN à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

« Nous proposons aux Nîmois de mettre le paquet sur la sécurité. J’y paie des impôts depuis 15 ans, les moyens ne sont pas mis là. Il y a un besoin de policiers municipaux, plutôt 300 que les 160 actuels. Je ne tape pas sur Jean-Paul Fournier qui a fait du travail, notamment avec AEF. Il avait une vraie passion pour Nîmes. Les finances de Nîmes métropole ne sont pas bonnes. Quand on les regarde, je me demande ce qui a changé depuis que monsieur Lachaud n’y est plus… Qu’ont fait ces gens pendant six ans ? »

En 2020, sur 88 252 inscrits, 28 612 votants étaient allés aux urnes au premier tour, et 28 576 pour le second. Avec un peu plus de 4 000 voix au premier tour en 2020, Yoann Gilet avait dépassé les 14 %. Il avait fait un peu plus de 12 % au second tour (un peu plus de 3 500 voix). Il était alors allié avec les partisans de Thierry Mariani (la Droite populaire).

Des urnes nîmoises (Photo Archives Anthony Maurin).

« Le choix est clair entre l’extrême gauche anti-flic qui va proposer une économie désertique et notre liste « Fiers d’être Nîmois ». Beaucoup d’habitants du Gard aimeraient avoir un maire RN. La proximité ? Elle manque, comme la réactivité, à Nîmes. C’est important, il faut écouter les gens qui s’engagent, y compris ceux des comités de quartier, même quand ils critiquent. Mais c’est valable sur tous les sujets, j’ai aussi vu les étaliers des Halles et c’est la même chose. Il faut tenir parole et engagement, comme j’ai fait à Beaucaire »

Il y a déjà des élus RN au conseil municipal de Nîmes. Actuellement, Laurence Gardet, Thierry Jacob, Abderzak Berkani et Laenny Brito de Sousa siègent dans l'opposition. Seront-ils de l'aventure ? La Droite, déjà scindée, va-t-elle imploser ? La Gauche devra-t-elle agir ou réagir ? Liste et programme du RN arriveront quelques jours avant le dépôt des dossiers de candidatures, au dernier moment pour ne pas s'épuiser pour rien dans la bataille.

« C’est parti ! On rentre dans l’arène, il y en a pour deux mois. J’ai déjà été maire. Vous pouvez faire un autre choix que celui des communistes, mais il n’y aura pas d’autres choix ! », conclut Julien Sanchez.

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