« Allez maman », crient les enfants de la première femme ayant franchi la ligne d’arrivée du marathon organisé ce samedi 28 mars, au cœur des salins d’Aigues-Mortes. C’est Ingrid Gautier qui a décroché la première place féminine lors de cette première édition de "La baleine en course", avec un chronomètre de 3 heures 51 minutes et 59 secondes. Elle passe au scratch en 24e position sur 157 participants. « C’était fait pour moi », lance la coureuse, habituée aux chemins grâce à ses entraînements au trail.
Côté hommes, Arnaud Ratignier s’est imposé sur le marathon (2h53), avec un mot pour cette première édition de l’événement qu’il décrit comme « magnifique ». Antoine Hocquet (3h03), lui, a pris la deuxième place, suivi par Aurélien Thoulouze (3h15), sur la troisième marche du podium. « J’ai pris une claque, les paysages étaient incroyables », explique Antoine, très vite remis de son effort.
Sur des parcours roulants, les coureurs de tous les niveaux ont pu repousser leurs limites sur 5, 12, 16, 21, 30, 42 ou encore 58 km. Partis à 6h du matin, les 87 coureurs du 58 km surnommé "l'Ultra-baleine" ont donné de leur personne. Une course plate, qui s’est clôturée par une jolie côte dans les derniers kilomètres. Un passage décrit comme « le moment plaisir de la course » par Luc Giroux, le vainqueur de l’étape, en un peu plus de 4h30. « Le vent de face pendant 30 km, c’était horrible », dit Léo Poirot, arrivé deuxième à l’issue de plus de 4h35 d’effort.
Vive le vent
Au détour d’une rafale de vent, bien présent en cette journée de mars, les deux mille coureurs ont arboré leur meilleure tenue de sport. Classique, pour certains, et plus folklorique, pour d’autres. Inscrits sur le 5 km, Léa, Marine, Vincent et Marie ont préféré le déguisement de poisson. Un choix de circonstance, à deux pas de la mer et des salins aux reflets roses. Stéphane et Philipe, micro à la main, ont su animer la journée entre départs successifs et arrivées de champions.
Cette première édition a été un succès tant pour les coureurs que pour les spectateurs. « Il n’y a eu aucun problème de parcours, c’est rare », dit Antoine, faisant état d’un « balisage exceptionnel », avant de remercier les équipes présentes sur le parcours. Les distances les plus abordables ont d’ailleurs fait le plein. Autour d’un ravitaillement bien mérité, nombreux ont été les champions espérant l’organisation d’une seconde édition.