Objectif Gard : Vous avez repris le flambeau d’André Sauzède. Qu’est-ce qui a changé ?
Véronique Martin : Pas tellement de choses… J’ai été première adjointe pendant deux mandats et j’ai effectué quatre mandats au total dans la commune. Les responsabilités, je les exerçais déjà, même si, en tant que maire, le dernier choix nous revient. J’ai une équipe qui s’est mise très vite au travail (…) J’ai assez vite trouvé mes marques. Je connais tout le monde, je sais comment ça fonctionne.
« Je tranche sur les dossiers »
S’asseoir dans le fauteuil du maire, cela vous a-t-il fait quelque chose ?
Très honnêtement, je ne suis pas beaucoup assise ! Après, bien sûr, c’est très particulier : pendant deux mandats, j’étais assise de l’autre côté avec André Sauzède.
L’ancien maire a été élu sur la liste avec vous. Quelle place a-t-il au sein du conseil municipal ?
Il a voulu prendre du recul, il a dû venir deux fois. Il est membre de commissions qui profitent de ses compétences et de son expérience : il est avec nous au syndicat des eaux de la Vaunage ou sur l’église, qui fait l’objet d’un gros chantier de réparation, le mur nord étant en train de se désolidariser… Nous sommes dans la continuité des actions entreprises.
Reprise de la Maison du Boutis
Qu’est-ce qui vous distingue de la gestion de votre prédécesseur ? Quelle est « la touche » Véronique Martin ?
Ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question… Je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit qui ait changé. Après, certains me l’ont dit, ils me voyaient surtout dans le rôle de celle qui suivait le maire. Forcément, en tant que première adjointe. Là, j’ai un caractère plus affirmé. Après discussion et concertation, je tranche sur les dossiers.
Quels sont les projets que vous avez entrepris pour ce nouveau mandat ?
On continue la réhabilitation de l’église. Il y a aussi la Maison du Boutis, qui présente une collection unique de broderies, dont la commune va récupérer la gestion. Jusqu’à présent, cette maison est gérée par la seule maître d’art de France, Francine Nicolle. Nous devons faire des travaux pour la conservation de ce savoir-faire (…) En septembre, d’autres chantiers vont démarrer sur la voirie, les trottoirs, les cheminements doux. D’ailleurs, on mène aussi une réflexion sur le stationnement. En matière de tourisme, nous aimerions axer notre Maison de l’information sur le tourisme patrimonial. Ma première adjointe, Anne Bayle, qui travaille à la Chambre de commerce et d’industrie, est spécialiste de cela.
Vous avez été élue, lundi, vice-présidente de l’EPTB du Vistre Vistrenque. Quels sont les travaux que ce syndicat engage sur votre commune ?
Nous avons une étude de renaturation du ruisseau de l’Escattes en cours. C’est un affluent du Rhony. Nous avons une partie bétonnée au milieu du village. Le but est de protéger ce milieu aquatique et sa biodiversité. Nous allons voir comment nous pouvons aménager les berges… Le comité de pilotage est en marche.
Quel avenir pour la cave coopérative ?
L’avenir de la cave coopérative a été un enjeu de la campagne municipale. Que va-t-elle devenir ?
Elle est en vente. J’ai déjà eu des réunions avec VPA (Vignerons Propriétés Associés), des propositions ont émané. Je veux vraiment associer tout le monde à ce projet. L’équipement est stratégique, à l’entrée du village. En plus, c’est l’histoire de Calvisson, c’est ce qui a fait la richesse de Calvisson. Cela fait partie de la richesse du patrimoine de la commune, avec une belle façade que j’aurais aimé faire classer, de l’architecte Henri Floutier, avec des médaillons du sculpteur Armand Pellier.
Le maire de Combas a réhabilité sa cave coopérative, d’ailleurs avec des commerces et entreprises…
Oui, je l’ai visitée à deux reprises. C’est très bien. D’autant qu’il a mené un peu tout seul ce projet. Le Pays de Sommières n’était pas dans une stratégie pour l’aider. Il a du mérite.
Un dernier projet ?
Nous allons inaugurer, le 29 mai à 11 heures, la place du Pont. Un gros chantier de près de 1,5 M€. Sur ce dossier, nous avons très bien été aidés par le Conseil départemental et l’État. Le chantier a été un peu compliqué vis-à-vis des commerçants : nous avons mis en place une indemnisation. Une première phase a été traitée et une deuxième phase arrive bientôt. Ce ne sont pas des fortunes mais cela compense un peu.
Enfin, quelles sont vos relations avec le Pays de Sommières ? Lors du conseil communautaire d’installation, vous avez échoué à vous faire élire à une vice-présidence. Aujourd’hui, Calvisson est représentée par l’opposition dans l’exécutif communautaire…
Oui. Ça se passe de commentaire.
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