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Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 22.12.2022 - Sacha Virga - 3 min  - vu 321 fois

FAIT DU SOIR Le grand retour du froid et de ses problèmes

Coronavirus | Coronavirus
(Image d'illustration) - BELPRESS/MAXPPP

Ces dernières semaines, les températures ont commencé à flirter du côté négatif du thermomètre, amenant dans ses valises sa noria de maladies saisonnières. On y retrouve la covid-19 bien entendu, dont les prises de rendez-vous pour vaccination explosent, mais également la bronchiolite, la grippe ou encore la gastro. 

Ce n’est pas l’affluence des pires jours de décembre 2021. Pas de file d’attente interminable, ni de rupture de stock. Mais les pharmaciens nîmois ont constaté un retour de la covid. Devant chaque officine, une affiche rappelle qu’il est conseillé de porter le masque, mais à l’intérieur, la consigne n’est pas toujours respectée. Pourtant, avec la fin des beaux jours, l’insouciance commence à laisser place à quelques précautions. « Nous avons noté une hausse des ventes d’autotests », explique-t-on à Nîmes à la pharmacie Notre-Dame où l’on effectue entre 12 et 14 tests par semaine.

Toujours dans la ville préfecture, à la pharmacie Jean-Louis Sammut, place de la Bouquerie, il n’y pas d’effervescence particulière, mais on a remarqué « plus de cas positifs ». Le virus refait surface à Nîmes et dans l’officine de la Maison carrée, Vincent, le gérant, le confirme : « Tout ce qui concerne la covid est en augmentation. En trois jours, nous avons fait autant de vaccins qu’en un mois. » Éric José, le président du syndicat des pharmaciens apporte quelques précisions sur la situation de la covid dans le Gard : « Il y a eu une grève des laboratoires la semaine dernière, donc les personnes qui n’ont pas pu faire un PCR se sont reportées vers les tests antigéniques en pharmacie. Il est important de noter qu’il n’y a aucune tension sur les tests ni les vaccins ».

En plus des pharmacies, les médecins généralistes sont aussi habilités à appliquer la petite seringue pour vacciner contre la covid. Cependant, même si les conditions pour conserver le liquide à injecter sont moins rigoureuses qu'il y a plusieurs mois, il demeure compliqué en termes de logistique, comparé au vaccin contre la grippe où il n'y a besoin que d'un seul flacon.

Le docteur Alain Henner, généraliste à Nîmes, est dans cette situation : "Je ne peux pas vacciner contre la covid parce que c'est trop compliqué pour moi, cela demande trop de personnes à mobiliser", explique-t-il, avant d'ajouter : "Par contre, je les incite à le faire. Il y a beaucoup de pharmacies qui vaccinent." Interrogé aussi à propos du vaccin contre la grippe, il déclare ne pas avoir plus de demandes que l'année dernière.

La covid, mais pas seulement...

La vague de froid que nous avons traversé, a provoqué un afflux assez conséquent de maladies. Nous l'avons constaté lors de l'élaboration de notre article, lorsque nous avons souhaité joindre des médecins généralistes. La plupart d'entre eux étaient très occupés, leurs secrétaires nous répondant au téléphone que le docteur croulait sous les consultations. 

Pas seulement liées à la covid d'ailleurs. On recense aussi des rendez-vous liés au virus de la grippe, qui serait plus virulent cette année, la bronchiolite pour les plus jeunes, même si elle peut se manifester chez les adultes ou encore les gastros. Toute cette conjoncture participerait selon Claude Rols, directeur de l'Agence régionale de santé, à la saturation des établissements médicaux : "Il y a encore une pression Covid toujours présente, on pourrait bien avoir atteint le plateau de la 9ᵉ vague", déclare-t-il. 

Le directeur départemental de l'ARS Claude Rols recommande de respecter les gestes barrières pour tous les virus et pas seulement la Covid-19 • Norman Jardin

En parallèle, le Monsieur Santé du département affirme que nous sommes en deuxième semaine de grippe, avec un taux de circulation aussi élevé que le pic de la semaine dernière. Ajoutez à cela, une période de vacances où le personnel de santé cherche à récupérer d'une année de travail toujours compliquée, cela raréfie un peu les créneaux. Un tout qui serait la source de ce boom de consultations. Il rappelle, par ailleurs, que les gestes barrières (gel hydroalcoolique, masque, distanciation sociale...) ne doivent pas être appliqués uniquement dans le cadre de la covid, mais pour toutes les maladies.

Le 19 décembre, le directeur de l'ARS nous donnait le chiffre de 1291 vaccinations effectuées dans le Gard, un chiffre en augmentation depuis le 21 novembre : "En deux semaines, on a quasiment doublé le nombre de vaccinations quotidiennes. Il y a des populations qui sont plus à risques que d'autres, à savoir les personnes avec des problèmes de santé ou de plus de 60 ans." Pour lui, la vaccination doit donc se poursuivre sur les personnes fragiles, d'autant plus que leur immunité diminue avec le temps et que des hospitalisations ainsi que des décès sont encore à déplorer.

Norman Jardin

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