Publié il y a 1 h - Mise à jour le 02.04.2026 - Sacha Virga - 2 min  - vu 26 fois

GALLARGUES-LE-MONTUEUX L'entreprise DMS rentre dans une nouvelle dimension

DMS BEI prêt

Une signature pleine de sens

- Sacha Virga

La Banque européenne d'investissement (BEI) a accordé un prêt très conséquent de 20 millions d'euros à la société DMS, spécialisée dans le développement, la conception, la fabrication et la commercialisation de systèmes d'imagerie médicale destinés principalement à la radiologie numérique et à l’ostéodensitométrie.  

Outil de financement très important pour les entreprises de l'Union européenne, la Banque européenne d'investissement (BEI) soutient des projets d'innovation importants dans des écosystèmes stratégiques, où les fonds peuvent manquer. Depuis deux ans, elle a développé une activité importante dans le financement de la sécurité de la défense. En 2025, quatre milliards d'euros y ont été consacrés, pour des petites entreprises assez diverses et innovantes. En France, dans le domaine de la santé, la BEI est un énorme financeur. Depuis une vingtaine d'années, pas moins de 7,4 milliards d'euros ont été investis dans des projets, notamment dans des infrastructures ou des rénovations d'infrastructures telles que des constructions d'hôpitaux ou leurs réhabilitations.

Une de leurs nombreuses activités : le prêt participatif. Cela consiste à prêter de l'argent à des entreprises de type PME ou qui ont du moins passé le cap de la start-up, et qui ont des besoins de capitaux et de fonds propres pour se développer. "On a mis en place un instrument qui permet de mettre ces entreprises prometteuses dans des conditions de financements optimales, sur des secteurs prioritaires de l'Europe", développe Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. Ce prêt de 20 millions d'euros accordé à la société DMS lui permettra donc de devenir plus compétitive.

Une thématique toute particulière a retenu l'attention du financeur européen, à savoir la diffusion dans le corps de médicaments pour une longue durée. "Ce sont des métiers extrêmement techniques qui nécessitent beaucoup de recherches et de financements, pour des résultats assez exceptionnels", poursuit le vice-président.

De petite société à grande ambition

"Si aujourd'hui, la BEI est là, c'est parce qu'on a pu suivre le programme ÉTIncelles", conçoit Samuel Sancerni, PDG de la société DMS. Mis en place par l'État, cet outil dédié aux PME a permis à la société gallarguoise de bénéficier d'une certaine visibilité et progresser. C'est après 18 mois de travail intense que ce contrat a enfin pu être signé, un soulagement et une fierté pour l'entreprise à la fois gardoise et montpelliéraine. Cette signature permettra de développer les salles de radiologie 100 % autonome, pour prendre en charge des patients dans des problématiques de déserts médicaux, et éviter des soucis de gestion de ressources humaines. "L'intelligence artificielle va être un vrai changement dans nos métiers", explique Samuel Sancerni. Il est donc important de développer dans les quatre ans qui arrivent, des outils innovants, pour une prise en charge des patients plus autonome et sûre.

"À l'époque, cela s'appelait la BPI, et elle nous a énormément soutenus lorsque nous étions en difficulté en 2022", rappelle le patron de la société. Sans cet appui décisif à ce moment-là, peut-être que la suite n'aurait pas été aussi rose.

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