Un membre du syndicat FSU s'est adressé au président du Conseil départemental à propos de la réforme des collèges.
L'occasion était trop belle. Ce devait être une simple visite de courtoisie pour cette rentrée 2015, mais le président du Conseil départemental en a pris pour son grade. Alain Goudard, secrétaire Général Adjoint, a souhaité s'adresser à "l'homme politique", de surcroît encarté au Parti Socialiste, concernant la réforme des collèges entreprise par le gouvernement. Gel des salaires, conditions difficile d'enseignement, publication tardive des nouveaux programmes, "80 % des personnels considèrent qu'il y a un manque de lisibilité" a t-il affirmé, s'en prenant à "l'empilement des politiques successives", face à un Denis Bouad attentif, mais quelque peu surpris.
Le plan numérique, l'une des mesures phares du gouvernement, n'obtient pas non plus les faveurs du syndicaliste : "Il n'y a personne pour assurer la maintenance des installations pour cette rentrée. Le ministère nous vend une réforme des collèges désapprouvée par l'ensemble des personnels". Le président de la région a déclaré "partager l'analyse. Mais vous voyez le verre à moitié vide, moi, je le vois à moitié plein. il y a des gouvernements qui suppriment des fonctionnaires, d'autres qui en crée. D'accord, ce n'est jamais assez" a t-il répondu, sous l’œil des quelques enseignants, membres du cabinet et journalistes présents dans la salle.
Une légère altercation qui s'est terminée par une note d'humour de Denis Bouad faite aux enseignants : "Vous pouvez mieux faire. C'est ce que vous me dites depuis 60 ans". La visite de l'établissement s'est terminée par un discours où le président a confirmé l'ouverture du collège de Bellegarde pour 2016.
Baptiste Manzinali