Publié il y a 1 h - Mise à jour le 13.02.2026 - Propos recueillis par Sacha Virga - 4 min  - vu 586 fois

L'INTERVIEW Pierre-Louis et Stéphanie Bonfils : "On vit dans la peur que l'étal s'effondre à tout moment"

La Pichouline Halles de Nîmes

Stéphanie et son père Pierre-Louis

- Sacha Virga

Plusieurs mois après avoir alerté sur les dégâts causés à son étal des Halles de Nîmes, Stéphanie Bonfils affirme en avoir subi un cinquième et lance un nouveau cri de détresse auprès de la Socri et de la Ville.

Objectif Gard : Comment la situation a-t-elle évolué depuis notre dernier article, fin novembre ?

Pierre-Louis Bonfils : On en est toujours au même point. C'est-à-dire que la mairie et la Socri n'ont pas donné signe de vie malgré les lettres recommandées et les mises en demeure, ainsi que toutes les démarches que l'on a faites pour avoir une réponse à nos questions. On a été impactés, les travaux des Galeries Lafayette réalisés par la Socri avec la mairie nous ont créé pas mal de dommages. À ce jour, nous sommes à cinq sinistres qui n'ont pas été réglés. Personne ne veut assurer la paternité de l'enfant. Nous sommes allés voir les élus, à savoir l'adjoint au maire Christophe Pio, qui nous a garanti qu'il allait trouver une solution avec la Socri en dédommagement et qu'il ne nous laisserait pas tomber. Et on a plus aucune nouvelle...

Vous avez subi un cinquième sinistre récemment, quand exactement ?

Pierre-Louis Bonfils : On avait toujours de la poussière qui tombait dans le banc, et je disais à ma fille que ce n'était pas normal. Je pense que les derniers travaux qu'ils ont faits nous ont apporté un lot de complications. Et quand nous avons fait venir un huissier sur ntore banc, il a constaté de nombreux débris, câbles et plastiques, et presque six centimètres de poussière. Chaque fois que nous ouvrons notre volet roulant, il y a un appel d'air et de la poussière tombe. Après le constat, on a prévenu la ville de Nîmes et la Socri. Cette dernière, responsable des travaux, a fait nettoyer par la mairie. Maintenant, le faux plafond menace de tomber. Messieurs Debaux et Astier sont venus constater et devaient faire le nécessaire, mais à ce jour rien n'est fait. Que les personnes responsables aient la décence de reconnaître les fautes qu'elles ont faites, de nous recevoir ou de nous faire un courrier.

La Pichouline
L'étal de la Pichouline a subi de nouveaux dégâts • Sacha Virga

Stéphanie Bonfils : Juste avant les fêtes, le mur se détachait, je ne pensais pas que c'était si important. J'ai fait venir la mairie qui a constaté que c'était en nettoyant le dessus de mon étal que le banc se serait affaissé. Et ensuite, je n'ai plus eu de réponse, ni des uns ni des autres. Ils m'ont fait travailler pendant les fêtes en me disant que ce n'était rien, mais je n'ai pas envie que ça fasse comme au Chalutier Nîmois. On vit dans la peur que l'étal s'effondre à tout moment. Je ne suis pas Nîmes Olympique peut-être, et ne suis pas assez importante à leurs yeux.

Qu'est-ce que vous attendez de la part de la mairie ?

Stéphanie Bonfils : Quand on s'engage dans quelque problème que ce soit, on tient ses engagements ou sinon on dit rien et on ne laisse pas attendre les gens sur le banc de touche pendant qu'ils s'occupent des autres à notre détriment. Je pensais sincèrement que Franck Proust m'aiderait parce qu'il me l'a promis. À plusieurs reprises, il est venu avec ses élus en me disant qu'ils allaient trouver la solution. Depuis, il ne me répond pas au téléphone alors qu'il est passé me voir pour me souhaiter les vœux. Tous les lundis, j'appelle le cabinet de Franck Proust.

Et vous avez pris la décision de contacter certaines émissions de télévision...

Stéphanie Bonfils : Je voulais attendre au maximum avant d'en arriver là. J'ai eu les équipes de Julien Courbet et Cyril Hanouna qui prendront le relai si la mairie ne fait rien.

Avez-vous pu discuter de ceci avec d'autres étaliers ?

Pierre-Louis Bonfils : Il n'y a pas vraiment de cohésion de groupe. Mais de toute façon la justice est saisie et on ne restera pas comme ça. Si on tombe, d'autres tomberont. On ira jusqu'au bout quitte à ce que ça me coûte cher.

Combien de temps pourrez-vous tenir dans cette situation ?

Stéphanie Bonfils : Si je n'ai pas de solution, je fermerai la boutique à la fin de l'année. Pour le moment, je n'ai pas le goût à trouver autre chose. Je demande 100 000 euros de réparation, avec toutes les preuves que j'ai pu recueillir. Et ce qui me peine le plus, c'est que je n'ai plus confiance en personne. 

Christophe Pio
Christophe Pio, adjoint à Nîmes délégué aux Halles, Foires et Marchés • Sacha Virga

Christophe Pio : "La ville de Nîmes n'a rien du tout contre la famille Bonfils"

"La ville de Nîmes n'a rien du tout contre la famille Bonfils, c'est une famille qui est là depuis plus de 50 ans. Mes enfants allaient acheter de l'ail confit là-bas. Il y a eu une réunion en mars dernier, je leur avais expliqué que ce n'était pas à la Ville d'indemniser des gens qui étaient sur le domaine public. Je sais que la Socri leur avait proposé une somme qui ne leur avait pas convenu. Ils demandent 100 000 euros mais à quel titre ? Sachant que David Bruguier, le Veau d'or et Sylvain Crégut ont été indemnisés. Ils ont été plus impactés parce qu'ils ont dû fermer, et ils ont obtenu trois fois moins que ce qu'ils demandent. S'il y a un problème avec un étalier et que la ville est responsable, on a des assurances. Qu'ils fassent un constat et on le transmettra", affirme l'adjoint aux Halles, Christophe Pio.

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