« À l’issue de la réunion syndicale organisée ce lundi 9 février 2026 par la section locale du SNES-FSU, plus d’une cinquantaine d’enseignants du lycée Albert Einstein ont dressé un constat alarmant de la dégradation du climat scolaire et formulé des demandes urgentes pour garantir la sécurité et la sérénité de tous au sein de l’établissement », est-il écrit.
Les enseignants dénoncent « une multiplication des incidents graves (agressions physiques et verbales, dégradations, intrusions, jets d’objets, etc.) qui mettent en danger la sécurité des élèves et des personnels », mais aussi, « Malgré le plan Vigipirate en vigueur, les entrées et sorties de l’établissement (qui) restent insuffisamment contrôlées, permettant à des individus extérieurs de pénétrer facilement dans l’enceinte du lycée. Les élèves eux-mêmes expriment un sentiment d’insécurité croissant, certains demandant même l’organisation de cours de self-défense. »
Les enseignants disent par ailleurs « regretter un manque de soutien de la part de la direction, certains propos tenus par des membres de l’équipe de direction ayant été perçus comme minimisant la gravité de la situation et la dignité des personnels. »
Et ils demandent : « Une gestion plus ferme et rapide des incidents graves, avec une communication systématique à la proviseure et des sanctions disciplinaires dissuasives », « Un renforcement des moyens humains : présence accrue des personnels de vie scolaire et des membres de direction, notamment à l’entrée du lycée, et création de postes d’AED supplémentaires », « L’installation de caméras de vidéosurveillance dans les couloirs et à l’entrée, pour dissuader les incivilités et faciliter l’identification des auteurs d’actes répréhensibles », « Une refonte de la gestion des portillons d’entrée pour limiter les flux incontrôlés d’élèves et sécuriser les accès », « La signature effective du règlement intérieur par les élèves et une meilleure information des parents via Pronote » et « La mise en place de mesures de responsabilisation pour les élèves sanctionnés, en partenariat avec des institutions extérieures (associations, mairie, police). »
Les enseignants disent avoir demandé « l’organisation d’une réunion plénière exceptionnelle dans les plus brefs délais, afin d’aborder collectivement ces enjeux et de restaurer un climat de confiance et de sérénité, indispensable à l’exercice de leur métier ». À ce jour, la direction du lycée a proposé « une demi-journée de réflexion à la rentrée des vacances d’hiver », précisent-ils. Selon nos informations, un préavis de grève a été déposé pour le jeudi 19 février.
Nous avons tenté de joindre la proviseure du lycée Anne-Sophie Greselle ce vendredi, sans succès.