"On est très fier d'accueillir la Garde républicaine pour un concert unique et exclusif", savoure le colonel Emmanuel Casso, commandant du groupement de gendarmerie du Gard, qui réalise un doux rêve depuis sa prise de fonction : celui de faire revenir l'orchestre d'harmonie de la Garde républicaine en concert à Nîmes. Ce sera le cas dans le tout nouveau Centre des Congrès, le 4 avril prochain à 21 heures. "La fanfare à cheval était venue il y a 13 ans lors de la Feria de Pentecôte mais l'orchestre cela date de 2003 et un gala de charité dans les arènes après les inondations de 2002", rappelle le patron des gendarmes gardois.
Un grand retour 23 ans après, on peut donc parler d'événement. La Garde républicaine se décline en trois formations. L'orchestre d'harmonie joue lors des cérémonies officielles et des dîners d'État organisés à l'Élysée. Il se produit sur le territoire français et aussi à l'international. "C'est d'une grande rareté de pouvoir les faire déplacer", insiste Emmanuel Casso qui a souhaité que tous les bénéfices du concert soient reversés au profit de la Fondation Maison de la Gendarmerie. Reconnue d'utilité publique, elle oeuvre depuis 80 ans en faveur des veuves, des orphelins, ainsi que tous les personnels de la gendarmerie et de leurs familles confrontés à des situations de détresse lors de drames tels que le décès, la blessure, le handicap ou la maladie.
450 places vendues à 450 euros
En 2025, la Gendarmerie nationale déplore neuf personnels décédés et 10 816 blessés dans l’exercice de leurs fonctions dont 51 gendarmes gardois. Ils sont d'ailleurs invités à assister au concert. Au-delà de l'aspect caritatif, ce concert illustre aussi une volonté de rayonnement de la Gendarmerie du Gard dans le département et d'assumer cet ancrage territorial. Sur les 700 places du grand auditorium, 450 places sont mises en vente au tarif de 45 euros pour le grand public. Le reste est réservé pour les blessés de la gendarmerie et à un tarif préférentiel pour les gendarmes.
Pour pouvoir financer les frais de déplacement et d'hébergement des 65 musiciens, le Colonel Casso s'est tourné vers Vincent Bastide, PDG de Bastide Médical. "Du fait des contraintes techniques et financières de l'organisation, sans le soutien de Bastide Médical, on n'aurait pas pu organiser ce concert", a tenu à souligner le patron des gendarmes. Le chef d'entreprise nîmois qui a intégré la réserve citoyenne de la gendarmerie il y a quelques mois n'a pas hésité à participer à cette opération, "la notion de service est très profondément ancré dans nos valeurs donc c'était légitime de nous impliquer et puis le Colonel Casso est venu me rendre visite quand j'étais dans une position difficile après mon agression."
Vincent Bastide : "Je ne vais pas quitter Nîmes"
La date du concert, le samedi 4 avril, n'a pas été choisie au hasard. Elle coïncide avec le tournoi de tennis UTS que Bastide Médical organise dans les arènes de Nîmes les 3 et 4 avril. "On s'est posé la question de faire le concert dans les arènes mais la production en plein air pose beaucoup de contraintes", précise le commandant Casso. "Mon rêve aurait été que la Garde républicaine vienne jouer à l'UTS mais ce n'est pas possible pour des raisons techniques et des associations d'images", complète Vincent Bastide.
Le PDG de Bastide Médical en a profité pour rappeler son attachement au territoire, "j'ai ce besoin de m’impliquer autrement sur mon territoire. Je ne vais pas quitter Nîmes. Ce n'est pas une réflexion que je mène, ça aurait pu m'arriver ailleurs. Je ne tire pas de conclusions particulières. Je garde ce sentiment profond d’attachement à cette ville." Le samedi du concert, les écoles de musique nîmoises auront l'opportunité de venir assister aux répétitions de la Garde républicaine.