Publié il y a 1 h - Mise à jour le 13.02.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 111 fois

MUNICIPALES À Nîmes, l’ex-ministre Benoît Hamon mise sur Vincent Bouget

Benoît Hamon visite la Scop (Société coopérative et participative) ​​​​​​​Le Marmiton

Benoît Hamon visite la Scop (Société coopérative et participative) Le Marmiton 

- Coralie Mollaret

L'ancien ministre et ex-candidat à la présidentielle s'est déplacé, ce vendredi, à Nîmes, pour soutenir le candidat de la gauche unie (hors LFI), Vincent Bouget. Nouveau président de l’ESS (Économie sociale et solidaire), Benoît Hamon est particulièrement sensible à son projet. 

Chez Le Marmiton, voilà un an que les 26 salariés, dont 12 associés, se sont lancés dans l’aventure de l’économie sociale et solidaire. « À l’époque, nous étions en redressement judiciaire. C’est grâce à une rencontre fortuite que nous avons décidé de lancer une Scop (Société coopérative et participative) », se souvient Arnaud Salle, le gérant élu pour quatre ans. Spécialisé dans la réalisation et le portage de repas, Le Marmiton concocte chaque jour 450 repas envoyés dans plusieurs départements (le Gard, l’Hérault, le Var). Leur local est situé sur l’ancienne zone franche dans le quartier de Valdegour. « Nous cherchons à déménager pour trouver environ 400 m2 de locaux plus grands et fonctionnels », poursuit le gérant.

Des décisions « plus tempérées et avisées » 

Venu à Nîmes apporter son soutien à Vincent Bouget, Benoît Hamon questionne le gérant sur l’ambiance au travail. « Elle est très conviviale. Tout le monde s’est serré les coudes », atteste Arnaud Salle. Benoît Hamon vulgarise : « Les entreprises de l’ESS sont des entreprises privées, classiques, qui ont des particularités les distinguant de l’économie conventionnelle. » La première : « L’argent ne part pas sous forme de dividendes aux associés, qui en font ce qu’ils veulent. Il reste dans l’entreprise. » La seconde : « Les décisions ne sont pas prises par celui qui a le plus investi. Dans une Scop, une personne égale une voix. Du coup, les décisions sont plus tempérées, plus avisées. L’avenir d’une société ne repose pas sur la seule volonté du chef d’entreprise. »

Chiffres à l’appui, Benoît Hamon souhaite casser quelques idées reçues : « L’ESS a représenté en 2025 381 milliards d’euros, quand les start-up ou l’industrie de la Défense, selon les chiffres de la Banque de France, représentent respectivement 25 et 40 Mds. » Sur la question des aides publiques : « L’ESS est loin d’être sous perfusion. La Cour des comptes a compté 7 % d’aides publiques pour l’ESS, contre 14 % pour les entreprises conventionnelles. » Enfin, Benoît Hamon rappelle que Nîmes « est l’un des berceaux du coopérativisme en France avec Charles Gide. Une histoire qui peut se décliner en un avenir très prospère. » C’est donc « sans hésitation » que Benoît Hamon est venu soutenir la démarche de Vincent Bouget à Nîmes : « Même si personne n’ignore ma proximité avec la gauche, je l’ai fait parce que son projet est en phase avec ce que je fais maintenant : représenter et défendre l’économie sociale et solidaire. »

Achats publics, école de la coopération, gestion des halles…

À un mois des municipales, ce déplacement est un soutien à la démarche de Vincent Bouget. D’ailleurs, Benoît Hamon précise : « Je ne connais pas le maire actuel (Jean-Paul Fournier, ndlr). Je ne vais pas l’accabler. En revanche, je n’ai jamais entendu parler de cette ville par l’ESS, sinon par des acteurs privés… » Dans son programme, Vincent Bouget, lui, promet de soutenir ce secteur : « On peut réorienter l’achat public sur des critères sociaux et environnementaux. Ça se fait dans certaines collectivités. » Sur la formation, « nous avons l’ambition de faire de Nîmes un territoire pionnier », ce qui pourrait passer par la création d’une École de la coopération « permettant d’aider les structures dans leur création et développement. »

Enfin, la gestion des halles pourrait, en cas d’élection de Vincent Bouget le 22 mars prochain, se faire par le prisme de l’ESS en créant une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) : « Ce type de projet permettrait à tout le monde de se sentir respecté. Aujourd’hui, il y a un problème sur le mode de gouvernance des halles. Les AOT (Autorisations d’occupation temporaire) du domaine public seront relancées en 2030 après les travaux. Sauf que les étaliers ne savent rien du projet… Certains sont inquiets, certains se sont endettés… Ils ont peur d’être mis dehors. »

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Coralie Mollaret

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio